Archive pour août, 2015

des contes comme je les aime :La vengeance de sainte Emerance

 

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Vengeance de sainte Emerance
et trou de l’enfer en Ille-et-Vilaine

(D’après « Revue de Bretagne et de Vendée », paru en 1900)

Une statue qui, paraît-il, représentait sainte Emerance, se trouvait encore au début du XXe siècle à Bain-de-Bretagne, les nourrices qui n’avaient pas de lait allant prier cette sainte de leur en donner et lui offrant des petits bonnets de linge qu’elles posaient sur sa tête. Selon la légende, la sainte un jour se vengea d’un affront que fit un indélicat du pays à son effigie

Un jour qu’il était chaudebaire (quasi-ivre) un certain Victor, mauvais sujet de Bain, s’en alla plaisanter sainte Emerance sur son lait et ses bonnets. Il ne se borna pas à des injures, il frappa la statue de son bâton et jeta les bonnets par terre.

Il n’eut pas plutôt commis ce sacrilège que du lait lui sortit par le nez et les oreilles, et en telle abondance que ses vêtements en furent bientôt couverts. Il rentra chez lui pour se laver et changer de vêtements, mais rien n’y fit ; le lait continua de couler. La mère de Victor lui dit : « Il ne te reste qu’une chose à faire, malheureux enfant, c’est d’aller te mettre à genoux devant sainte Emerance, te repentir de ta faute et lui demander pardon. »

Le vaurien, vraiment effrayé, suivit le conseil de sa mère et jura de ne plus recommencer. « Je veux bien, pour cette fois, écouter ta prière, lui dit la sainte, mais prends garde à toi, car malgré ton jeune âge tu t’enivres, et, une fois dans cet état, tu deviens violent et colère. Si tu ne te corriges pas, il t’arrivera malheur. Ta mère, elle, est une digne femme à laquelle je te prie de remettre le fromage que voici qui m’a été offert par des pèlerins. Elle seule devra en manger, et toi tu n’y toucheras pas ; rappelle-toi ma recommandation. »

Victor, heureux d’être débarrassé de son lait, porta le fromage à sa mère. Chose étonnante, la bonne femme en mangea tous les jours et le fromage ne diminua pas. Mais un jour, étant tombée malade, elle fut obligée de s’aliter et ne put faire de cuisine. Son fils, ennuyé de ne manger que du beurre avec son pain, coupa un morceau du fromage offert par la sainte, malgré la défense qui lui en avait été faite.

Lorsqu’il ouvrit une seconde fois le buffet, toujours pour y prendre du fromage, il ne le trouva plus et vit à sa place un gros chat noir qui se sauva dans l’appartement. Victor, qui avait encore bu plus qu’il n’aurait dû le faire, se précipita sur un bâton, et frappa le chat de toutes ses forces. Soudain, à la place de l’animal, il vit sainte Emerance qui s’écria :

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« Méchant garçon, tu me frappes encore ! Tu es donc incorrigible, et tu n’as tenu compte d’aucune de mes recommandations. Tu continues à boire, tu as mangé le fromage auquel je t’avais défendu de toucher, tu es toujours aussi violent et aussi colère. Pour ta punition, tu vas te rendre au bourg de Teillay, où tu te feras indiquer la route aux lièvres qui traverse la forêt. Une fois sur cette route, tu iras te placer sous un grand hêtre qu’on aperçoit de loin, et bientôt tu entendras le son des cors et les aboiements des chiens. Ce sont les barons de Châteaubriant qui chassent une biche. Lorsque l’animal passera près de toi, il s’arrêtera pour te donner le temps de monter sur son dos et tu me l’amèneras. Exécute bien, de point en point, tout ce que je viens de te dire et si tu t’en écartes d’une ligne tu le regretteras toute ta vie. »

