Archive pour la catégorie ''

Les aventures de Nénesse – 4ème partie

 

 

 

ENCORE EN VOYAGE 4-ème partie

 

aapuceron 

 

Décidément, dans cette famille, on voyage beaucoup, les problocs sont encore partis pour le week-end, fêter les 60 piges du Beauf.

 

Nous, les pucerons, nous habitons sur le balcon, parmi les fleurs et plantes qui s’y trouvent et ma foi, on y est bien sauf que quand la maison est vide,…. on visite.

 

Nous sommes dans le salon, en colonne par un, et nous nous dirigeons vers…. Le frigo pour commencer, car par des petits trous dans le caoutchouc, nous pouvons pénétrer dans cet endroit de délices. Voyons, qu’avons nous au menu ? : salami, paella, crème anglaise, rien que du tout bon que nous allons nous empresser de goûter.

 

Voilà, le festin est achevé, nous avons failli perdre la cousine « pupuce » qui était tombée dans le gaspatcho, nous avons fait la chaine et nous l’avons tirée de ce mauvais pas.

 

Enfin  sortis, nous allons dire bonjour aux acariens  qui se  sont installés dans les coussins du  vieux fauteuil  et ont commencé à faire de ceux-ci une très belle dentelle que nous admirons au passage.

 

Avant de rentrer dans notre maison, nous faisons un crochet par le bocal d’Archibul qui tourne en rond comme un con, nous, on tourne dans le sens inverse comme ça, on peut le saluer à chaque passage.

 

Enfin chez soi, après une journée pantagruélique !, c’est bon de se délasser sur nos feuilles et fleurs respectives, goutant la fraicheur qui commence à nous envahir et admirant le ciel qui se couvre d’étoiles.

 

Demain, nouvelle sortie : la chambre de GP, « le Glandeur Professionnel » là, c’est la grosse bouffe, puis la bibliothèque où quelques feuilles des meilleurs livres de l’année seront appréciées à leur juste valeur, un petit coucou à Nénesse le robot qui sera comme d’habitude affalé sur le canapé, sirotant sa petite bière et pour finir, direction : « le bercail » avant le retour de Marcos et de Mémère qui, selon leur bonne habitude, vont se précipiter sur l’ordinateur, lui, soi disant pour travailler, elle pour aller papoter avec ses copines.

 

Avant de vous quitter, une bonne nouvelle : la semaine prochaine ils partent de nouveau alors, à nous la belle vie

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 28 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

les aventures de Nénesse – 3ème partie

 

ENCORE UN AUTRE JOUR 3EME PARTIE

 

 

 aacarien

 

C’est nous les Acariens qui revenons de loin

 

Oui, on pourrait bien chanter cela avec ce qui vient de nous arriver :

 

Figurez-vous qu’on était entrain de déguster la moquette à une heure ou en général il n’y a personne « at home » quand tout à coup, un bruit de clé dans la serrure…. Des pas dans le corridor…. Et au beau milieu du salon, juste là où nous nous trouvions, on dépose sur le bureau, un machin immense.

 

Nous on s’est dit : on va attendre et voir de quoi il retourne, c’est peut être bon à bouffer ce nouveau truc. Marcos cherche les ciseaux… les trouve…. Coupe les ficelles…. Déballe l’engin ma fois pas trop moche : grand, élancé, ressemblant à un miroir mais…. Qui s’allume ; la dessus la patronne arrive, pousse des cris, se pame, bizouille son mari partout ; le GP alarmé par tout ce vacarme  ramène sa fraise, et les voila tous les trois figés comme des statues devant …. Mais devant quoi au fait ? nous, on voyait plus rien, les baskets, les pantoufles et les escarpins nous bouchaient la vue, en plus ils étaient tous là à nous piétiner la tronche.

 

Enfin le calme est revenu quand le plus fort des trois est arrivé à s’emparer de la chaise pour s’installer devant « la chose »eh oui !, un écran flambant neuf trone à la place de l’ancien et attention hein ! le top des tops qui a dû couter bonbon.

 

- Tout ça pour vous dire que :

 

- Nenesse n’est plus puni,

 

- Archibul bloubloute tranquilement dans son bocal

 

quant à nous, on a déménagé, on a trouvé un coin plus tranquille ;  on s’est posés sur  les coussins moelleux d’un fauteuil sur lequel personne ne s’asseoit jamais comme ça on va pouvoir vivre en paix jusqu’à ce que « Mémère » se ramène avec son aspirateur pour nous chasser, sauf que là ! elle va avoir une surprise la vioc : l’aspi…., y marche plus.

