Archive pour août, 2015

Une notion oubliée : la décence et la pudeur

 

 

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A notre l’époque, tout ce qui avait un sens dans le passé à été balayé et a été remplacé par « la liberté à tout prix »

La décence était pourtant une belle chose quand elle était synonyme de « se respecter soi-même et respecter les autres »

Chaque action provoque une réaction et il n’est donc pas étonnant de constater que certaines tenues, souvent vulgaires de surcroit, attirant le regard de certaines personnes malades ou refoulées, ont pour finalité des gestes déplacés, souvent accompagnés de violence.

Il peut paraître puéril, ou encore « vieux jeu » d’aller chercher dans l’ancien testament explications du mot « décence » pourtant c’est ce que j’ai fait

ll n’y a aucune liberté à se dévêtir et s’exposer en public, par contre, il y en a une très grande à cacher ce qui est à nous et nous appartient et par conséquent ne peut et ne doit être dévoilé qu’à ceux qui y ont droit.

« Marche modestement avec ton D.ieu » – Michée 6, 8.

Un principe fondamental de la vie juive est la décence. Dans notre façon de marcher dans la rue, dans notre manière d’interagir avec autrui, et dans notre manière de nous vêtir. En tant qu’enfants de D.ieu, nos actions et notre apparence doivent être à la hauteur, par le fait que nous nous comportons avec autrui avec dignité et modestie.

Les paramètres exacts de ce qui est requis pour s’habiller avec décence dépendent de l’époque et du lieu. Mais l’idée de base – pour les hommes comme pour les femmes – est de porter des vêtements qui témoignent du respect que l’on a pour soi-même, des vêtements qui ne rabaissent pas la personne qui les porte en accentuant le corps de façon exagérée, suggérant que celui-ci – plutôt que l’âme et ses qualités – constitue l’essentiel de la personnalité.

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1545267/jewish/La-dcence.htm

 

Publié dans:mystique sagesse |on 6 août, 2015 |Pas de commentaires »

L’esprit et le cœur comment ça marche ?

 

 

Quand l’homme est amené à analyser une situation qu’il vit, pour essayer de s’y retrouver, souvent, il commet l’erreur de confondre « esprit et cœur »

Or il s’agit de deux choses différentes et souvent contradictoires qu’il faut savoir doser pour en retirer toute la substance.

Comment comprendre les mécanismes différents de deux éléments qui pourtant  doivent fonctionner ensemble pour parvenir à un résultat positif.

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L’esprit, par nature et par nécessité, est distant et détaché.

 Pour appréhender un concept, il doit assumer une distance objective, se départir de toute implication ou affinité avec son sujet et adopter un désintérêt réservé, voire même cynique, envers l’entité étudiée.

C’est seulement ainsi que son analyse et sa compréhension peuvent être exactes et complètes.

Le cœur, d’un autre côté, est impliqué, attaché et totalement subjectif. Le cœur est en relation avec l’objet de son affection, crée avec lui des liens et surmonte les barrières entre soi et autrui.

Pourtant, un attachement véritable et durable nait seulement de la compréhension.

 Les sentiments qui ne sont fondés sur rien de plus que l’impulsion ou l’attraction instantanée sont finalement aussi superficiels qu’ils sont passionnés et aussi transitoires qu’ils sont intenses.

Ce sont les émotions qui sont conçues dans la matrice de l’esprit qui possèdent profondeur et continuité. C’est l’amour qui est fondé sur la compréhension et l’appréciation de l’être aimé qui peut transcender les fluctuations des sentiments, les déceptions, la léthargie et les nombreux autres écueils du temps et du changement.

Ainsi, l’esprit, en apparence froid et distant, est en réalité la source et l’essence de toute relation importante. Le détachement associé à l’examen rationnel est bien au cœur de notre aptitude émotionnelle de nous lier avec autrui.

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/3023898/jewish/Sept-degrs-de-consolation.htm

 

Publié dans:le savez-vous ? |on 6 août, 2015 |Pas de commentaires »

contes et légendes : le palais et les pigeons

 

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Il était une fois un roi dont le palais avait été saccagé par des hordes sauvages. Pour les pierres et les poutres du palais, il ne pleurait pas, mais pour les joyaux de la couronne, transmis de génération en génération, il était inconsolable.

Le roi rassembla ses sages, mais aucun ne sut le conseiller. Les joyaux avaient été dispersés par les barbares à travers le pays et dans de nombreux autres pays, les plus précieux étant emportés au-delà des mers jusque dans les contrées les plus reculées de la terre. Mais le roi avait une fille qu’il aimait beaucoup et, dans sa sagesse, elle comprit ce qu’il fallait faire.

Ainsi, le roi et sa fille entraînèrent de nombreux pigeons à retrouver le chemin du palais, à reconnaître les joyaux de la couronne et à les rapporter au palais. Chaque jour, ils relâchaient les pigeons dans les pâturages autour du palais et certains découvraient des joyaux éparpillés çà et là et les rapportaient au palais. Alors, le roi était heureux et il souriait à sa fille.

Puis la fille du roi les envoya plus loin, et de nouveau ils revinrent, rapportant encore quelques-uns des joyaux que son père avait perdus. Aussi loin que les pigeons étaient envoyés, ils revenaient en hâte.

Toutefois, les joyaux les plus précieux, ceux qui se trouvaient dans les territoires les plus lointains et les endroits les plus cachés, ces joyaux-là n’avaient pas encore été récupérés. Les pigeons ne s’aventuraient pas suffisamment loin pour les retrouver, ils étaient trop pressés de revenir chez eux.