Victor se rendit sur la route aux lièvres, dans la forêt de Teillay, et vit bientôt la chasse s’avancer vers lui. Une biche couverte d’écume s’arrêta ; il l’enfourcha et la conduisit vers Bain. Lorsqu’il eut dépisté les chiens des barons de Châteaubriant, il se dit en lui-même : « C’est agréable de courir ainsi sur une biche. Si au lieu de m’en aller tout droit, je faisais une promenade à travers champs, sainte Emerance n’en saurait rien. »

La bête, en voyant qu’il cherchait à l’éloigner de la route, poussa des soupirs et voulut résister ; mais il la frappa si violemment de son bâton qu’elle partit au galop. Une fois lancée elle ne s’arrêta plus. Ce fut une course vertigineuse, fantastique, échevelée, folle ; elle passait à travers les halliers des bois, les haies des champs, les genêts, les buissons, les ajoncs, et, malgré tout ce que fit son conducteur pour l’arrêter, il ne put y réussir.

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Tout à coup elle arriva sur le bord d’un précipice. Victor, tremblant de frayeur, voulut à toute force la retenir, mais il n’y parvint pas. Elle s’élança dans l’espace, et lui, perdant connaissance, roula dans un gouffre d’une profondeur immense. Lorsqu’il reprit ses sens, il se tâta et vit qu’il n’avait aucun mal. Depuis des siècles les feuilles tombées des arbres s’étaient amoncelées au fond de ce ravin et formaient une litière qui avait amorti sa chute. Il chercha aussitôt une issue pour sortir de ce puits profond et n’en trouva pas. Les parois en étaient aussi lisses que du marbre poli.

Après avoir appelé de toutes ses forces, gémi, pleuré et tout cela inutilement, il se consola, il le fallait bien, et se demanda comment il allait vivre. Des châtaigniers, qui ombrageaient l’ouverture du précipice, avaient laissé tomber leurs fruits. Il en ramassa des quantités qu’il emmagasina dans une grotte profonde qui lui servit en même temps de demeure, et où il se fit un lit de feuilles sèches.

Presque chaque nuit, des animaux — lièvres et lapins — en courant tombaient dans ce gouffre. Il s’en emparait et, comme il avait un briquet sur lui, et que le bois mort ne manquait pas, il allumait du feu et les faisait rôtir. Les habitants du pays s’éloignaient de ce ravin qu’ils croyaient hanté, et lorsqu’ils virent de la fumée s’en échapper, ils l’appelèrent letrou de l’enfer. Victor vécut dans cette prison souterraine pendant de longues années ; mais depuis bien longtemps il ne s’en échappe plus de fumée : il a dû rendre son âme à Dieu.

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article12920

Freud n’a pas fini de nous étonner

 

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Selon Freud, les actes manqués ont un sens. Ils peuvent être, selon le cas,

1)      Un petit passage à l’acte

2)      Un signe révélant un symptôme  ou un désir inconscient

Quelques cas d’actes manqués :

  • casser par inadvertance un cadeau d’anniversaire ;
  • envoyer une lettre ou un sms à un mauvais destinataire ;
  • s’adresser à une femme en disant « Monsieur » ou à un homme en disant « Madame » ;
  • oublier, suite à une visite chez une personne, un parapluie, une écharpe.

L’acte manqué semble un petit passage à l’acte. Le sujet le perçoit comme dû à une distraction, une difficulté cognitive, etc.

Ou encore :

  • Dans un groupe, faire durer une conversation avec une personne afin (inconsciemment) de ne pas avoir à discuter avec une autre personne présente.
  • Rater l’avion afin de repousser le moment des adieux.
  • Tomber en panne d’essence par oubli de se présenter à une station service lorsque l’on devait dîner chez ses beaux-parents (inconscient satisfait, cependant consciemment le concerné ne désirait pas tomber en panne…).

