Archive pour décembre, 2015

Les Pachtounes et l’hospitalité

Les Pachtounes et l'hospitalité dans les évènement qui font l'histoire
Les Pachtounes sont un peuple indo-europeen divisé en plusieurs grandes familles originaire majoritairement du Pakistan et de l’Afghanistan prônant un code d’honneur vieux de 2000 ans nommé « Pachtounwali ».

Ce code repose sur des principes fondamentaux que sont l’hospitalité, l’honneur, le courage, la bravoure, la rigueur, la loyauté, la justice et l’asile. Il se transmet par voie orale d’une génération à l’autre, oblige notamment les hôtes à accueillir et nourrir leurs invités aussi longtemps qu’ils restent, ce qui a été largement appliqué lors des offensives militaires de mai-juin 2009 dans la vallée de Swat, au Pakistan.

Selon le Pachtounwali, une tribu doit protéger tout individu de ses ennemis, quoi qu’il en coûte. Marcus Luttrell est un exemple de l’application de ce code d’honneur. Ce soldat américain a été recueilli par des villageois en Afghanistan alors qu’il était traqué par des Talibans. Cette histoire fut adaptée au cinéma dans le film « Du Sang Et Des Larmes » sorti en 2013.

La pensée du jour : la réalisation de vos désirs

 

 

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« Vous êtes impatient de voir se réaliser ce que vous souhaitez, et vous souhaitez tellement de choses !… C’est naturel, et pourtant, plutôt que d’attendre le jour où vous verrez enfin vos souhaits se réaliser, commencez par bien examiner la nature de ce que vous demandez. Car ce que vous souhaitez finira par arriver, et si vous n’avez pas su ce que vous deviez demander, il n’est pas certain que, le jour venu, vous ayez vraiment de quoi vous réjouir. Alors, au lieu de vous obstiner en voulant à tout prix que vos prières et vos vœux soient exaucés, posez-vous la question : « Ce que je souhaite si fort apportera-t-il quelque chose de vraiment bon pour moi et pour les autres ? »

Avant de réclamer quoi que ce soit, il faut être vraiment sûr que ce qu’on souhaite est conforme aux lois divines. Si vous en êtes certain, continuez à le souhaiter, et soyez convaincu que cela se réalisera. »

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Publié dans:mystique sagesse |on 30 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Poils et barbes, que d’histoires

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Barbes et moustaches ne datent pas d’hier, parures oh combien viriles de ces messieurs, singularité de certains, refus d’être comme tout le monde pour d’autres, elles ont, au cours des temps, subit lissage, polissage, gominage, lustrage afin de plaire et parfois aussi de cacher un complexe impossible à avouer.

La suite ici :  http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=2082&ID_dossier=425

Publié dans:les évènement qui font l'histoire |on 29 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

La pensée du jour : Plaire au public – le danger d’y perdre son âme

 

 

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« Si l’on a vraiment besoin d’être compris et apprécié des autres, il est préférable de bien choisir ceux dont on souhaite avoir l’estime. Vous direz : « Oh, nous savons cela. » En êtes-vous si sûrs ? Êtes-vous sûrs que, pour vous attirer l’approbation des gens ou leurs applaudissements, vous ne faites jamais rien contre la justice et la bonté ?

Quand vous vous associez à des critiques et à des moqueries, que faites-vous ? Au fond de vous-même, vous savez bien que ces critiques et ces moqueries sont souvent exagérées, mais afin de plaire aux autres, non seulement vous riez mais vous y ajoutez même votre grain de sel.

Et dans les domaines artistique et politique, combien se laissent aller à des compromissions pour avoir du succès !

Être apprécié des sages, ce n’est pas intéressant, ils sont si peu nombreux ! On n’a là qu’un maigre public ou très peu de voix aux élections.

Mais cela vaut-il la peine de s’avilir pour ce genre de succès ? »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Publié dans:mystique sagesse |on 28 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

L’écoute est une chose rare.