La fille du roi savait ce qu’il fallait faire, mais elle ne pouvait pas le dire à son père, car c’était trop dur, trop dangereux, trop horrible. Mais il regarda dans ses yeux et il comprit. Alors, il détruisit son palais une nouvelle fois, le rasant entièrement, de sorte qu’il n’en reste pas la moindre trace. Lorsque les pigeons tentèrent de revenir, ils ne trouvèrent rien de plus qu’un pré vide, jonché de pierres et de bois fumant. Ils avaient faim, leur nourriture et leur abri leur manquaient.

Jusqu’à ce que les plus aventureux parmi les pigeons voyagèrent jusque dans des pays lointains, où ils trouvèrent de nouveaux palais. Et dans ces palais, ils découvrirent, cachés, les joyaux du roi les plus précieux. Ils les rassemblèrent, les nettoyèrent et les gardèrent sous leurs ailes. Et la nuit, ils pleuraient, car ils savaient que ceci n’était pas leur maison.

Et maintenant, le temps est venu pour eux tous de revenir.

Chaque légende contient un message qu’il nous faut décrypter.

Quel est celui qui s’attache à cette histoire ?

Je ne peux pas vous expliquer tout ce que cette histoire signifie. Si c’était le cas, en quoi aurais-je besoin d’une histoire ? Je vous expliquerais les choses sans recourir à l’histoire. Mais je peux vous parler de quelques enseignements sur lesquels elle est construite.

En premier lieu, il vous faut savoir ce que le grand kabbaliste, Rabbi Its’hak Louria, connu sous le nom de Ari Hakadoche (« Le saint lion »), a enseigné au sujet de notre monde. Il a dit qu’il n’existe rien en ce monde qui ne contienne pas une étincelle de sainteté. Même le plus grand mal, même l’obscurité la plus profonde qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour s’opposer à son Créateur et empêcher que le bien se fasse dans le monde, mais ce mal contient une étincelle de sainteté. Pourquoi, dans ce cas, est-ce du mal ? Parce que l’étincelle qu’il renferme est tellement faible, tellement voilée, que son seul moyen d’expression est d’être l’inverse de ce qu’elle est réellement.

Alors vous allez peut-être penser que si cette étincelle est si faible, c’est qu’elle ne doit pas être bien importante. Peut-être que D.ieu pourrait s’en passer. Cependant le Maguid de Mézeritch a enseigné exactement le contraire, que ce sont les étincelles les plus élevées qui tombent le plus loin de leur source.

Tant que ces étincelles sont otages de choses et de lieux qui ne connaissent pas le véritable sens de ce qu’ils renferment, le monde n’est pas accompli. C’est comme cela que le Ari décrit la Torah et les Juifs : ils sont le moyen par lequel ces étincelles se reconnectent à leur source.


Il y a une autre chose que je voudrais dire à propos de cette histoire, le reste je vous le laisse. Dans notre histoire, le cycle de destruction et d’exil s’est répété à de nombreuses reprises. Nous avons commencé en exil, en terre d’Égypte. Puis il y eut la destruction du premier Temple et l’exil à Babylone, puis la seconde destruction et un très long exil dans lequel nous nous trouvons encore. Il n’est pas d’autre peuple qui ait été disséminé aussi loin, et qui ait pourtant conservé son identité de manière à demeurer un tout, gardant toujours l’espoir du retour. Et tout cela faisait partie de Son plan divin, pour récupérer toutes les étincelles de sainteté. Et c’est ce que nous avons fait, car, où que nous nous trouvions, nous utilisons les objets, la nourriture, la musique, les coutumes de l’endroit conformément à la Torah.

Cependant, en ce qui me concerne, la plus grande destruction et le plus grand exil ont commencé il y a soixante ans. Car, jusqu’alors, si une personne juive recherchait un maître et un guide pour trouver son chemin vers D.ieu, ou simplement en quête d’un peu de spiritualité dans sa vie, il y avait des tsadikim juste au coin de la rue, et tout le monde le savait. Mais lorsque les communautés de l’Europe furent soudainement et brutalement détruites, en même temps qu’une poignée des grands tsadikim, c’est là que débuta la plus grande obscurité. C’est là qu’a commencé cette bizarre déviation qui veut que lorsqu’une âme juive est en quête de sens, elle s’en aille goûter dans les puits des autres. Certes, elle ne sera jamais satisfaite de ces puits, car ce ne sont pas les siens. Mais une âme qui a vécu pendant 3 300 ans en se délectant de spiritualité ne peut tout simplement pas supporter la terre aride et sèche.

Et, aussi impénétrable que cela soit, cela avait du sens également.

Mais maintenant est arrivé le moment pour nous tous de retourner chez nous.

PAR TZVI FREEMAN

 

 

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1381625/jewish/Le-palais-et-les-pigeons.htm

 

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1545267/jewish/La-dcence.htm

 

Le karma et ses 12 lois

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Les 12 lois du Karma (qui changeront votre vie)

1) LA GRANDE LOI

« Vous récoltez ce que vous semez. » Ceci est également connu comme étant la « loi de la cause à effet. » Tout ce qu’on émet dans l’Univers revient vers nous.  Si ce que nous voulons est le bonheur, la paix, l’amour, l’amitié… Alors nous devons ÊTRE heureux, paisible, affectueux et un vrai ami.

2) LA LOI DE LA CRÉATION

La vie ne se déroule pas simplement, elle a besoin de notre participation. Nous ne faisons qu’un avec l’Univers, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.  SOYEZ vous-même, et entourez-vous de ce que vous voulez avoir dans votre vie actuelle.

