Archive pour la catégorie 'jouer avec les mots – expressions'

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

 

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Les bons conseils :

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.

Un Cartésien se pencha et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».

Un spiritualiste le vit et dit :« Vous avez dû commettre quelque péché».

Un bouddhiste le vit et dit :« C’est votre karma, je compatis».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit: « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons 
pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta :« Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit :« Vous avez de la chance : vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ».

Puis un enfant passa ……..
et lui tendit la main…

(Christelle Heurtault)

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 30 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Expression : avoir l’esprit d’escalier

 

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Avoir l’esprit de l’escalier ou d’escalier

Manquer de répartie.
Ne pas pouvoir ou savoir répliquer sur le moment, mais après coup.

Sauf si vous avez un sens fulgurant de la répartie, il vous est certainement arrivé de vous dire, après coup et en vous donnant tout un tas de noms d’oiseaux, que c’est telle ou telle chose que vous auriez dû rétorquer au malotru ou au brillant esprit qui vous a adressé la parole quelques minutes auparavant.

Et si c’est le genre de réflexion que vous vous faites beaucoup plus souvent que vous n’aimeriez, alors c’est que vous avez l’esprit de l’escalier.

Cela ne veut pas dire que votre esprit ne ‘marche’ pas, mais simplement que vous avez le cerveau lent

D’où vient donc cette appellation ?
Dans son ouvrage « Paradoxe sur le comédien » écrit entre 1773 et 1778, Diderot disait : « …l’homme sensible comme moi, tout entier à ce qu’on lui objecte, perd la tête et ne se retrouve qu’au bas de l’escalier ».

Il voulait dire par là que si, au cours d’une conversation, on lui avait objecté quelque chose, il en perdait ses moyens et ce n’était qu’une fois sorti, arrivé en bas de l’escalier de son hôte (donc trop tard), que la réponse qu’il aurait dû faire lui venait à l’esprit.

L’escalier est ici le symbole de la déception de n’avoir pas dégainé à temps la réplique qui tue et qui met les rieurs de son côté, celle qui permet de briller en société.

Certains attribuent la paternité de cette expression à Jean-Jacques Rousseau dans ses ‘Confessions’. La période est la même, mais si Rousseau déplore bien ce qu’on appelle maintenant son esprit de l’escalier, je n’ai pas trouvé d’extrait où il utilise l’expression telle quelle.

Bien sûr, on pourra objecter qu’on aurait pu aussi l’appeler « l’esprit du couloir » ou « l’esprit du portail », par exemple.

Mais il est probable que c’est la répétition de la même syllabe au début des deux substantifs qui est la cause du choix du lieu.

Extrait de Expressio

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 28 novembre, 2015 |2 Commentaires »

Expression : Etre sans feu ni lieu

 

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Être sans feu ni lieu - Être errant, sans asile

Autrefois, on a employé le mot feu, comme encore aujourd’hui, dans le sens de maison,domicile. Voici un exemple très ancien extrait du livre de Pasquier (1643), intitulé :Recherches sur l’histoire de France (Livre III, chap. 48) : « Ainsi, dismes-nous être sans feu, sans leu, quand nous voulusmes représenter un homme qui n’avait aucun domicile assuré. » Boileau (1660), dans sa satyre VI, où il dépeint la physionomie de Paris, fit à ce sujet les deux vers suivants :

Mais, moi, grâce au destin, qui n’ai ni feu ni lieu,
Je me loge où je puis et comme il plaît à Dieu.

Les Latins disaient : Esse sine laribus et focis, ce que traduit notre proverbe.

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5263

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 25 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Expression : Ce n’est plus le temps où Berthe filait

 

 

 

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Ce n’est plus le temps où Berthe filait ,Pour dire qu’une chose n’est plus de saison, n’est plus de mode, qu’elle est surannée et qu’elle remonte à des temps trop anciens

L’origine de cette expression présente quelque intérêt. Pépin, roi de France, avait épousé, par ambassadeur, Berthe au grand pied, fille de Philippe, roi de Hongrie. Cette princesse, ayant appris que son futur époux était mal fait et de petite taille, montrait quelque difficulté à consentir à ce mariage ; mais, cédant par respect aux volontés de son père, elle finit par se résigner.