Lien de l’article précédent :

http://http-lebricabracdeyael-publicoton-fr.publicoton.fr/les-aventures-de-nenesse-2eme-partie-511428

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 27 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

les aventures de Nénesse – 2ème partie

 

aaarchibul

UN AUTRE JOUR

 

Salut, c’est moi le poisson rouge « Archibul »qui prend la relève  car Nenesse, le robot, est puni. Il a été surpris entrain de cafter et cela n’a pas plu ; jusqu’à nouvel ordre il est affecté aux vidages des poubelles et à l’épluchage des patates et comme on lui a ajouté le rangement de la chambre de G.P . il est occupé « full time ».

 

Les boss se sont dit : un poisson ça ne parle pas ! (tu parles Charles)et depuis la punition de mon pote, je suis promu l’esclave de service, mais comme Nénesse maugrée tout le temps et commente ce qu’il voit moi, pas sourd, j’enregistre ce que j’entends et étant affublé d’une soit disant  incapacité de communication, je peux y aller en toute tranquillité, jusqu’à ce qu’ils trouvent le coupable, j’ai le temps de voir venir.

 

L’ordi est sorti du coma, et de la salle de réveil ; on le revisse, le nettoie, l’ huile et il  est  bientôt prêt à remplir de nouveau son office. On l’a muni (sans le dire aux propriétaires) d’une boite de détection  de conneries. Chaque fausse manœuvre effectuée par qui que ce soit, sera notée : la date, l’heure, le nom du fautif, l’erreur commise et vu l’état dans lequel le « malade » est arrivé, on a choisi le grand modèle.

 

Quand je pense que les patrons se prennent pour des cracks !!!!! je rigole d’avance devant la bouille qu’ils ne manqueront pas de faire quand ils auront la liste de leurs conneries devant les yeux.

Par contre, ce que je n’arrive pas à deviner, c’est qui sera de corvée de pluches, du nettoyage des chiottes ; pour la chambre de GP, je sais déjà que les deux adultes se relayeront jour et nuit pour :

1)      ramasser le nutella déposé sur le sol de la chambre avec une cuillère dedans,

2)      jeter les bouteilles de coca ou autres qui ont eu l’obligeance de déposer sur le parquet les dernières gouttes qu’elles contenaient,

3)      Refaire à fond le lit qui ressemble plus à un champ de bataille après la défaite de waterloo qu’à autre chose,

4)      Vider le sac à linge, faire la lessive, et avant de ramener le linge bien plié pour le ranger dans l’armoire,

5)      Vider celle-ci du B….. qu’elle contient, avant d’y introduire les habits propres,

6)      Faire un peu d’ordre sur le bureau tout en touchant le moins possible à ce qui s’y trouve car le jeune  « Monsieur » n’aime pas cela du tout.

7)      Passer l’aspirateur, faire les vitres, changer les rideaux,

 

C’est en gros ce que le pauvre Nénesse devait faire chaque jour et il est à penser que vu l’ampleur du boulot, les tortionnaires lèveront la punition assez vite pour le remettre à ses anciennes occupations.

 

Bon, assez blablaté pour aujourd’hui, je retourne dans mon bocal, je fais celui qui tourne en rond ne sachant pas quoi faire mais en réalité c’est pour ne rien rater de ce qui se passe dans cette baraque

Je reviens dès que possible.  Bloup… Bloup…. Bloup….

Lien de l’épisode précédent : http://http-lebricabracdeyael-publicoton-fr.publicoton.fr/mes-ecrits-mes-oeuvres-tout-moi-quoi-510822

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 26 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Les aventures de Nénesse – introduction et 1ère partie

 

aanenesse

 

Connaissez vous Nénesse ?

 

C’est l’esclave d’une de mes amies, un robot acheté très cher chez « j’vous fais tout pour pas un sou » (car en plus elle est radine).

Pendue des heures au bigophone, elle parle de sa vie, ses déboires et ses malheurs à sa meilleure copine « MOI » et c’est alors que je m’empresse de raconter ses histoires à tout Paris et même plus loin car plus faux-jeton que moi, y a pas !

 

Germaine, qui s’appelle aussi « Mémère » est affublée d’un mari, « Marcos »  petit, gros et chauve qui fait ce qu’il peut pour la satisfaire mais comme c’est impossible, il se contente de l’écouter et de dire amen à tout. Il s’est fixé comme tâche principale, une fois par mois,  de nettoyer le grand bassin pour cyprinidés et autres congénères qui trône dans le salon et pour vous faire comprendre à qui vous avez affaire, sachez qu’il suce, un à un, les petits graviers multicolores du fond de l’aquarium pour leur donner plus de brillance et comme cela donne soif, il s’offre, tout au long du nettoyage (qui prend du temps car l’engin est grand et lui est lent) des petits verres de punch.

