Archive pour la catégorie 'poemes'

Il fait beau aujourd’hui

 

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Il fait beau aujourd’hui

Bien sûr que la vie est remplie de misères,
Je n’ai jamais dit le contraire.
Je sais que j’en ai eu ma part à éteindre
Et que j’ai mille raisons de me plaindre.
Contre moi vents et orages se sont unis;
Et combien de fois le ciel a été gris !
Les épines et les ronces m’ont piqué,
À gauche, à droite, et ailleurs aussi.
Mais, pour dire toute la vérité,
Fait-il assez beau aujourd’hui !

À quoi sert de toujours brailler
Et de rabâcher les soucis d’hier ?
À quoi sert de ressasser le passé
Et, au printemps, de parler de l’hiver ?
Un chacun doit avoir ses tribulations
Et mettre de l’eau dans son vin.
La vie n’est certes constante célébration.
Des soucis ? Bien sûr, j’ai eu les miens.
Mais il faut bien le voir aussi :
Il fait diablement beau aujourd’hui !

C’est aujourd’hui que je vis,
Et non pas il y a un mois.
T’en as, t’en as pas, tu donnes et tu prends
Selon qu’en décide le moment.
Hier, un nuage de chagrin
A bien assombri mon chemin.
Demain, il pleuvra peut-être
À casser les carreaux de fenêtres,
Mais faut le dire, puisque c’est ainsi :
Fait-il assez beau aujourd’hui !

Douglas Malloch

Ou l’amour va-t-il se nicher ?

 

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Monsieur crapaud sur un nénuphar perché,

Jouait du violon un beau  jour de printemps,

Miss grenouille écoutait enchantée,

La mélodie qui s’échappait de l’instrument.

 

Le temps était-il venu de convoler en justes noces ?

Ou bien n’était-ce qu’un rêve apporté par le vent ?

Nul ne pouvait répondre  en ce printemps précoce,

Le cours d’eau emportant les mots en dérivant.

 

Qu’auriez vous fait à la place de la belle ?

Passé votre chemin ou répondu à l’appel ?

L’histoire ne dit pas ce qui s’est passé,

Espérons seulement qu’ils se sont aimés.

Yaël

Aujourd’hui : « Allô, j’écoute ? »

 

 

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Trouvé sur « ARTIPS »

Aujourd’hui : « Allô, j’écoute ? »

Où l’on découvre que le téléphone peut être un outil subversif.

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En 1968, le poète John Giorno est au téléphone, il s’ennuie. La conversation s’éternise.

Lassé, il se dit : « Au lieu de ce bavardage stupide, ce pourrait être un poème. » C’est ainsi que naît l’idée de Dial-A-Poem (Appelle un poème).

Cette œuvre ne se regarde pas, elle s’écoute ! Car Dial-A-Poem est… un service téléphonique. En composant un numéro, l’usager peut écouter des chansons, des discours et des poèmes, lus par 250 artistes proches de Giorno.
Ce dernier a une grande ambition : il veut rendre la poésie accessible au plus grand nombre.

Quoi de mieux que le téléphone, ce média de masse, pour toucher facilement la population ?
De plus, dans cette Amérique conservatrice, le téléphone est le canal parfait pour contourner la censure. Les usagers peuvent écouter en toute liberté les poésies radicales choisies par Giorno. Un véritable espace de subversion !

Dès son ouverture, le service téléphonique fait scandale. Il est aussi très populaire : ironiquement, c’est pendant les heures de bureau que les appels sont les plus nombreux…

Dial-A-Poem est même victime de son succès. A la suite d’un article élogieux dans leNew York Times, des millions de personnes tentent d’appeler pour écouter un peu de poésie. Le standard est alors complètement saturé et John Giorno reçoit même un message de la compagnie téléphonique menaçant de couper la ligne !

Pour Giorno, qui veut propager la poésie comme un virus, c’est mission accomplie.

Aujourd’hui, l’œuvre renaît le temps d’une exposition. Une ligne téléphonique a même été activée pour que tous puissent en faire l’expérience.

Alors, envie d’un peu de poésie ?

Publié dans:poemes |on 4 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Pourquoi maman ?

Chaque année, la fête des mères revient et je vois fleurir un peu partout , de merveilleux hommages à celles qui ont su vous donner amour et tendresse.

 

La petite fille que j’étais n’a hélas pas d’aussi jolis souvenirs à vous conter car son enfance  est un désert dans lequel elle s’ennuyait à mourir et pour combler le vide, elle  n’avait que les rêves pour lui  tenir compagnie.