 

 

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-Soyez attentifs à ce que l’on vous dit car l’écoute est une forme de politesse,
-Ne coupez pas la parole mais écoutez jusqu’au bout,
-Faites preuve de gentillesse dans vos réponses,
-Ne cherchez pas toujours la confrontation avec celui qui est en face, mais plutôt un moyen de comparer des idées différentes qui, bien souvent, ont autant de valeur que les vôtres.
Les sujets comme la condition animale, le végétarisme, l’euthanasie des personnes en fin de vie, la religion etc., sont autant de sujets délicats qu’il faut aborder avec détermination certes mais aussi et surtout avec, en fond, une grande humanité et un désir d’expliquer sans froisser.
Yaël
Publié dans:mystique sagesse |on 28 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

L’histoire du vinaigre

 

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Orléans : des vins aigres aux vinaigreries

 

 

Le secret de fabrication du célèbre vinaigre d’Orléans est lié à l’histoire de la navigation sur la Loire. À l’époque de la marine à voile, le tracé de la Seine ne permettait pas de relier Paris aux vents portants. C’est donc sur les quais d’Orléans, ville fluviale et portuaire, que s’entassaient, pour alimenter la capitale, denrées et marchandises, et notamment des barriques de vin.

En ce temps-là, le vignoble d’Orléans s’étend de Chécy jusqu’à Meung-sur-Loire : ce sont 1500 ha de vigne qui alimentent la cour des rois de France. On va ensuite faire transiter du vin en provenance d’aurtes régions. Mais le vin qui restait un peu trop longtemps à quai se transformait en vin aigre.

 

La suite ici : http://www.france24.com/fr/20151113-vous-etes-ici-vinaigre-orleans-vin-loire

Publié dans:les évènement qui font l'histoire |on 27 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

la pensée du jour : États psychiques – sont provoqués par des entités que nous avons attirées

 

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« L’univers psychique de l’être humain est peuplé de créatures invisibles. Ses sensations de bien-être et de joie ainsi que ses souffrances et ses chagrins lui sont apportés par des entités que ses pensées, ses sentiments, ses désirs ou ses activités ont attirées. Si celui qui souffre d’inquiétude, d’angoisse était clairvoyant, il verrait des êtres grimaçants qui viennent le piquer, le mordre, le griffer, le tourmenter de toutes les façons. Ces êtres, la tradition ésotérique les a appelés les indésirables ; ils s’approchent des humains en se disant : « Ah, cette bonne femme, ce bonhomme-là, ils nous intéressent ! Allons un peu leur faire des misères, ce sera amusant de voir comment ils crient et gesticulent. »


Eh oui, voilà ce qui se passe quand vous êtes malheureux, tourmenté.

Et quand vous ressentez une grande joie, si vous étiez clairvoyant aussi, vous verriez une multitude de créatures ailées accourir auprès de vous, chargées de présents de lumière… Et elles chantent, elles dansent, en laissant sur leur passage des traînées de couleurs chatoyantes et les parfums les plus délicieux. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Publié dans:mystique sagesse |on 27 décembre, 2015 |2 Commentaires »

le train de la vie

 

Trouvé suer FB

L’Ame agit de l’Uni-Vers

 

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Le train de la vie

La vie est comme un voyage dans un train: 
on monte et on descend, il y a des accidents, 
à certains arrêts, il y a des surprises 
et à d’autres, il y a une profonde tristesse.

Quand on naît et qu’on monte dans le train, 
nous rencontrons des personnes et nous croyons 
qu’elles resteront avec nous pendant tout le voyage: 
ce sont nos parents!

Malheureusement la vérité est toute autre.

Eux, ils descendent dans une gare 
et ils nous laissent sans leur amour et leur affection, 
sans leur amitié et leur compagnie.

En tous cas, il y a d’autres personnes qui montent dans le train 
et qui seront pour nous très importantes

Ce sont nos frères et nos soeurs, 
nos amis et toutes les personnes merveilleuses que nous aimons.