 

Bien sûr l’état dans lequel on le  trouve  à la fin de l’épreuve n’est pas très beau à voir mais comme mémère est myope et qu’elle n’écoute que ce qu’elle dit, elle n’a pas encore  remarqué, après plus de 20 ans de cohabitation, que sa moitié à bien du mal à ne pas rouler sous la table les jours de grand nettoyage.

 

Le tableau ne serait pas complet  s’ils n’avaient pas concocté, un soir d’orage, voici 20 ans, un rejeton  appelé GP (glandeur professionnel) qui leur en fait voir de toutes les couleurs : bordélique, menteur, extraterrestre, paresseux, il a tout pour plaire mais ce qui le sauve c’est qu’il a une voix suave et des yeux de velours auxquels personne ne résiste.

 

Le décor étant dressé, voulez vous entrer dans ce capharnaum de luxe, pour « voir de visu » l’étendu du désastre ?

Je vous en prie, passez devant !

Première partie

Bonjour, ici Nénesse le robot (encore) en service.

 

Pendant que les « Boss » sont partis, voici les dernières nouvelles. :

 

G.P. vient de décrocher la timbale ; un permis flambant neuf avec tous les points dessus, la seule question est : pendant combien de temps y resteront-ils ? car il lui a quand même fallu 3 ans ½ pour l’obtenir : La conduite du premier coup, le code après 4 tentatives infructueuses. Le contraire n’aurait-il pas été préférable ??????

 

Sa nouvelle autonomie lui a couté une petite fortune et ce qu’il va en faire risque de ruiner la famille toute entière, mais ne parlons pas des sujets qui fâchent.

 

L’ordi lui est en réparation ; d’après le technicien, il est encore vivant, desossé des pieds à la tête, agonisant sur la table d’opération, entrain de subir plusieurs transplantations, le chirurgien ayant promis que cette fois encore il allait s’en sortir mais a aussi prévenu que la prochaine fois il ne pourrait rien faire pour lui car de ce grand corps malade il a sorti : 

1) des DVD téléchargés illégalement,

2)  des films plus que douteux,

3)  des messages anticonstitutionnels,

4) des dénonciations anonymes, tout ce qui, en général,est incompatible avec une bonne marche de l’appareil et une assurance de longévité.

 

Bien sûr, vous ne direz pas que je vous ai écrit, car dans cette famille, on ne raconte que les belles histoires, celles qui redorent le blason de la lignée, mais si je vous ai dit tout cela, c’est parce que dans le cas où il m’arriverait quelque chose, vous saurez que moi aussi j’ai été maltraité, qu’on m’a obligé à accomplir des tâches incompatibles avec ma probité et ma dignité .

 

Je vous quitte, on vient d’introduire une clé dans la serrure, les tortionnaires sont de retour alors à bientôt (je l’espère). 

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 25 janvier, 2015 |2 Commentaires »

« Papa, t’es là ? Tu m’entends ?

 

 

PAPA, T’ES LÀ ? PAR ELSA WOLINSKI

Créé le 14/01/2015 à 14h50

Le dessin de Zep - © Zep

 0000000000000000000000000000000000000000000000000000Papa-t-es-la-par-Elsa-Wolinski_visuel_article2

« Papa, t’es là ? Tu m’entends ?
Si t’es là, fais-moi signe… Envoie-moi un dessin.
Bon, ben, tu m’entends pas, je m’en doutais un peu.

Depuis que t’es mort, je me dis que tu dois enfin savoir si Dieu existe.

Tout le monde t’imagine dans le ciel, avec des filles à poil, en train de te marrer. Mais, moi, je sais ce que tu fais. T’as dû demander un stylo pour te dessiner une table, des feuilles et une lampe. Et puis, maintenant, tu te dessines un double de maman pour qu’elle soit avec toi, même là-haut. Ah, et puis tu t’es fait un lit pour ta sieste. C’est sacré, la sieste chez Wolinski.

Tu sais, je dors dans ton lit. J’ai d’ailleurs dû asperger ta chambre de mon parfum, ça sentait trop toi. C’est bizarre de me coucher à ta place. Mais je suis bien avec toi, là, dans tes draps. Maman t’avait offert un pantalon, t’as pas eu le temps de le mettre. Au fait, papa, j’en profite, est-ce que je peux te piquer tes pulls en cachemire ?