 

Comme chaque enfant, elle a grandi, cherchant chez les personnes rencontrées un peu de l’amour dont elle avait été sevrée et à la place, elle n’a récolté que promesses  vite envolées et pendant des années, elle en a beaucoup voulu à celle qui n’avait pas su l’aimer.

 

Et puis un jour, le voile s’est déchiré car devant ses échecs répétés, elle a enfin compris  que savoir aimer est un art qui n’est pas donné à tout le monde.

 

Alors  à cette mère qui est partie depuis longtemps, elle a adressé ce poème lui demandant pardon, à sa façon, de ne jamais avoir pu lui dire « je t’aime »

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Pourquoi Maman ?

Dans ta tenue bien propre je te revois,

Lèvres pincées, regard dirigé vers moi,

Et j’attends la claque qui va tomber

Pour une faute commise, laquelle ? je ne sais pas.

Pourquoi maman ne m’as tu pas parlé ?

Pour fuir ce monde dans lequel je suis née,

Des rêves à la pelle je me suis inventés,

Rêves tous plus beaux les uns que les autres,

Mais qui me tenaient loin de la réalité.

Pourquoi maman ne m’as tu pas expliqué ?

Lorsque plus tard j’ai fait mes premiers pas,

Dans la vie d’adulte que je ne connaissais pas,

Toutes les erreurs possible je les ai commises,

N’ayant aucune idée des choses permises.

Pourquoi Maman n’étais tu pas à mes côtés ?

J’ai eu moi aussi deux beaux enfants,

Deux fils a qui je voulais tout donner,

Tout ce que je n’avais pas eu,

Tout ce qui me manquait.

Pourquoi Maman n’ai-je pas réussi ?

C’est peut-être pour cela qu’alors j’ai compris,

Qu’être mère est une très lourde charge,

Qu’on mêne rarement à bien quel que soit notre âge,

Et que ce savoir n’est jamais acquis.

Depuis longtemps déjà tu es partie,

Et comme nous n’avons jamais pu nous parler,

Toutes ces choses je ne te les ai pas dites,

Et aujourd’hui je voudrais te crier :

Je t’aime Maman. !Yaël

 poème écrit en mai 2011  pour la fête des mères

Publié dans:émotion, ma vie, poemes |on 31 mai, 2015 |Pas de commentaires »

les halles (poème)

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Claude Adrien Marmet

LHERMITTE LÉON-AUGUSTIN, LES HALLES, 1895

Les Halles de Paris croulaient sous la mangeaille,
Au bonheur de ces gros très fiers d’être bourgeois,
Faisant rimer la vie avec leur estomac
Tout prêts à se goinfrer de toute cochonnaille.

Le seul désir était de bien faire ripaille,
Avec pour référent Maître Gargantua ;
Seul, le ventre existait, le cœur ne comptait pas,
La foule ressemblait à un champ de bataille.

Le Monstre sévissait, vil et sans compassion
Pour les désargentés, dans chaque pavillon,
Ces maigres affamés par le Second Empire.

Dans leur prospérité, belles et bien en chair,
Les femmes de haut rang avaient même eu l’air
De dire, d’un fluet, qu’il n’y a rien de pire…

Claude Marmet
Jeudi 29 Janvier 2015
Toile éponyme de Léon Augustin LHERMITTE, 1895
Cette toile m’a été offerte par mon amie Hélène PFAYE
Merci Hélène !

Léon Augustin LHERMITTE est un arrière grand père de Thierry Lhermitte, acteur.
Pour écrire ce poème, je me suis inspiré du roman bien connue d’Emile ZOLA, « Le Ventre de Paris ».

Le Ventre de Paris est un roman écrit par Émile Zola et publié en 1873. L’action se passe pour l’essentiel aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870, énorme bâtiment à structure métallique dans lequel les murs sont remplacés par des Halles. Zola en fait dans son roman une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l’alambic dans l’Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine.
Les membres de la famille des Rougon-Macquart ne jouent pas un rôle essentiel dans le roman : Lisa Macquart, la sœur de Gervaise (voir l’Assommoir), mariée à un nommé Quenu, y est une charcutière ; on voit aussi apparaître sa fille, Pauline Quenu, qui sera l’héroïne de La Joie de vivre, et surtout Claude Lantier, son neveu, jeune peintre, futur héros du roman l’Œuvre.

