Archive pour la catégorie 'jouer avec les mots – expressions'

expression : Tomber dans les pommes

00000000000000000000000000000000000000000000000000000000000Tombe-dans-les-pommes

Tomber dans les pommes  Perdre connaissance, s’évanouir.

Origine

L’apparition de cette expression est confirmée en 1889, mais l’origine réelle en est inconnue.

Certains ont supposé que les ‘pommes’ étaient une déformation de pâmes (tomber en pâmoison, s’évanouir), mais ce terme n’a plus du tout été employé depuis le XVe siècle et il est donc extrêmement peu plausible qu’une déformation verbale ait pu avoir lieu au XIXe siècle.

L’origine la plus probable, viendrait d’une locution que George Sand emploie dans une lettre à Madame Dupin, dans laquelle elle écrit « être dans les pommes cuites » pour dire qu’elle est dans un état de fatigue avancée, à rapprocher de l’expression être cuit.
Cette locution, peut être influencée par l’ancien se pâmer, aurait donné l’expression actuelle.

Extrait d’expressio

expression : Un apothicaire sans sucre

 00000000000000000000000000000000000000000Apothicaire-Sucre

Personne n’ayant pas les choses nécessaires pour sa profession

Avant que le sucre devînt commun, on ne l’employait guère que comme remède.

Un apothicaire sans sucre était un apothicaire dont la boutique était mal fournie. Cette façon de parler s’applique à tout autre marchand qui n’est pas assorti.

Le plus ancien compte où il soit fait mention de sucre en France, est de l’année 1333. Le sucre fin ou raffiné se tirait de l’Orient par la voie d’Alexandrie ; il était apporté par les Italiens, qui faisaient presque seuls le commerce de la Méditerranée.

Peut-être ceux-ci en fabriquaient-ils chez eux ; car il y a plusieurs témoignages que, vers le milieu du douzième siècle, les Siciliens avaient transporté de leur île des cannes à sucre.

Lorsqu’au commencement du quinzième siècle le prince Henri de Portugal voulut cultiver Madère que ses vaisseaux avaient découverte, il y fit planter des cannes à sucre tirées de Sicile.

De Madère, les Portugais, par la suite, en transportèrent au Brésil : l’Espagne suivit cet exemple ; elle introduisit dans les royaumes d’Andalousie, de Grenade, de Valence et aux Canaries la culture dont nous parlons.

En 1545, Ovando, gouverneur de Saint-Domingue, tira des Canaries une certaine quantité de cannes à sucre qu’il fit planter dans son île. Grâce à la fertilité du climat, elles y prospérèrent tellement, que bientôt leur produit fut une des principales richesses des colons.

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7858

La cause littéraire : Eustache Deschamps

 

13135_854833574587831_7513978974237034314_n

La Cause Littéraire

Passons un peu en notre XIVème siècle, se doulz y faiz ! Voici ce soir l’ami Eustache Deschamps qui nous dict la misère de vieillir. Bele noyt dulz amis !

Je deviens courbes et bossu,
J’ois très dur, ma vie décline,
Je perds mes cheveux par dessus,
Je flue en chacune narine,
J’ai grand douleur en la poitrine,
Mes membres sens jà tous trembler,
Je suis très hâtif à parler,
Impatient ; Dédain me mord ;
Sans conduit ne sais mais aller :
Ce sont les signes de la mort.

Convoiteux suis, blanc et chenu,
Échard, courrouceux ; j’adevine
Ce qui n’est pas, et loue plus
Le temps passé que la doctrine
Du temps présent ; mon corps se mine ;
Je vois envis rire et jouer,
J’ai grand plaisir à grommeler,
Car le temps passé me remord ;
Toujours veuil jeunesse blâmer :
Ce sont les signes de la mort.

Mes dents sont longs, faibles, aigus,
Jaunes, flairant comme sentine ;
Tous mes corps est froids devenus,
Maigres et secs ; par médecine
Vivre me faut ; chair ni cuisine
Ne puis qu’à grand peine avaler ;
Des jeünes me faut baller,
Mon corps toudis sommeille ou dort,
Et ne veuil que boire et humer :
Ce sont les signes de la mort.

Prince, encor je veuil ci ajouter
Soixante ans, pour mieux conforter
Ma vieillesse qui me nuit fort,
Quand ceux qui me doivent aimer
Me souhaitent jà outre mer :
Ce sont les signes de la mort.