3) LA LOI DE L’HUMILITÉ

Ce que vous refusez d’accepter, continuera de vous rattraper. Si ce que nous voyons est un ennemi, ou quelqu’un qui a un trait de caractère que nous considérons comme négatif, alors nous ne nous concentrons pas nous-même sur un niveau d’existence plus élevé.

4) LA LOI DE LA CROISSANCE

« Vous êtes où vous voulez aller. »  Pour nous GRANDIR d’esprit, signifie que c’est nous qui devons changer, et non pas les gens, les lieux ou les choses qui nous entourent.  La seule chose que l’on nous donne dans la vie c’est NOUS-MÊME, et c’est le seul facteur sur lequel nous avons le contrôle.

Nous changeons la personne que nous sommes dans notre cœur, notre vie suit le mouvement et change.

5) LA LOI DE LA RESPONSABILITÉ

A chaque fois qu’il y a quelque chose de mauvais dans ma vie, il y a quelque chose de mauvais en moi. Nous sommes le miroir de ce qui nous entoure, c’est une vérité universelle.  Nous devons prendre la responsabilité de ce qu’il y a dans notre vie.

6) LA LOI DE LA CONNEXION

Même si une chose que nous faisons semble sans conséquence, il est très important que tout soit fait comme tout ce qui est relié à l’Univers. Chaque étape mène à la prochaine étape, et ainsi de suite.  Quelqu’un doit faire le travail initial pour faire un travail.  La première et la dernière étape ont la même importance.  Car elles ont toutes les deux été nécessaires pour accomplir la tâche.  Le passé, le présent et le futur sont tous reliés…

 7) Les 12 lois du Karma (qui changeront votre vie) LA LOI DE LA CONCENTRATION

Vous ne pouvez pas penser à deux choses en même temps. Lorsque nous nous concentrons sur des valeurs spirituelles, il nous est impossible pour nous de penser à l’avidité ou à la colère.

8) LA LOI DU DON ET DE L’HOSPITALITÉ

Si vous croyez que quelque chose est vrai, alors au cours de votre vie vous serez appelé à démontrer cette vérité particulière. C’est là que nous mettons ce que nous PRÉTENDONS avoir appris, dans la PRATIQUE.

9) LA LOI DU ICI ET MAINTENANT

Regarder en arrière pour voir ce qui était, nous empêche d’être totalement dans le ICI ET MAINTENANT. Les vieilles pensées, les vieilles habitudes de comportement, les vieux rêves…  Nous empêchent d’en avoir de nouveaux.

10) LA LOI DU CHANGEMENT

L’histoire se répète jusqu’à ce que nous retenions les leçons dont nous avons besoin pour changer notre parcours.

11) LA LOI DE LA PATIENCE ET DE LA RÉCOMPENSE

Toutes les récompenses nécessitent un travail de départ. Les récompenses durables exigent un travail de patience et persistant.  La vraie joie suit en faisant ce que nous sommes supposés faire, et en attendant que la récompense vienne d’elle-même.

12) LA LOI DE LA VALEUR ET DE L’INSPIRATION

Vous récupérez quelque chose peu importe ce que vous avez mis. La vraie valeur de quelque chose est une conséquence directe de l’énergie et de l’intention que l’on y met.  Chaque contribution personnelle contribue également à l’ensemble.  L’absence de contribution n’a aucun impact sur l’ensemble.  Les contributions généreuses donnent vie, et inspirent.

Sources Les 12 lois du Karma (qui changeront votre vie): Bliss Returned et Raven Emrys

Claire C.

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https://www.youtube.com/watch?v=OBDTlOzcjnE

Publié dans:mystique sagesse |on 5 août, 2015 |Pas de commentaires »

La valse des mots

 

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J’aime la langue française même si je reconnais que sa grammaire n’est pas toujours très facile,

J’aime jouer avec les mots, rappeler leur signification

j’aime aussi les mettre à l’honneur quand ils le méritent

Alors Messieurs les mots, que vous soyez drôles ou sérieux, qualités ou défauts, nécessaires mais jamais superflus, voici venu pour vous le temps de danser maintenant :

https://www.diariste.fr/…/tel…/195691,la-valse-des-mots.html

Le savoir vivre s’invite à notre table

Il y a quelques décennies, le savoir vivre était une notion importante que l’on apprenait très jeune, même dans les foyers modestes.

Le progrès est apparu et avec lui, la libération de la femme, de l’homme et des convenances.

Maintenant, tout est permis ou presque  ce qui est bien regrettable car l’absence de savoir vivre est la porte ouverte à toutes les exagérations et débordements.

Alors, avant qu’il devienne impossible de parler de ce sujet,  comment vivaient nos aïeux ? 

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Le savoir vivre s’invite à votre table

Mettre le couvert. Jusqu’au XVème siècle il était d’usage de recouvrir les plats installés sur la table d’une grande serviette blanche afin  de montrer aux hôtes que toutes les précautions avaient été prises pour éviter un empoisonnement.  Par la suite, la nappe fut mise sur la table d’où l’expression « avoir son couvert mis chez quelqu’un »tous le 14/0/2012

ASSIETTE ET COUTEAUX, TOUTE UNE HISTOIRE-

Tout d’abord enpierre ou en fer chez les Celtes le couteau était un objet personnel porté à la ceinture. Puis les « parepains » apparaissent. Il s’agit de petits couteaux étroits qui servent outre à couper le pain, à piquer les morceaux de viande pour les porter à la bouche. Bien plus tard, ils sont en argent, mais comme ce métal n’aime pas le vinaigre, on  conseille de ne pas couper la salade avec un couteau.

Au début, le mot assiette exprimait le fait de placer le convive assis à table, puis l’action de mettre les plats sur la table et enfin de servir le repas.