 

Publié dans:poemes |on 30 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Le vieil homme grincheux

 

Quand ce vieil homme est finalement décédé dans la salle d’hôpital gériatrique d’un foyer de soins infirmiers dans une ville australienne, on a cru qu’il n’avait plus rien.

Plus tard, quand les infirmières fouillaient à travers ses maigres biens, elles ont trouvé ce poème. Sa qualité et son contenu impressionnèrent tellement le personnel, que des copies ont été faites et distribuées à chaque infirmière à l’hôpital.

Le poème unique du vieil homme a depuis été publié dans les éditions de Noël des magazines dans tout le pays et est apparu dans des magazines consacrés à la santé mentale.

Ce vieillard, avec rien à donner au monde, est maintenant l’auteur de ce poème « anonyme » célèbre sur internet…
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«Le vieil homme grincheux »

«Que voyez-vous, infirmières?…Que voyez-vous ?
À quoi pensez-vous… quand vous me regardez ?
À un vieil homme grincheux…pas très sage.
Habituellement incertain… avec les yeux lointains ?
Qui évite sa nourriture… et qui ne répond pas.

Quand vous dites à haute voix… « Je veux que vous essayiez! »
Qui ne semble  pas remarquer… les choses que vous faites.
Et qui perd toujours… une chaussette ou un soulier ?
Qui, résistant ou non… vous permet de faire ce que vous voulez,
Me lavant et me nourrissant… longue journée à remplir ?

Est-ce à quoi vous pensez?…Est-ce ce que vous voyez

Alors ouvrez donc vos yeux, infirmières… vous ne me regardez pas,

Je vais vous dire qui je suis… pendant que je suis bien assis ici,
Pendant que je fais ce que vous voulez… que j’ai mangé à votre volonté,

Je suis un jeune enfant de dix ans… avec un père et une mère,
Des frères et sœurs… qui s’aiment les uns les autres,
Un jeune garçon de seize ans… avec des ailes au lieu des pieds,
Rêvant que bientôt… une amoureuse je rencontrerai.
Un mari maintenant à vingt ans… mon cœur fait un bond.
Me rappelant les vœux… que j’ai promis d’honorer.
À vingt-cinq ans, maintenant…j’ai un fils à moi,
Qui a besoin de ma guidance… et d’un foyer heureux et sécurisant.
Un homme de trente ans… mon fils maintenant grandit vite,
Liés l’un à l’autre… avec des liens faits pour durer.
À quarante ans, mon jeune fils… a grandi et est parti,
Mais ma femme est à côté de moi… pour s’assurer que je ne pleure pas.
À cinquante ans, une fois de plus… les bébés s’agrippent à mes genoux,
Encore une fois, nous connaissons l’enfance… ma bien-aimée et moi.

Les jours sombres sont sur moi… ma femme est maintenant morte.
Je regarde l’avenir…je frémis d’effroi.
Pendant que mes enfants élèvent… des jeunes qui leur sont propres,
Je pense aux années… et à l’amour que j’ai connu.
Je suis maintenant un vieil homme… et la nature est cruelle,
Faite pour rendre la vieillesse… avoir l’air stupide.
Le corps s’émiette… la grâce et la vigueur, parties.

Il y a maintenant une pierre… où autrefois j’avais un cœur.
Mais à l’intérieur de cette vieille carcasse… un jeune homme habite toujours,
Et de temps à autre… mon cœur battu se gonfle.
Je me souviens de la joie…je me souviens de la douleur,
Et j’aime et je vis… la vie encore une fois.
Je pense aux années, trop peu nombreuses… passées trop vite,
Et j’accepte le fait austère… que rien ne peut durer.

Alors ouvrez vos yeux, les gens… ouvrez et voyez,
Pas un vieil homme grincheux, regardez de plus près, voyez…Moi !»

Publié dans:Non classé, poemes |on 17 novembre, 2013 |2 Commentaires »

enfant de la guerre

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J’ai 4 ans…
Mon seul but est de vivre.
Pourtant, je dois mourir…
Jamais je n’aurais 5 ans.

J’ai 4 ans…
Je serai fusillé.
Je n’aurais guerre connu la liberté.
Pourtant, je ne suis qu’un enfant.

Quatre ans, c’est grand…
Mais ça ne dure pas longtemps.
Je voudrais connaître le soleil
Pour qu’il m’émerveille.

Pourquoi la guerre ?
Pourquoi faire mourir ma terre ?
Pourquoi avoir tant de peur ?
Pourquoi n’ai-je pas le droit au bonheur ?