Papa, le journal ELLE m’a demandé de t’écrire une lettre, mais j’ai pas le temps. Le téléphone n’arrête pas de sonner, et je dois m’occuper de maman. Tu sais, elle s’en sort bien. Elle est très belle, comme à son habitude. Mes sœurs sont là aussi. On se serre les coudes. Et puis, on a des rendez-vous bizarres au 36, quai des Orfèvres pour récupérer tes affaires. J’avais l’impression d’être dans nos fameux polars qu’on aimait tant tous les deux. Et puis, aux pompes funèbres, pour te choisir une urne et un bout de terrain. On n’y pense pas, mais c’est plus difficile de choisir une urne qu’une paire de chaussures Prada. J’aimerais bien garder l’urne avec moi, je te baladerais dans mon sac, je te mettrais à côté de mon lit.

Papa, je me pose la question. Est-ce que t’as souffert ? Parce que c’est ça qui m’angoisse, tu sais. J’ai peur que t’aies eu peur, j’ai peur que t’aies eu mal. Mais ils ne t’ont touché qu’à la poitrine, alors, les bobos, on les voit pas.

T’es beau, tu sais, avec ce drap blanc qui t’enveloppe. T’as même l’air heureux. J’ose pas trop m’approcher, tu m’en veux pas ?
Je voudrais être capable de t’embrasser pour la dernière fois, mais j’y arrive pas. J’ai demandé à la dame de l’Institut médico-légal si on pouvait t’empailler mais elle m’a dit que c’était pas possible.

Papa, on dirait que tu dors.
Mais tu dors pas, t’es mort.
Pour dehors, Wolinski est vivant.
Mais, pour moi, t’es plus là.
Elsa a perdu son papa. »

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 15 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Vouloir et désirer

0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000010847896_10152647573845000_3994711729606920230_n

 

Il est humain de vouloir ce qui nous est nécessaire et il est humain aussi de désirer, non ce qui nous est nécessaire, mais ce que nous trouvons désirable.

Ce qui est maladif, c’est de désirer avec la même intensité le nécessaire et le désirable et de souffrir de son manque de perfection comme on souffrirait du manque de pain.

Le mal romantique, le voilà : c’est vouloir la lune tout comme s’il existait un moyen de l’obtenir. Fernando Pessoa

http://www.citation-du-jour.fr/citations-fernando-pessoa-652.html

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 6 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Déjà à cette époque, il savait

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaacitation

 

André Mage de Fiefmelin (1560 – 1603) est un poète baroque français . De confession protestante , il a vécu à l’ île d’Oléron .

http://www.citation-du-jour.fr/citations-andre-mage-de-fiefmelin-12760.html

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 24 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Jean d’Ormesson, tout en intelligence, malice et humour.

 

JEAN D'ORMESSON, INVITE DE L'EMISSION "ON NE PARLE QUE DE CA...", SUR LE FIGARO.FR

FIGAROVOX/EXTRAITS- L’écrivain s’est plongé dans l’impressionnante fresque de Michel De Jaeghere , «Les derniers jours. La fin de l’empire romain d’Occident». Il médite sur cet événement unique de notre histoire.

 

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2014/10/31/31005-20141031ARTFIG00302-jean-d-ormesson-comment-meurt-une-civilisation.php

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 1 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Les contes de Jacques Salomé

0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000020101209misc_9smBAMbSOSzen

 

Conte de la petite Luciole qui avait toujours peur de quelque chose qu’elle ignorait…

Il était fois une petite luciole très silencieuse, qui disait toujours à sa maman quand celle-ci lui demandait, en voyant son regard triste :

« Mais à quoi penses tu ?

- J’ai peur, j’ai peur… », sans pouvoir en dire plus.

Et comme toutes les mamans, au pays des lucioles, celle-ci voulait tout de suite la rassurer : « Mais, ma chérie, tu sais bien que tu n’as pas besoin d’avoir peur,que nous t’aimons, ton papa et moi, que nous sommes là pour te protéger. Tu vois bien qu’il ne t’est rien arrivé de grave depuis que tu es au monde. Nous sommes là pour t’aider à grandir… »

Alors la petite luciole s’enfermait à nouveau dans son silence, jusqu’à ce que sa maman lui demande à nouveau :

« Mais à quoi penses-tu ? Tu ne me dis jamais rien .

- J’ai peur, maman !

- Mais, ma chérie, tu n’as pas besoin d’avoir peur, je t’ai déjà expliqué cent fois qu’il ne peut rien t’arriver de grave, d’ailleurs ton papa et moi… » etc….