Ce n’est qu’au XVIème siècle que ce mot désigne la vaisselle individuelle qui remplace l’écuelle  et le tranchoir médiéval sur lequel on posait une tranche de pain en guise d’assiette pour absorber les sauces.

C’est Mazarin qui introduisit en 1653 les premières assiettes creuses qui étaient en étain, en argent ou en or pour les nobles et en poterie pour le peuple. La porcelaine apparait sous Louis XV et l’assiette plate couverte d’une cloche fait son apparition à partir de 1750.

 

 

les sourciers

 

 

Je me suis toujours intéressée aux phénomènes qui pourraient être classés dans : »surnaturel, ou inexpliqué ».

Je pense que nous avons trop tendance à nier ce qui n’est pas évident alors que nous aurions intérêt à faire preuve de plus de modestie et à reconnaître qu’il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas comme par exemple :

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Les sourciers

Un sourcier est une personne qui recherche de l’eau souterraine en utilisant une baguette ou un pendule. Jean-François Verdier est l’un des rares sourciers du Limousin.

Originaire d’Eymoutiers en Haute-Vienne, ce chaudronnier de profession exerce sa passion de sourcier… un véritable don. Historiquement, les premiers sourciers utilisaient le plus souvent une baguette en bois de noisetier, en forme de Y.

la suite en suivant le lien ci-dessous :

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article12858

Je n’ai pas d’ami et je m’en félicite.

 

 

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Pour commencer, il faudrait définir ce qu’est un « ami » pour moi, c’est une personne en qui j’ai toute confiance et dans laquelle, par certains côtés, je me retrouve sur le plan de l’honnêteté intellectuelle et aussi concernant les valeurs de bases sans lesquelles il m’est impossible d’exister.

Ces valeurs sont : le travail, ce en quoi je crois : patrie, traditions, morale, vérité.

Lorsque se présente sur mon chemin une nouvelle connaissance (en général par le biais des réseaux sociaux) je suis, comme tout un chacun tentée de faire un bout de chemin avec elle mais très vite, je sais qui est devant moi (dans les grandes lignes) et donc je sais si cela vaut le coup de tisser quelque chose entre nous ou pas et en général je me rends compte que tôt ou tard nous irons vers la rupture alors, pourquoi commencer quelque chose qui ne sera pas terminé où qui se finira dans l’amertume et la déception ?

On pense souvent que je juge, on prétend que chacun est libre de faire ce qu’il veut, et si cela est vrai alors, j’ai donc le droit d’être ce que je suis et comme je suis, surtout si j’en assume les conséquences.
Yaël

Publié dans:ma vie |on 4 août, 2015 |Pas de commentaires »

C’est quoi Maman ?

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Comme beaucoup , j’ai eu des enfants et arrivés à un certain âge qui variait pour chacun, ils me posaient des questions du genre : c’est quoi maman D-ieu ? suivi de : et toi tu y crois ?

Un peu plus tard, j’ai eu droit aussi à : c’est quoi maman la droite et la gauche, le communisme…..? , puis tout de suite après, et toi maman t’es pour qui ?

Je ne suis pas comme certains parents qui ne parlent de rien à leurs enfants sous le faux prétexte « de ne pas les influencer afin qu’ils décident plus tard par eux-mêmes. »

J’ai expliqué à mes enfants qu’en ce qui concerne « D-ieu » personne ne l’avait jamais vu mais que certaines personnes, dont je faisais partie, avaient l’impression qu’IL existait et s’adressant à Lui pour recevoir une aide, ils sentaient qu’ IL répondait.

En ce qui concerne la politique, je leur ai dit qu’il ne serait pas vivable que tout le monde pense pareil et que c’était les idées différentes qui faisaient avancer les choses et l’histoire.

J’ai aussi ajouté que toutes les religions étaient belles mais que certains hommes les dénaturaient pour s’en servir pour régner sur les peuples et qu’il en était de même pour la politique.

Je leur ai donc donné le conseil d’analyser avant de décider, mais surtout de se rappeler qu’il n’y a aucune vérité dans les extrêmes, seulement de la violence qui peut conduire au meurtre.

Yaël

Publié dans:QUESTION |on 4 août, 2015 |Pas de commentaires »

Il s’appelait Raymond

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Ma vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle est jalonnée de périodes heureuses mais jamais pour très longtemps, puis de déceptions accompagnées de larmes et parfois du désir d’en finir pour de bon.

 

Il me faudra cinquante ans pour comprendre que je ne trouverai jamais ce que je cherche, là où je le cherche et comme je devais être prête à accepter ce message,  j’ai mis au placard ma quête d’amour, mes désirs d’aimer et d’être aimée et c’est ainsi que j’ai, enfin trouvé la paix

 

Heureusement toutefois, j’ai toujours aimé écrire et j’ai consigné mes aventures telles que je les ai vécues.

 

En me relisant, je retrouve et mes chagrins d’antan et le chemin parcouru pour arriver à ce que je suis devenue, une vieille femme qui ne regrette rien mais je ne peux pas dire pour autant que si c’était à refaire, je referais pareil.

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Il s’appelait Raymond

 

 

L’histoire commence en 1969. J’habite à Asnières et face à mon immeuble, se trouve la crémerie-épicerie de Renée.

 

Au fil des mois, nous avons sympathisé car certaines choses nous rassemblent : nous sommes du même âge, nous tombons enceinte en même temps et bien sur nous accouchons à quelques jours d’intervalles.

 

Renée est une femme sans histoire, peu causante, n’ayant jamais eu le temps de beaucoup rêver car son petit commerce périclite du fait des supers marchés qui poussent un peu partout et absorbent la clientèle des petits commerçants, c’est une laborieuse qui vit sans se plaindre sa petite vie à répétition.