Je ne suis qu’un pauvre enfant…
Qui, un jour, aimerait être grand ?
Jamais je ne pourrais être un goéland….
Seulement un ancien combattant.

Demain, je serai fusillé…
Demain, je serai mort…
Mon amour de vivre sera tué…
Mon être ne sera qu’un ancien trésor.

J’ai seulement 4 ans…
Je te dis adieu…
Adieu, ma maman…
Est-ce qu’après…

Je serai encore malheureux ?

Adieu, mes amis…
Adieu, la vie…
Adieu les fleurs…
Adieux le bonheur.

Je suis né…
Est-ce pour être fusillé?
Lorsque je serai mort…
Vont-ils avouer qu’ils ont eu tort ?

Mon cœur a tant de choses à dire…
Pour quelle raison doit-il mourir ?
Il n’a pas fini de grandir
Mais il a encore son sourire.

J’ai 4 ans…
Jamais je n’aurai 5 ans
Mes yeux cependant ont mille ans
Car ils en ont vu tant… pour un enfant.

Adieu maman !
Adieu papa !


Ça y est, tout est terminé
Ma vie vient de m’être enlevée.
Eh oui ! Je viens d’être fusillé !

J’ai pleuré, supplié…
Hélas, ils ne m’ont pas écouté.
Je n’avais que 4 ans…
Adieu maman !

K.B.

extrait de chez Maya

Publié dans:poemes |on 8 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Il s’appelle Gaston Couté

Il s'appelle Gaston Couté dans poemes

 

Gaston Couté, né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911, est un poète libertaire etchansonnier français.

Gaston Couté est le fils d’un meunier. Avant le baccalauréat, il quitte l’école, qu’il détestait. Il est employé comme commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d’Orléans, puis travaille pour un journal local, Le Progrès du Loiret. Il commence à publier ses poèmes, dont certains sont composés en patois beauceron, dans des feuilles locales. Il a l’occasion de les faire entendre à une troupe d’artistes parisiens en tournée. Ayant reçu quelques encouragements, il se décide, en 1898, à monter à Paris. Il a dix-huit ans.

Après quelques années de vaches très maigres, il obtient un certain succès dans les cabarets.

La fin de sa vie allait  être difficile : la tuberculose, l’absinthe, la privation… Il meurt vingt-quatre heures après avoir été conduit à l’hôpital Lariboisière.

Il est inhumé au cimetière de Meung-sur-Loire où un musée lui est consacré.

Extrait de wikipédia

GUEUX

Un soir d’hiver, quand de partout,
Les corbeaux s’enfuient en déroute,
Dans un fossé de la grand’route,
Près d’une borne, n’importe où
Pleurant avec le vent qui blesse
Leurs petits corps chétifs et nus,
Pour souffrir des maux trop connus,
Les gueux naissent.

Pour narguer le destin cruel,
Le Dieu d’en haut qui les protège
En haut de leur berceau de neige
Accroche une étoile au ciel
Qui met en eux sa chaleur vive,
Et, comme les oiseaux des champs,
Mangeant le pain des bonnes gens
Les gueux vivent.

Puis vient l’âge où, sous les haillons,
Leur coeur bat et leur sang fermente,
Où dans leur pauvre âme souffrante,
L’amour tinte ses carillons
Et dit son éternel poème ;
Alors blonde fille et gars brun,
Pour endolir leur chagrin
Les gueux s’aiment !

Mais bientôt, et comme toujours,
- Que l’on soit riche ou misérable -
L’amour devient intolérable
Et même un poison à leurs jours,
Et sous tous leurs pas creuse un gouffre :
Alors, quand ils se sont quittés,
Pour les petits qui sont restés
Les gueux souffrent !

Et, quand le temps les a fait vieux,
Courbant le dos, baissant la tête
Sous le vent qui souffle en tempête,
Ils vont dormir un soir pluvieux,
Par les fossés où gît le Rêve,
Dans les gazons aux ors fanés,
Et – comme autrefois ils sont nés -
Les gueux crèvent !…

GASTON COUTE

Publié dans:poemes |on 21 mai, 2013 |Pas de commentaires »

Le jour où je me suis aimée pour de vrai

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« Le jour où je me suis aimée pour de vrai »

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompée.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé
et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent,
là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimée pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon coeur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.

Kim McMillen

Publié dans:poemes |on 18 mai, 2013 |Pas de commentaires »

« SI » de Rudyard kipling

 

 

SI

Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mo ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,

Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

 

Rudyard Kipling 

Publié dans:poemes |on 22 février, 2013 |Pas de commentaires »
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