Publié dans:le savez-vous ? |on 29 août, 2015 |Pas de commentaires »

L’histoire du tablier de Grand’Mère

 

 

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Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la ROBE en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer  et parfois, les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides; et quand le temps était frais, Grand’Mère s’en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet agité au-dessus du feu de bois.

C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine. Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire disparaître la poussière.

À l’heure de servir le repas, Grand’Mère allait sur le perron agiter son tablier et les hommes au champ savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

Grand’Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite-fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses

Francine ANDREOLETTI, L’Echo d’Oranie

Publié dans:émotion |on 26 août, 2015 |Pas de commentaires »

Quelques une des singularités de la langue française

 

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Pour les férus de la langue française, un petit bijou que vous ne connaissiez peut-être pas.

· Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.

· « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ». C’est-à-dire qu’il ne comporte aucun « e ».

· L’anagramme de « guérison » est « soigneur » C’est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres.

· « Endolori » est l’anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.

· « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».

· « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

· Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

· « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle. Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel.

C’est ainsi !

· « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .

« oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles. Eh oui !

court métrage, le baobab

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Un magnifique court métrage qui démontre que notre monde est habité par des gens stupides et sans cœur mais, qu’on le veuille ou non, la nature reprendra toujours le dessus car elle n’a pas besoin de nous, c’est nous qui avons besoin d’elle

http://soocurious.com/fr/court-metrage-cruaute-homme/

Publié dans:émotion, nature |on 19 août, 2015 |Pas de commentaires »

Une injustice est réparée : Mère nature a enfin sa statue… Et elle est fascinante !

 

 sculpture mère nature Lorenzo Quinn. statue-mere-nature-lorenzo-quinn-4

La plupart des grands personnages de notre histoire ont leur statue. Pourtant, les artistes en avaient oublié un, et pas des moindres. Mais l’injustice est désormais réparée : Mère nature a enfin droit à sa représentation sur un piédestal ! Et quelle représentation : la sculpture est aussi originale que magistrale et captivante !

La suite ci-dessous :

http://positivr.fr/statue-mere-nature-lorenzo-quinn/

Publié dans:nature, talent |on 19 août, 2015 |Pas de commentaires »

expression : bayer aux corneilles

 

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« Bayer aux corneilles  »

Regarder en l’air, rester sans rien faire.

Le verbe bayer qui signifie « avoir la bouche ouverte » ne doit pas être confondu avec bâiller.
Quant aux corneilles, au XVIe siècle, elles désignaient des objets insignifiants, sans importance. Ce terme pouvait aussi bien désigner l’oiseau (), présent en grande quantité à cette époque, que le fruit du cornouiller ().

Bayer aux corneilles voulait donc dire « rester bouche ouverte à regarder en l’air, contempler ou désirer des choses sans intérêts ».

Extrait de Exprssio

la nouvelle génération réparera nos fautes

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C’est par la génération montante que la solution arrivera. Ce sont les jeunes qui répareront les fautes que nous avons commises

Tout le monde se souvient du jeune Boyan Slat qui a présenté son projet de nettoyage des océans, la vidéo a fait le tour du web. Avec le succès de l’opération de financement participatif, qui a permis de récolter plus de 2 millions de dollars, son projet « Ocean Cleanup » est désormais bien lancé. Une expédition en cours et un projet-pilote en préparation au Japon en attestent.

 

 

http://www.mieux-vivre-autrement.com/le-projet-de-nettoyage-des-oceans-devient-une-realite.html

Publié dans:écolo-végé - végan, nature |on 17 août, 2015 |Pas de commentaires »

Une vidéo sublime de Isis Alada

 

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Trouvé sur FB, une petite merveille

https://www.facebook.com/116849255088133/videos/641745805931806/

Publié dans:mystique sagesse |on 16 août, 2015 |Pas de commentaires »

testament pour mes fils

fichier doc XXXTESTAMENT POUR MES FILS

Publié dans:Non classé |on 15 août, 2015 |Pas de commentaires »
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