 

Elle partit pour la France ; là, entraînée par un écart de jeunesse, elle supplia Elisabeth de Maganza, une de ses dames d’honneur, et qui lui ressemblait parfaitement, de prendre son rôle et sa place et d’épouser Pépin. La supposition était d’autant plus facile, que Pépin n’avait jamais vu Berthe.

 

La suite ici : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7019

Le « tu » ou le « vous »?

 

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Pour les personnes nées bien avant notre époque, le vouvoiement était de rigueur et même si dans les familles modestes on se tutoyait, les enfants savaient « qu’ aux grandes personnes »  aux enseignants et à tout ce qui représentait l’autorité, on disait « vous »

Je fais partie de cette génération pour qui le « vous » est l’équivalent  de respect et de bienséance et c’est pourquoi mes premiers contacts, y compris virtuels, se font avec ces quatre lettres.

Très vite, certains me demandent d’abandonner ce pronom personnel  trop pompeux à leur goût et si je m’y plie, je n’en garde pas moins une certaine appréhension quant à la suite de nos conversations car autant le vouvoiement empêche la vulgarité, autant le tutoiement le permet et même l’invite.

Or, encore une tare de ma génération, la vulgarité, la grossièreté sont des expressions bannies de mon vocabulaire car il dénote pour moi, non seulement un manque de respect et pour celui qui en est la victime mais aussi pour notre belle langue si riche en vocable de toute sorte.

De plus, traiter grossièrement une personne dont on condamne les faits ou gestes, c’est descendre à son niveau donc, ne pas être mieux qu’elle. Et là, on arrive à l’incompréhension totale puisque les antagonistes donnent une définition différente d’un même mot.

Le vouvoiement lui, aurait obligé chacun à faire attention à ce qu’il dit et comment il le dit autrement dit, il est synonyme de « POLITESSE », un savoir-vivre pratiquement disparu  de nos jours.

Publié dans:jouer avec les mots - expressions |on 10 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Expression du jour : Trois (quatre) pelés et un tondu

 

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Trois (quatrepelés et un tondu

Dans une assemblée ou une réunion, très peu de monde, et que des personnes peu considérées, inintéressantes.

Cette expression contient deux informations sur lesquelles il faut se pencher : le nombre de personnes est très réduit et ces personnes sont sans intérêt.

Pour ce qui est du nombre, la compréhension est facile : trois plus un font quatre, ce qui est très peu pour un endroit ou une réunion où l’on s’attend à trouver du monde.

Mais pourquoi ce dédain pour les pelés et le tondu ?

Avant d’avancer dans l’explication, il est bon de savoir que Rabelais, au XVIe siècle, utilisait « trois teigneux et un pelé » et que, si notre expression est apparue à la fin du XVIIIe, on utilisait aussi avant « trois tondus et un pelé », donc toujours des gens mal considérés.

En ancien français, un pelé est, dans un sens métaphorique péjoratif, un avare, une canaille, un miséreux, c’est-à-dire quelqu’un de peu fréquentable.

A ces sens, il faut aussi ajouter plus tard celui qui est pelé parce qu’atteint de ‘pelade’, affection du cuir chevelu faisant craindre aux autres, à tort, un risque de contamination.

Quant au tondu, s’il l’était, c’est parce qu’il avait la teigne, dermatose parasitaire du cuir chevelu (d’où les ‘teigneux’ de Rabelais).

Nous avons donc affaire ici à des gens qui étaient considérés comme malsains ou malpropres et ce sont eux qui ont été choisis autrefois pour, dans notre expression, désigner des personnes sans intérêt, à éviter.

Mais l’histoire ne dit pas pourquoi ce sont ceux-là et pas d’autres comme les pestiférés, les cholériques ou, plus simplement, les pouilleux ou autres ‘morpionneux’ qui ont été retenus.