 

Raymond son mari, que je ne connais pas, est chauffeur dans une grande société gouvernementale et comme il a beaucoup de temps de libre et des mains en or, il a loué quelque part, un box qu’il a transformé en menuiserie et dans lequel il fabrique des petits meubles de cuisine et de salle à manger, pour lui , ses voisins et connaissances, ce qui lui permet d’arrondir les fins de mois. Lui  non plus ne parle pas beaucoup, ni à sa femme, ni à son entourage et il est habitué à vivre ainsi et ne s’en plaint pas.

 

Tout aurait pu continuer ainsi longtemps mais le destin, pas toujours très clément, va changer le cours de l’histoire.

 

 

 

Nous sommes en 1972, nos enfants ont grandi mais j’ai pris l’habitude d’aller assez souvent à la boutique pour donner un coup de main à Renée qui est débordée, et par sa petite fille, et par ce commerce qui l’occupe depuis 5 heures du matin, heure des livraisons, jusque tard dans la soirée pour ne pas louper une vente.

 

Et un jour lorsqu’elle m’accueille, son visage est décomposé. Nous sommes en décembre et comme chaque année à pareille époque, Renée à commandé des victuailles de fête, foie gras, champagne etc … qu’elle a entreposées dans sa cave. Ces achats, non encore payés, sont les seuls qui lui permettent, une fois par an, grâce à des marges bénéficiaires plus conséquentes, de renflouer un peu sa trésorerie. Or des voleurs se sont introduits de nuit dans les sous-sols et ont tout déménagé. Il ne reste plus rien. La perte est considérable car les marchandises devront être payées aux fournisseurs.

 

Et avec quel argent ?

 

La police a été prévenue et est venue faire son enquête mais celle-ci a été tellement bâclée que les policiers ne pensent même pas à chercher d’éventuelles empreintes et quand Raymond leur pose la question, l’un d’eux répond : « oh ! vous savez, des histoires comme la vôtre, nous en avons environ 7 ou 8 par jour alors !!!…..

 

Raymond, nous le savons déjà, n’est pas bavard, alors, selon sa bonne habitude, il va garder cette histoire pour lui et il va…… ruminer,….. ruminer pendant des jours, pendant des mois et il va naitre de cette situation, une colère rentrée qui va grossir…. Grossir…. et ne  demander qu’à éclater.

 

Quelques mois passent. Pour essayer d’oublier, il travaille dans son box jusqu’à des heures avancées et il remarque qu’à quelques dizaines de mètres de lui, un autre box est aussi occupé par des hommes, qui viennent et s’en vont, qui entreposent des réfrigérateurs, machines à laver puis viennent les rechercher et un jour, un des hommes vient lui emprunter un outil et  c’est ainsi qu’ils vont  faire connaissance.

 

Pourquoi Raymond n’a- t- il pas continué à se taire comme il le faisait depuis toujours ? Il faut croire que le fardeau était trop lourd à porter et il va un jour, se sentant en confiance, raconter le vol dont il a fait les frais.

 

Ses nouveaux voisins l’écoutent en silence et puis un jour eux aussi mis en confiance vont lui révéler leurs activités. Ce sont des hommes qui dévalisent, puis revendre les marchandises volées, non pas dans les caves mais dans les entrepôts et ils font, eux, dans l’électro-ménager.

 

 

Encore quelques mois durant lesquels il ne se passe rien et puis un jour, on propose à Raymond de participer à un braquage sans risque, après quoi il touchera sa part, une bonne part, qui renflouera pour un certain temps les caisses de l’épicerie désespérément vides.

 

L’isolement moral dans lequel il se trouve, le poids de la fatalité, une envie de se venger contre cette vie si injuste, envers lui et sa femme vont le faire emprunter un chemin qu’il ne connaît pas : celui de la malhonnêteté. Là non plus il ne va rien dire à sa femme, pour ne pas l’inquiéter ; de plus, dans son esprit, il s’agit d’une seule tentative de récupérer par tous les moyens une partie de ce qui lui a été volé et dont tout le monde se fout, y compris les hautes instances qui sont là pourtant pour défendre des gens comme lui.

 

Cette fois là, il ne s’agit pas de matériel électrique mais de braquer un employé des allocations familiales qui vient à date fixe apporter l’argent aux familles bénéficiaires. Tout a été prévu, le fils d’un des concierges à donné tous les renseignements, les repères ont été faits, il n’y a plus qu’à attendre la tournée de l’employé car dans une des familles,  les malfaiteurs sont entrés de force et la retiennent en otage attendant que l’homme sonne, puis entre. Après quoi, il suffira de l’estourbir, de lui prendre sa sacoche et de filer. Raymond lui, est le chauffeur et il attend dehors, le moteur allumé.

 

Le braquage va bien se passer à un détail près : dans l’affolement un des voleurs, armé alors qu’il avait été expressément dit que personne ne porterait d’arme, va tirer un coup au plafond car l’employé des allocations se débat plus qu’ils ne l’avaient imaginé. Le bruit va attirer l’attention et même si les braqueurs on pu s’enfuir, ils ont laisser trop de traces qui vont permettre à la police d’attraper toute la bande.

 

Un soir elle se pointe chez Renée et sous ses yeux, on embarque son mari sans lui fournir la moindre explication.

 

Renée va garder cela pour elle aussi longtemps qu’elle le pourra mais un jour, elle est forcée de me mettre au courant, non seulement parce que pour elle aussi le poids du silence est trop lourd mais en plus, elle a encore plus besoin de moi pour garder le magasin puisqu’elle va se rendre deux fois par semaine à la Santé où son mari est incarcéré .