Certaines considèrent le voyage comme un petite promenade.
D’autres ne trouvent que de la tristesse pendant leur voyage.
Il y a d’autres personnes toujours présentes 
et toujours prêtes à aider ceux qui en ont besoin. 

Certains quand ils descendent laissent une nostalgie pour toujours…
D’autres montent et descendent tout de suite 
et nous avons tout juste le temps de les croiser…

Nous sommes surpris que certains passagers 
que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon 
et  pendant ce temps, nous laissent voyager seul.

Naturellement, personne peut nous empêcher 
de les chercher partout dans le train.

Parfois malheureusement nous ne pouvons pas
nous asseoir à côté d’eux car la place est déjà prise.

Ce n’est pas grave…le voyage est comme ça: 
plein de défis, de rêves, d’espoirs, d’adieux….mais sans retour.

Essayons de faire le voyage de la meilleure façon possible.

Essayons de comprendre nos voisins de voyage 
et cherchons le meilleur en chacun d’eux.

Rappelons-nous qu’à chaque moment du voyage,
un de nos compagnons peut vaciller 
et peut avoir besoin de notre compréhension.

Nous aussi pouvons vaciller et il y aura toujours 
quelqu’un pour nous comprendre.
Le grand mystère du voyage est que nous ne savons pas 
quand on descendra du train pour toujours, 
Nous ne savons pas non plus 
quand nos compagnons de voyage feront la même chose. 

Même pas celui qui est assis juste à côté de nous.

Moi je pense que je serai triste de quitter le train….j’en suis sûr!
La séparation avec tous les amis que j’ai rencontrés dans le train 
sera douloureuse, laisser mes proches seuls sera très triste. 

Mais je suis sûr qu’un jour ou l’autre j’arriverai à la gare centrale 
et je les reverrai tous arriver avec un bagage 
qu’ils n’avaient pas quand il sont montés dans le train.

Par contre je serai heureux d’avoir contribué 
à augmenter et enrichir leur bagage

Nous tous mes amis, faisons tout le possible 
pour faire un bon voyage et essayons de laisser 
un bon souvenir de nous au moment 
où nous descendrons du train.

A ceux qui font partie de mon train, je souhaite un
BON VOYAGE!

 

Publié dans:émotion, mes écrits et ceux des autres |on 26 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Un peu d’histoire de France en vidéo

 

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COLLÈGE DES BERNARDINS – PARIS 
Plongez au cœur du Paris du XIIIe siècle pour visiter le Collège des Bernardins et découvrir un bâtiment au destin exceptionnel, grâce à une visite en 3D réalisée par Dassault Systèmes. – à Paris.

 

https://www.facebook.com/video.php?v=888549201203808

 

Publié dans:les évènement qui font l'histoire |on 26 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Un conte de Noël comme on n’en fait plus.

 

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Les Sabots de Noël : légende du XIIe siècle

(D’après « Le Petit Journal. Supplément du dimanche », paru en 1911)

 

Voici une légende du XIIe siècle, conte du Nord naïf et simple relatant l’aventure d’un enfant dont la bonté, qu’il manifesta lors des réjouissances de Noël, lui valut quelque surprise la messe de minuit passée ; nous vous le rapportons ici, dégagé de son vieux français, extrayant les mots de la langue latine, où ils s’enchâssaient encore en ce temps-là

« En ce pays, advint que, vers Noël saint, il y eut, comme il est coutume, grande liesse et réjouissance. Le seigneur duc ayant fait mander, huit jours durant, jusqu’aux moindres coins de son domaine, son intention de traiter ses gens, avait convié à fêter dignement la naissance de Notre-Seigneur, tous ses vassaux du Levant au Ponant, et du Midi au Septentrion. Un festin gigantesque était préparé. Dans les cuisines flambaient, enfilés à des broches monstrueuses, des bœufs entiers et des cochons ruisselants de graisse, alors que plus bas, des cordons de chapons dodus, poules faisanes, coqs de bruyère, paons et autres, tournaient devant un feu d’enfer.