Extrait de Expressio

 

Quelques une des singularités de la langue française

 

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Pour les férus de la langue française, un petit bijou que vous ne connaissiez peut-être pas.

· Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.

· « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ». C’est-à-dire qu’il ne comporte aucun « e ».

· L’anagramme de « guérison » est « soigneur » C’est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres.

· « Endolori » est l’anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.

· « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».

· « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

· Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

· « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle. Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel.

C’est ainsi !

· « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .

« oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles. Eh oui !

expression : bayer aux corneilles

 

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« Bayer aux corneilles  »

Regarder en l’air, rester sans rien faire.

Le verbe bayer qui signifie « avoir la bouche ouverte » ne doit pas être confondu avec bâiller.
Quant aux corneilles, au XVIe siècle, elles désignaient des objets insignifiants, sans importance. Ce terme pouvait aussi bien désigner l’oiseau (), présent en grande quantité à cette époque, que le fruit du cornouiller ().

Bayer aux corneilles voulait donc dire « rester bouche ouverte à regarder en l’air, contempler ou désirer des choses sans intérêts ».

Extrait de Exprssio

différence entre voir et percevoir

 

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On connait tous sûrement le jeu du téléphone où chacun répète dans l’oreille d’un autre une phrase initiale qui se trouve, en bout de ligne, complètement transformée.

Pourtant, le message initial était clair.

C’est qu’en fait, au-delà de la donnée objective, nous avons tous des filtres qui mettent l’accent sur telle ou telle dimension de ce que l’on voit ou entend.

C’est la raison pour laquelle les témoins d’un accident ne reporteront pas la même chose, même s’ils ont assisté à la même scène.

Est-ce qu’il est important de voir tous la même chose?

Bien sûr que non. Du moins tant et aussi longtemps que l’on ne veut pas à tout prix que notre perception soit la bonne.

Combien de querelles pourraient être évités si l’on acceptait tout simplement que notre réalité n’est pas la même que celle des autres?

Combien de malentendus pourraient être réglés facilement si l’on intégrait enfin qu’on ne voit jamais rien clairement mais uniquement avec nos propres filtres?

Même en utilisant un appareil d’enregistrement des faits, nous n’y verrons pas la même chose au visionnement ou à l’écoute.

Nous ne voyons pas. Nous percevons.

Et, il faut bien le dire, entre voir et percevoir, il y a souvent tout un écart.

En acceptant cela, la perception de l’autre, loin d’être source de conflit, pourrait dès lors devenir source de richesse.

J’enrichirais l’autre de ma perception et il m’enrichirait de la sienne.

Vraiment, entre voir et percevoir, il y a l’écart de la rencontre possible.

Celle où l’on peut se dire mutuellement et humblement: Comment tu vois ça?

expression du jour : casser sa pipe

 

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« Casser sa pipe  » Mourir.

L’origine exacte de cette expression n’est pas véritablement connue.
Elle est employée avec ce sens depuis la fin du XVIIe siècle.

Elle semble apparaître pour la première fois dans les Mazarinades en 1649 () où elle est utilisée au sens d’enrager (crever de rage).

Des personnes ne connaissant pas la présence de l’expression dans les Mazarinades ont essayé d’en placer l’origine postérieurement à leur date de parution.

Voici deux des ‘explications’ proposées :

- Sur les champs de batailles des guerres napoléoniennes, les chirurgiens n’ayant pas d’anesthésiant pour opérer, plaçaient une pipe en terre cuite entre les dents du patient pour qu’il la morde au lieu de crier. Le soldat qui succombait au cours de l’opération laissait tomber sa pipe par terre où elle se cassait.

- Au théâtre, un acteur qui interprétait souvent le rôle de Jean Bart dans une pièce de boulevard, avait toujours une pipe en bouche sur scène pour interpréter ce personnage. Un jour, au cours d’une réprésentation, la pipe est tombée, s’est brisée et l’acteur s’est affaissé, mort.

A vous de choisir celle qui vous plaît le plus, en sachant qu’aucune des deux n’est la bonne.

Extrait de Expressio

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