Eustache Deschamps (1340-1405)

Eustache Deschamps (né vers 1340 à Vertus en Champagne1 - mort entre le 21 juin 1404 et le début de l’année 1405), de son vrai nom Eustache Morel, est un poète français, qui a notamment contribué à fixer le genre de la ballade et a écrit le premier art poétique en français.

expression : De fil en aiguille

expression  perdre le fils de ses pensées

De fil en aiguille

En passant d’une chose à une autre qui lui fait suite.
De propos en propos, par le jeu naturel des associations d’idées ou de l’enchaînement des faits.

Cette expression n’est pas vraiment récente puisqu’elle est attestée dès 1280 dans « Le roman de la rose ».

Le fil et l’aiguille étaient autrefois des objets et occupations suffisamment typiques de la gent féminine pour qu’ils soient très fréquemment évoqués. On les retrouvait aussi très souvent dans les représentations de ses activités (dessins, tableaux…).
Depuis très longtemps également, le ‘fil’ est un symbole de la continuité (« au fil de l’eau », « au fil des ans »…).

Et ce fil qui, lorsqu’on le suit, finit toujours par mener à l’aiguille dans le chas de laquelle il est passé, est, par métaphore, comparé aux propos qui se suivent, lorsque l’un amène logiquement le suivant, lorsqu’il n’y a pas changement brutal de sujet, lorsqu’une certaine continuité est respectée.

Par extension, on utilise aussi cette expression en l’appliquant à des évènements qui se succèdent de manière logique, sans rupture

Extrait de Expressio

expression :sans bourse délier

 Bourse20argent-forex

Sans bourse délier Sans payer- Sans qu’il en coûte rien.

Origine

En 1690, lorsque cette expression est apparue, les billets de banque n’existaient pas encore en Europe, contrairement à la Chine. Seule la monnaie métallique était en circulation, et l’objet dans lequel on transportait ses pièces était une bourse fermée par un cordon coulissant et/ou noué.

Donc, pour payer quelque chose, il fallait  ’délier’ le cordon de sa bourse afin d’en sortir la monnaie nécessaire.

Il est alors aisé de comprendre que, si on ne déliait pas sa bourse, c’est qu’on ne payait rien, que ce soit parce que l’objet convoité était gratuit ou, fréquemment, volé.

Extrait de Expressio

Les bijoux de la langue française

10928988_1405483106417059_9145914945576338061_n

trouvé sur FB

Laurent Develle

Pour les férus de la langue française, un petit bijou que vous ne connaissiez peut-être pas.

· Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.

· « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ». C’est-à-dire qu’il ne comporte aucun « e ».

· L’anagramme de « guérison » est « soigneur » C’est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres.

· « Endolori » est l’anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.

· « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».

· « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

· Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

· « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle. Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel.

C’est ainsi !

· « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .

« oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles. Eh oui !

expression : tranquille comme baptiste

 

tranquille comme baptisdte

 

« Tranquille comme Baptiste  » Très tranquille, parfaitement serein. Dégagé de tous soucis.

Cette expression ne semble être attestée qu’à partir du début du XIXe siècle.

Elle a toutefois trois origines possibles sans aucun lien entre elles.

La première viendrait du personnage de Baptiste (très souvent aussi nommé Gilles), personnage qui, à cette époque, faisait le niais dans les parades ou les farces, et qui subissait, avec un flegme quasiment britannique, les coups qui lui étaient infligés, à la plus grande joie des spectateurs.

La deuxième serait due à un acteur des premières années de la révolution (celle de 1789, bien sûr), nommé Baptiste, qui jouait parfaitement les niais tout en gardant un calme olympien et faisait rire tout Paris.
Mais dans cette époque très agitée dans toutes les classes de la société et où beaucoup perdaient la tête (au sens propre), les Parisiens qui remplissaient pourtant les théâtres, auraient eu coutume de dire « Ah, quand serons-nous tranquilles comme Baptiste ? »

Une autre viendrait de beaucoup plus loin, puisque ce serait Baptiste, le baptiseur de Jésus qui en serait à l’origine.
Il était en effet décrit par Matthieu et Luc comme un personnage se contentant de très peu de choses[1], et ne se souciant ni du passé, ni du futur.

[1] Vêtu d’un vêtement fait de poils de chameau, il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage, ne mangeait pas de pain et ne buvait pas de vin.