 

Pendant un certain temps il ne se passe rien mais Renée me raconte ses visites au parloir et c’est ainsi que je vais apprendre qui est cet homme, leur rencontre, leur mariage, je verrai même des photos sur lesquelles apparaît un bel homme.

Au fur et à mesure qu’elle me parle, je les découvre tous les deux, j’imagine la vie qu’ils ont eu jusqu’à ce jour tragique ou tout a basculé et je me rends compte de la tristesse de celle-ci, des gens qui ne se sont jamais posé de questions, qui n’ont eu ni joie ni peine, qui ont laissé les événements les conduire. Seule leur fille est un rayon de soleil dans cette vie terne.

 

Alors il me vient l’idée de correspondre avec Raymond pour apporter dans sa cellule un petit peu du soleil qu’il n’a jamais vu. Renée accepte et c’est ainsi que va commencer une correspondance qui va durer plus de 3 ans.

 

Au début, les échanges sont peu nombreux et les lettres courtes et insignifiantes mais petit à petit, Raymond va commencer à « parler » à « se raconter » à se rendre compte qu’il a fait lui aussi des rêves lorsqu’il était plus jeune, qu’il avait des désirs jamais assouvis et  qu’il va commencer à vivre.

 

Bien entendu, je montre les lettres que j’envoie et que je reçois et à mon mari et à Renée et personne ne voit rien à redire, à tel point que cela n’intéressant ni l’un ni l’autre,  je finis par cesser de parler de ma correspondance et lorsque  nous approchons de Juin 1973, date à laquelle je partirai rejoindre mon mari en Côte d’Ivoire, j’obtiens du juge trois permis de visite.

 

 

…………..Cette vitre qui nous sépare nous ne la voyions même pas, se sont nos yeux qui communiquent et les mots d’amour que nous ne prononçons pas, éclatent dans nos cœurs tels un feu d’artifice.

 

Maintenant je connais bien Raymond, je le devine, je sais tout ce qu’il ressent et j’ai alors une folle envie de le faire rêver, de s’évader en rêve de ses quatre murs. Sans bien me rendre compte de ce que je fais ni où cela va nous conduire, je l’entraine dans mon monde d’imagination où tout n’est que beauté et amour.

 

 

 

Voici le premier poême en prose que je lui ai envoyé et que j’ai pu sauver de la catastrophe puisque ma mère un jour, découvrant ma correspondance, la détruira en me traitant une fois de plus de « vicieuse »

 

Le prisonnier. 

 

Tous ces gens que je vois marcher autour de moi lorsque je vous quitte, c’est avec vos yeux que je voudrais les voir.

Ces enfants qui jouent et crient, je voudrais que ce soit les nôtres.

Cette musique venue de nulle part, c’est ensemble que je voudrais que nous l’écoutions et si je suis triste en vous quittant, c’est parce que je n’ai pas pu vous apporter tout cela en venant.

 

Mon tendre amour, les murs de votre cellule, je les ai recouverts de papier peint à fleurs bleues. J’ai aussi accroché ça et là, quelques tableaux, ceux que je préfère. A  la fenêtre, vous pouvez voir une mousseline qui frémit au moindre souffle de vent et le soir, lorsque vous tirez les doubles rideaux, ceux-ci sont de velours rouge foncé et ils nous protègent de tous les regards indiscrets.

 

 

……………….Ce qui va nous aider à sublimer notre correspondance c’est que jusqu’au bout nous garderons le « vous » pour nous parler, un mot qui élève ceux qui l’utilisent, un mot qui évite tout dérapage épistolaire, un mot qui embellit les phrases, quatre petites lettres qui font toute la différence.

 

Lorsque je me suis rendu compte de la tournure que prenaient nos lettres, j’en ai parlé à Renée, par honnêteté, et je pense que si elle avait réagi à ce moment là, tout se serait arrêté mais la seule chose qu’elle m’a dite en guise de réponse c’est : « c’est une femme comme vous que mon mari aurait du épouser » J’ai pris cela pour une acceptation de sa part et à partir de ce moment plus personne ni plus rien n’avait d’importance.

 

Lors de mes visites, Raymond est de plus en plus inquiet. Il apprend par sa femme qu’elle veut vendre la boutique pour récupérer le « pas de porte » qui lui permettra de vivre un peu mieux et de voir venir mais Raymond sait qu’elle est non seulement ignorante des lois et démarches à faire pour ne pas se faire rouler mais qu’en plus elle est très têtue et que quand elle a quelque chose dans la tête,  il est très difficile, voire impossible, de l’en dissuader.

 

Je voudrais l’aider de toutes mes forces car il faut surtout qu’il garde courage, il va lui en falloir pour affronter tous ces mois de préventive avec au bout, un procès qui est loin d’être gagné d’avance alors, avec les moyens mis à ma disposition, c’est à dire rien, si ce n’est que mon désir de l’apaiser je continue à lui écrire et à le faire rêver :

 

Consolation

 

………….je voudrais être pour vous la maman qui berce son petit garçon lorsque celui ci a du chagrin et que deux grosses larmes coulent le long de ses joues.

Je voudrais être l’amie chez qui on vient bavarder en toute quiétude.

Je voudrais être le copain sur qui on peut toujours compter.

Je voudrais être l’épouse fidèle et attentionnée et aussi l’amante passionnée.

 

Viens mon petit enfant, près de moi tu trouveras la paix.

Viens mon doux ami te détendre en ma compagnie.

Viens solide camarade et offre-moi ton franc sourire.

Viens mon compagnon et protège moi contre la vie, ta maison t’attend chaude et calme.

Viens mon merveilleux amant, conduis-moi dans ce paradis que nous avons constuit tous les deux, pour nous deux, rien que pour nous deux.