« Le fumet en allait au village tapi au pied du castel. Les habitants en ces jours de fête aidaient les serviteurs aux besognes de basse cuisine, s’exerçant au torchage et lessivage des plats et des brocs. Ainsi que les autres serfs, la Jacqueline et le Tiennot étaient convoqués, ce jour-là, préposés au rinçage des flacons vides. Et cela ne chômait guère, les convives ayant trop grande soif, et se portant défi. Joë, leur fils, enfançon d’une huitaine d’années, malin et retors, les accompagna par affection, plus encore par curiosité, devant être rentré au logis devant la nuit tombée.

« Etant arrivés en retard, le maître sommelier les houspilla de quelques coups de houssine, pour leur inculquer l’exactitude, puis il mit le Tiennot à la cuve, où se rinçaient les brocs, et emmena la Jacqueline pour travail moins rude, le fiau Joë suivant sa mère, cramponné au jupon. Le sommelier ayant conduit la Jacqueline devant un riche bahut, lui fit prendre des plats d’or et d’argent, des bassins de métal précieux, des aiguières incrustées de topazes et d’améthystes, pour porter en une chambre lointaine, où elle déposa, par son ordre, tous ces vases sur le foyer de la haute cheminée à mantel.

 

« — Ici, habite Monseigneur, fils de notre maître, dit-il, et ces vases sont destinés à recevoir les présents que Notre-Seigneur Jésus-Christ baille aux enfants riches. Car apprends, rustaude, que plus sont riches et précieux les objets destinés à contenir les présents, plus Notre-Seigneur Jésus, étant honoré, dépose des jouets beaux et magnifiques, et tels que ne peuvent concevoir les fils des manants, comme celui qui s’agrippe à ta cotte.

« La Jacqueline ouvrit grands yeux, et plus grands encore Joë ébahi. Puis ils retournèrent à l’office, et comme le soleil perdait l’horizon, rentrant en terre, la Jacqueline renvoya l’enfant, lui recommandant de ne point s’arrêter en route, de tenir porte close, de n’ouvrir point, crainte des malandrins, d’allumer le feu et de faire bouillir, en poêle, le boudin qu’on mangerait au retour de la messe de minuit.

« Joë, enfant obéissant, s’en fut, nez droit, devant lui, sur la route, les pieds dans la neige. Il poussa, close d’une barre, la porte du logis qui n’avait point d’autre ouverture, déposa ses petits sabots dans l’âtre, pour les sécher d’humidité, alluma à quelques sarments qui brûlaient encore, la torche de résine fumeuse qui devait l’éclairer et l’enfonça dans le crampon de fer enfoui au crépi de la muraille, remit quelques racines qui grésillèrent sur les cendres chaudes, s’assit sur le coffre à sel et se prit à réfléchir.

 

Joë était triste ; il songeait aux jouets merveilleux que Noël enverrait au jeune châtelain et maudissait le sort qui l’avait fait naître fils de vilain. Cependant la onzième heure étant marquée au sablier, il mit poêle au feu et boudin gras dans la poêle. Le silence s’était fait sur la terre, où l’on n’entendait plus que le sifflement du vent, à travers les branches mortes et la chute floconneuse de la neige. L’enfant s’assoupit. En son sommeil, il lui sembla qu’on frappait à la porte. Il crut rêver et referma ses yeux alourdis. Trois nouveaux coups furent toqués au dehors, et une voix plaintive geignit dans la nuit :

« — Par pitié, ouvrez-moi ! Je tombe de froid et je meurs de faim…

« Joë se mit à trembler, pensant aux recommandations de sa mère et se souvenant que les méchants esprits prennent parfois des voix patelines pour amadouer les crédules. Les soupirs continuèrent, la voix implorant, minable et faiblissante. Joë, qui avait bon cœur, pensa que désobéir pour assister son semblable, ça n’était pas désobéir, et que le Seigneur avait dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! » Il ouvrit donc. Un vieillard entra, tremblant, des larmes figées sur ses joues maigres, sa longue barbe blanche raidie de givre. Les cloches tintaient alors les premiers coups de la messe de minuit.