Extrait de Expressio

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 26 février, 2015 |Pas de commentaires »

expression : Tant pis / Tant mieux

10898145_786517211420984_6873981131911490165_n

Tant pis / Tant mieux

C’est dommage, la chose est regrettable / La chose est très appréciable

Origine

Chacun sait que l’expression « au pis aller » ne signifie absolument pas « aller traire la vache ».

En fait, ce pis-la  date du XIIe siècle et vient du latin ‘pejus’, neutre du comparatif ‘pejor’ qui a donné ‘pire’, mot qui dans notre langue actuelle a supplanté ‘pis’ qui était aussi un superlatif de ‘mal’ et qu’on ne retrouve plus que dans quelques expressions.

‘Mieux’ est, bien sûr et depuis bien longtemps également, le superlatif de ‘bien’. La forme ‘melz’ existe depuis 881 ; elle est devenue ensuite ‘mielz’ mais aussi ‘miels’, ‘mialz » ou ‘mieulx’. ‘Mieux’ est attesté dès le début du XIIIe siècle.

Les deux locutions adverbiales, elles, datent du XVIe ou du XVIIe siècle.

Extrait de Expressio

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 21 février, 2015 |Pas de commentaires »

expression : pisser dans un violon

 

 violon_yamaha

« Pisser dans un violon  » Ne servir à rien. Faire quelque chose de complètement inutile, inefficace.

Cette expression s’emploie très souvent dans des formes comme c’est comme si on pissait dans un violon ou bien autant pisser dans un violon ! pour indiquer l’inutilité totale de l’action ainsi qualifiée.

Pisser, mot qui vient du bas latin pissiare (pour « uriner »), n’est considéré comme vulgaire que depuis le XIXe siècle.
Auparavant, son usage était aussi naturel que la fonction elle-même, le mot uriner étant réservé au milieu médical.
De nos jours, dans le langage courant, on ne dit ni uriner, vu comme trop pédant (« Marie-Chantal, j’arrive dans deux minutes, je m’en vais d’abord uriner quelque peu »), ni pisser, trop vulgaire, mais plutôt faire pipi considéré comme acceptable et venu du monde des enfants.

Mais pourquoi une telle association ? Pourquoi un violon au lieu d’un banjo, d’une pelle à tarte ou d’une passoire ?
Telle quelle, l’expression date de la fin du XIXe siècle, et rien ne l’explique vraiment.

Mais Alain Rey suppose que le verbe pisser n’est apparu, par plaisanterie, qu’en remplacement d’un verbe comme souffler ou siffler.

La locution d’origine aurait alors été souffler dans un violon (dont on trouve effectivement une utilisation dans un numéro de l’Apiculteur de 1901), action dont l’inutilité est flagrante lorsqu’on sait que souffler dans une flûte ou une trompette permet effectivement de produire de la musique, mais qu’avec un violon, le résultat devient tout de suite nettement moins probant.

Extrait de Expressio

 

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 15 février, 2015 |Pas de commentaires »

expression : déménager à la cloche de bois

000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000arton1699

Déménager à la cloche de bois

Abandonner discrètement, furtivement son logement.

Origine

Au milieu du XIXe siècle, la première version connue de cette expression était « déménager à la ficelle », cette corde qui permettait de descendre discrètement ses affaires par la fenêtre, puis de passer devant le concierge les mains vides, de manière à ne pas éveiller ses soupçons lorsqu’on voulait quitter les lieux furtivement, sans payer le loyer (sans oublier le lien probable avec ce terme ‘ficelle’ qui autrefois désignait aussi un escroc, un filou).

Parallèlement, on utilisait aussi « à la sonnette de bois » avec exactement le même sens. Bien sûr la sonnette du concierge n’était pas vraiment de bois, sans quoi il n’aurait pas entendu grand monde le demander, mais cette forme indique bien le côté discret du mouvement de celui qui veut s’en aller subrepticement sans risquer d’alerter celui qui pourrait lui demander des comptes.

C’est un peu plus tard, semble-t-il, que la ‘sonnette’, tout petit instrument, a été remplacé par la ‘cloche’, objet plus ostensible (mais tout aussi discret s’il est en bois), marquant ainsi encore mieux le côté furtif de la disparition du locataire.

On dit aussi « déménager sans tambour, ni trompette ». Comme ces deux instruments de musique sont également bruyants, comme une cloche métallique, c’est cette fois leur absence qui permet de quitter les lieux sans se faire repérér.

extrait de Expressio

12345...29

Ni OUI ni NON |
elevator |
freressuricate |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | titinou
| Rakipedia™
| toute en humour