 

 

………………… Quelques mois ont passé. Le 7 mars 1972 je suis partie pour Abidjan rejoindre mon mari avec mes deux enfants. A peine débarquée, j’apprendrai que mon époux à une maitresse et sans plus d’explication sur notre avenir immédiat je me retrouverai seule pour affronter ma nouvelle vie pleine de points d’interrogation.

 

Je pense que ce sont les lettres que j’ai pu écrire à Raymond ainsi que ses réponses qui m’ont permis de ne pas sombrer complètement dans la folie, et durant les premières semaines de mon séjour en Afrique je serai une automate pour tout ce qui concerne les actes les plus simples de la journée ne reprenant vie que lorsque je suis devant mon écritoire et que je n’existe plus que pour une seule raison :LUI.

 

La séparation :

 

Ma vie, mon chéri, n’a de valeur que si elle est vécue pour quelque chose ou pour quelqu’un et je vous la donne si vous en voulez, mais si vous souhaitez que je me raconte, il faut alors que vous m’aidiez parce que là, revient toute ma timidité.

 

Je peux répondre à tous vos élans si vous savez entretenir la flamme qui brûle en moi, si vous savez cultiver ce jardin dont nous avons parlé, et comme dans tout cela j’ai aussi un rôle à jouer, je veux être tour à tour, celle qui attend, celle qui espère, et celle qui propose.

 

Mais là,  les mots n’ont plus de sens, ou peut-être est-ce ma poêsie qui s’arrête, nous entrons dans un domaine où tout est mystérieux et où le moindre geste peut-être fatal ou merveilleux.

 

Et ce geste, je voudrais que vous le fassiez avec la clé que je vous ai donnée et qui ouvre toutes les portes.

 

Raymond cher à mon cœur, je pense à toi sans cesse                                                                                                                      

A cette séparation qui tous les deux nous blesse

Y-a-t-il quelque part un coin de ciel bleu ?

Mon cœur me dit qu’un jour nous y serons heureux,

Où qu’il se trouve cet endroit de délices,

Nous saurons le trouver, déjà mon cœur s’y glisse,

Dans tes bras je suis bien, viens et ne sois plus triste.

 

 

 

Renée à bien sur très mal vendu son magasin, et à cause d’un vice de forme elle ne touchera qu’une infime partie de ce qui lui revenait ; Raymond, de sa cellule assiste impuissant à cette situation dont il prend une part de responsabilité car s’il avait été dehors….. rien de tout cela ne serait arrivé.

 

Avant mon départ pour l’Afrique, j’avais rendu visite à son avocat. Cet homme s’était révélé  plein de compassion pour moi, essayant de me prévenir que je m’engageais sur un chemin de non-retour puisque, une fois libéré, Raymond retournerait vers son épouse et sa fille. Il avait aussi pris connaissance des lettres que je lui écrivais et de leur contenu et avant que je le quitte, il m’avait demandé de lui écrire tout ce que je pensais de Raymond, avec mes mots à moi, lettre dont il se servirait au procès pour convaincre les jurés que cet homme qu’ils avaient à juger, était plus victime d’un moment d’égarement que coupable. J’ai appris après le procès que ma lettre avait fait partie de son plaidoyer.

 

Je recevrai des missives merveilleuses de Raymond, décorées de dessins faits au pastel , dont les coins on été découpés à la lame de rasoir et colorés tels de l’origamie, et je vais, tout le temps que je le pourrai, continuer de le faire rêver.

 

ATTENTE :

 

Depuis des heures et des heures je vous attends dans notre châlet et je m’inquiète de votre retard.

 

Ce matin, lorsque j’ai senti le vent se lever, lorsque j’ai vu la neige tourbillonner, j’ai su que le chemin serait rude pour vous. Alors je suis descendue dans la vallée, du plus loin que j’ai pu je vous ai cherché  puis j’ai regagné notre maison en parsemant le chemin de roses rouges.

 

La lune est à son plein,elle éclaire cette surface blanche maintenant calmée.

 

Dans la maison j’ai tout allumé,

Elle est un phare guidant un naufragé,

Vous êtes un bon navigateur,

Cette pensée me réchauffe le cœur.

Et tout à l’heure quand vous allez rentrer,

Dans vos deux bras je vais me précitiper

Je vous enlèverai votre manteau trempé,

Et puis j’essuyerai vos cheveux tout mouillés

De mes mains je réchaufferai votre visage froid

Et mes yeux vous diront quel était mon émoi.

Alors vous me prendrez doucement contre vous,

Et ensemble nous ferons les rêves les plus fous

 

Maintenant mon chéri, vous êtes fatigué,

Je vais donc vous laisser aller vous reposer

Je voudrais seulement avant de vous quitter

Vous entendre une seule fois me dire que vous m’aimez.

 

 

 

 

…………….Raymond est sorti de prison, il a écopé de 4 ans d’emprisonnement mais son temps de préventive plus les remises de peine pour bonne conduite et études faites en prison, avec obtention d’un diplôme, lui ont valu de sortir assez vite après son procès.

 

Dès sa libération, et conseillé par une assistante sociale, il suit des cours pour sa reconversion professionnelle et est en internat toute la semaine, ne rentrant auprès de son épouse et de sa fille que pour les week-end.

 

Il nous reste peu de temps pour nous écrire nous le savons tous les deux car lorsqu’il sera définitivement chez lui, plus rien ne sera possible.

 

REVERIE

 

Je me suis vue dans bien des années devant le piano que vous  m’aviez offert, jouant pour vous, rien que pour vous, tout ce que nous aimions.

 

La maison est grande, claire et propre.