« — Assieds-toi, dit le bon Joë, qui donna au voyageur transi par le froid sa place sur le coffre à sel, que chauffait la flamme bienfaisante de l’âtre, assieds-toi et réchauffe-toi bien vite, car tu ne peux demeurer longtemps céans, mes père et mère vont rentrer, et je serais battu pour avoir ouvert la porte, malgré leur défense…

« L’étranger secoua sa tête couverte de neige, et la chaleur du foyer le fit bientôt ruisseler comme une source, au printemps.

« — Enfant ! dit-il d’une voix dolente, enfant, aie pitié, je meurs de faim !

« Le boudin chantait dans la poêle. Joë hésita un instant ; l’étranger était suppliant et l’enfant ne put résister à l’angoisse de cette plainte. Il prit du pain dans la huche, vida le boudin dans une écuelle de terre qu’il plaça sur les genoux du misérable. Celui-ci dévora avidement. Lorsqu’il fut rassasié, il se tourna vers Joë :

« — Que la bénédiction du Seigneur soit sur toi, dit-il d’une voix émue. Dieu aura pitié de toi, puisque tu as eu pitié de celui qui souffre. Mais dis-moi, mon enfant, désires-tu quelque chose en ce monde ? — Je ne suis pas malheureux, fit Joë. J’ai encore mon père et ma mère qui m’aiment, quoique, tout à l’heure, j’aurai les oreilles tirées. Mais, je vous le confesse, je voudrais être visité par Noël, comme les enfants des riches, et qu’il m’apporte un cheval en bois et un petit guerrier tout harnachés… comme lorsqu’ils partent pour la guerre.

 

Les derniers coups de cloche annonçaient la fin de la messe, déchirant l’air de leurs tintements.

« — Adieu, petit Joë, dit le vieillard, qui gagna le seuil de la porte, et se retournant fit le geste de bénir la maison.

« Joë le regarda, inconscient, et il lui parut qu’il était entouré d’une buée lumineuse. Il referma la porte et resta pensif devant la huche sans pain et la poêle vide : qu’allait-il devenir ? Le père Tiennot n’était pas doux, et il avait bon appétit ; maman Jacqueline ne pourrait pas le protéger contre les bourrades et les croquignoles paternelles. Joë se mit à pleurer, il crut entendre des pas craquant sur les branches mortes, il ferma les yeux pour ne pas voir le danger menaçant.

« Quand il les rouvrit, une vive lueur éclairait la chambre misérable qui avait air de fête — sans doute quelques sarments s’étaient allumés, dans la cendre rougie — et Joë se tournant vers la cheminée, aperçut, tout ébahi et n’en pouvant croire ses yeux, au milieu du foyer, dorée et reluisante de jus, une oie énorme et odorante, bourrée de châtaignes à en éclater, qui se dandinait, enfilée sur un tournebroche, là où, tout à l’heure, était la poêle avec son maigre boudin.

« Dans son sabot de gauche il trouva un cheval de bois finement sculpté, avec sa queue de crin blanc, qui reluisait comme fil d’argent ; dans son sabot de droite, un guerrier harnaché, comme il l’avait vu dans ses rêves, avec un cimier d’or, et des cuissards de fer niellé.

« Joë se souvint alors que le visiteur mystérieux avait la voix très douce, comme l’on dit qu’est la voix des anges ; il pensa que c’était peut-être Noël Jésus, lui-même, qui venait visiter les pauvres gens, et tombant à genoux, laissa monter vers Dieu, une prière ardente de reconnaissance et de foi ! »

 

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article13105

Publié dans:mythes et légendes |on 25 décembre, 2015 |Pas de commentaires »
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