Et la petite luciole redevenait silencieuse. Peut-être que si sa maman avait demandé à sa fille :

« Tu me dis que tu as peur, pourrais-tu, avec l’aide d’un petit objet (ou d’un gros), représenter ta peur, me la montrer ? Comme cela je ne te confondrais plus avec elle ! Je te verrais toi et ta peur à côté de toi et je pourrai enfin l’entendre sans te confondre avec elle. »

Cette mère aurait pu agir ainsi si elle avait su qu’au pays des lucioles il est possible d’aider un enfant grâce à la visualisation, c’est-à-dire en représentant ce dont on parle avec un objet.  Ainsi, en invitant sa fille à choisir un objet symbolisant sa peur, en lui proposant de le mettre à côté d’elle puis en lui demandant : « Et toi, qu’est-ce que tu veux faire pour ta peur ? Est-ce que tu veux la garder ? Est-ce que tu préférerais qu’elle soit à un autre endroit dans ton corps ? Est-ce que tu aurais envie qu’on la jette à la rivière ou qu’on l’enterre auprès d’un arbre ? Est-ce que tu voudrais au contraire en prendre soin car, vois-tu, derrière toute peur il y a un désir à entendre ? »

Cette maman luciole aurait pu apprendre qu’elle disposait de beaucoup de moyens pour aider sa fille. Non pas en faisant pour elle, non pas en la rassurant ou en la surprotégeant, mais en lui proposant de faire avec elle !

Si nous voulons découvrir ce qui peut se passer dans la tête d’une petite luciole, qui prétend avoir une peur qui l’habite, qui la taraude, qui l’envahit parfois au point de mobiliser toutes ses énergies, la visualisation est un bon moyen pour aider à cette découverte.

La plupart des parents ignorent ce qu’il y a dans la tête d’un enfant. Ils imaginent, ils s’inquiètent, ils veulent supprimer le malaise mais comme ils ne sont dans la tête de l’enfant, le plus souvent ils échouent et se sentent impuissants à pouvoir l’aider réellement. Ils ne savent pas non plus quand cette peur est arrivée dans le corps de leur petite luciole. À la suite de quelles rencontres ? À partir de quels événements ? De quelles paroles prononcées au-dessus de sa tête ? De ce qu’elle a pu voir ou percevoir d’un mal-être chez l’un ou l’autre, d’un conflit dont elle se croit la cause ? Une phrase mal interprétée, une dispute peut-être entre ses parents et, à partir de là, la peur est entrée en elle, habitée de pensées douloureuses : « Et si jamais ils se quittaient, si jamais ils divorçaient… qu’est-ce que je deviendrais ? »

Il peut arriver ainsi plein de choses dans la vie d’une petite luciole, tant de choses dont elle ne peut pas parler, justement et paradoxalement par peur d’inquiéter sa mère.

Car peut-être ne le savez-vous pas, au pays des lucioles, certains enfants, même tout petits, protègent leurs parents. Ils se sentent responsables d’eux. Dans leur tête, ils se disent : « Oh non ! Je ne peux pas dire à maman ce qui m’est arrivé, elle risquerait d’en mourir si elle savait… »

Certaines petites lucioles sentent également que leur maman est restée tout au fond d’elle-même une petite fille qu’il faut protéger. J’en connais beaucoup de ces petites lucioles courageuses qui prennent sur elles, très tôt dans leur enfance et tout au long de leur vie, la mission de protéger ainsi leurs parents.

Oui, je crois que la petite luciole à laquelle je pense est une petite fille très courageuse.

Peut-être un jour découvrira-t-elle enfin que derrière toute peur il y a un désir, et qu’elle entendra enfin d’où vient sa peur.

En attendant, j’ai écrit ce petit conte pour elle, rien que pour elle !

Jacques Salomé

000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000330px-Paris_-_Salon_du_livre_2012_-_Jacques_Salomé_-_001

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 28 octobre, 2014 |2 Commentaires »

La théorie de la culotte moche

 

00000000000000000000000000000000000000000000000site-dessin-BD1

 

Connaissez vous « Hellocoton » ? moi oui, j’y ai été inscrite un certain temps, assez longtemps pour y découvrir des blogs  très………….. bien écrits, marrants, intéressants, désopilants comme celui-ci.

Allez y faire un tour afin de vous aérer les neurones, de vous décoincer le boyau de la rigolade, de faire une petite crise de jalousie devant le talent que vous  y découvrirez et que n’avez pas et revenez me dire ce que vous en pensez.

http://www.hellocoton.fr/to/XMSs#http://www.sophielambda.com/theorie-culotte-moche/

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 13 octobre, 2014 |Pas de commentaires »
123456...16

Ni OUI ni NON |
elevator |
freressuricate |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | titinou
| Rakipedia™
| toute en humour