 

Depuis longtemps déjà nous sommes ensemble et chaque matin nous lisons dans les yeux l’un de l’autre, le même élan de tendresse qui nous fait vivre intensément..

 

C’est que nous avons tout partagé, les durs moments et les meilleurs. Rappelez-vous nos débuts, ces premières années si difficiles. Jamais vous n’avez douté et moi j’étais fière d’être auprès de vous. Je vous ai vu travailler sans ménager votre peine et dans ces moments là, j’aurais voulu être un homme pour pouvoir vous aider.

 

Mais quand arrivait le soir, harassée de fatigue, j’étais heureuse d’être femme car malgré tous vos soucis,  vous trouviez encore le moyen de vous occuper de moi, de me faire rire, de m’émouvoir et dans notre maison aussi pauvre fut-elle, c’était le bonheur qui scintillait partout.

 

Ce vieux meuble bancal qui était dans un coin, nos yeux le transformaient en un bahut rustique fleurant bon la cire et notre vieux réchaud devenait cheminée ; là où le sol s’effritait, nous mettions un tapis. Notre vaisselle ne valait guère mieux mais là aussi nous avons fait des prouesses ; l’assiette ébréchée devenait porcelaine de Saxe et le verre à moutarde, flûte de cristal.

 

Bien souvent, nous avons bu le champagne du puits, chaque jour plus frais et plus limpide, puis nous nous inventions des rêves, mêlant tous deux notre imagination.

 

La nuit tombait alors sur notre beau château et chaque soir, je vous ai retrouvé plus prévenant et plus tendre, cherchant par tous les moyens à me faire plaisir.

 

Vous m’avez offert un bonheur merveilleux et je n’ai jamais regretté d’être de vos côtés.

 

-Voilà mon doux cœur où mes rêves m’ont conduites

-Auriez-vous aimé cette vie que je vous ai décrite ?

 

 

 

 

Moi je suis en plein marasme. Séparée de mon mari, je vis avec un compagnon africain qui est entrain de devenir fou. Au travail c’est le drame et c’est dans ces conditions que je vais perdre la seule chose qui me tenait la tête hors de l’eau.

 

Jusqu’au bout je lui écrirai, jusqu’au bout j’essayerai de lui insuffler le courage de continuer. Moi, lorsque j’aurai besoin de lui, il n’y aura plus personne car il sera repris par la vie de tous les jours ainsi que par cette nouvelle vie qui commence pour lui…. sans moi.

 

……..La nuit tombe tout doucement, nous sommes sur la terrasse, le repas terminé, nous écoutons le silence. La mer remonte, nous le savons sans la voir puisque son cœur vient, d’un rythme régulier, frapper le flanc des rochers.

Les feuilles des arbres s’agitent au moindre souffle du vent.

 

Alors sans rien dire vous vous levez, vous me tendez la main et je la prends car je sais qu’elle m’invite à une longue promenade à vos côtés. Nous descendons les quelques marches, puis nous nous enfonçons dans le sous-bois. Nous marchons ainsi perdus dans nos pensées, les feuilles craquant sous nos pas car c’est déjà l’automne et ce bruit nous rappelle que nous existons. Qu’il est bon de marcher ainsi main dans la main comme nous le faisons depuis des années !. Je sens mon cœur battre un peu plus vite et la pression de votre main se resserre.

Devant nous, une petite clairière nous invite et c’est sur un tapis de mousse que nous nous reposons.

 

Vos mains sont douces comme des pétales de roses et vos baisers brulants comme le sirocco et lorsqu’un long frisson tout à coup me parcourt, vous savez alors très bien que ce n’est pas le froid mais seulement le désir d’être tout à vous.

 

23/05/1973 écrit que je viens de retrouver et que j’avais oublié

 

A la source de vos lèvres je viendrai les chercher

Ces 1000 baisers  brulants et j’en redemanderai

Et comme la source est intarissable

Votre  cœur en produisant beaucoup,

J’en aurai pour un temps indéfinissable

Il suffira de les demander, c’est tout !

Et comment les demande-t-on à un homme tel que vous ?

Faut-il faire une prière, ou bien devenir fou ?

Ou encore se blottir contre votre poitrine

Ne dites rien cher cœur, ne dites rien je devine.

Dans un petit sachet que vous m’avez donné

Il y a mille baisers qui sont ma récompense

Dites-moi mon chéri si vous avez trouvé

Le temps qu’il me faudra pour en faire la dépense. ?

 

 

Dans les derniers jours de notre correspondance.

 

Si ma lettre ne vous plait pas

C’est que je suis triste à mourir

J’aurai voulu rêver

Mais le rêve n’a pas voulu venir

J’ai l’impression  d’être abandonnée

Et de vous avoir perdu à jamais

Mais que deviendrai-je si cela arrivait

Ce vide qui m’entoure est comme un gros nuage

Et j’avance titubante en cherchant mon chemin

Chaque pas que je fais me coute davantage

Je me demande quand vous me tendrez la main

 

Mon cœur est un ténor et ne chante que pour vous

Avant il était mort, il vit depuis le jour

Ou vous m’avez écrit combien vous m’aimez

Alors oui vous pouvez changer tous les mots

Je suis sure que votre âme en connaît de très beaux

Vous pouvez à loisir faire les rectifications

Que ce soit avec ou sans ma permission.

 

 

Lorsque ma mère détruira une grande partie de mes écrits, elle me privera de beaucoup de mes souvenirs et c’est pour cela que ceux qui restent, j’ai eu beaucoup de plaisir à les retranscrire ici, car c’était un moyen de les faire revivre même si ce n’est que pour un court  instant.

 

                                       F I N

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