Les Fonds de QUARREUX

 

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Il y a plusieurs centaines d’années vivait, dans le fond de Quarreux, un meunier nommé Hubert Chefneux. Il était très croyant et très serviable envers son prochain.

Sa fidèle épouse lui avait donné de beaux enfants. Leur moulin, mu par les eaux de l’Amblève, leur rapportait suffisamment pour subvenir à leurs besoins journaliers. Certes ils vivaient de façon modeste, mais ils n’eurent voulu changer de vie pour rien au monde, et ce malgré les nombreuses périodes d’inactivités venant troubler leur quiétude lors de la crue des eaux de l’Amblève. Hubert Chefneux savait qu’un jour ou l’autre il recevrait l’héritage d’un vieil oncle dont l’on disait qu’il possédait de bonnes économies. Et notre ami Hubert, tout comme la Catherine son épouse, les escomptait afin de les utiliser à bon escient : le jour de l’héritage venu, il allait investir dans la rénovation et l’amélioration de son moulin d’une part, mais également pour faire réaliser des travaux visant à toujours avoir un égal volume d’eau afin d’alimenter le dit moulin.

Un jour vint et le vieil oncle mourut. Bien sûr, la Catherine et son époux Hubert en étaient accablés de tristesse, on le serait à moins mais l’oncle était vieux, il avait fait sa vie et nos deux comparses voyaient poindre le fabuleux héritage, à juste titre, escompté. Animé par un enthousiasme éphémère, notre ami Hubert Chefneux se préoccupa d’aller à Warfusée, petite bourgade située assez loin de son domicile et nécessitant plusieurs jours de marche. Arrivé chez feu l’oncle, il eut tôt fait d’apprendre que ce dernier n’avait laissé que quelques bagatelles et autres bricoles. Rien quasi, en tous cas pas suffisamment pour réaliser les rêves qu’il s’était construits. Le cœur lourd, parsemé d’un peu de colère envers cet oncle de qui il espérait tant, c’est d’un pas nonchalant qu’il se décida à revenir sur les terres de Quarreux.

Ses pensées, parfois égarées, l’égarèrent lui-même si bien que du bon chemin il s’égarât et dut demander la juste route à un hère passant par-là. « Dirige-toi vers ce moulin que l’on aperçoit là-bas » lui dit le hère. «Qu’est-ce donc pour un moulin ?» rétorqua notre ami Hubert, je n’en ai jamais point vu de pareil ! Poursuivant d’un pas pressé sa route, Hubert Chefneux s’arrêta alentour de ce moulin afin de contempler la majesté qui s’en dégageait. Lorsqu’il eut considéré tous les avantages qu’aurait pu lui procurer pareil édifice, Hubert reprit le chemin du retour, la tête remplie d’idées pas toutes très lucides.

A la croisée de deux chemins, des bruits de pas vinrent troubler ses pensées vagabondes. Hubert s’arrêta, écouta et vit par-devant lui un homme haut telle une grande armoire. Bien que venant d’un chemin différent, l’homme salua notre ami et d’un pas alerte, s’empressa de prendre la même direction. La conversation s’engagea et Hubert Chefneux fit part à l’inconnu de ce qui l’avait tant séduit un moment auparavant. Le fameux moulin lui taraudait l’esprit. Rencontre apparemment judicieuse puisque l’homme lui dit appartenir à la corporation des maîtres maçons de Liège. « Je voyage pour affaire de bâtisses » lui dit-il. « Pour pareil moulin, je donnerais jusqu’à cent ans de ma part de paradis » rétorqua Hubert. « Dans pareilles conditions, faisons alors affaire ensemble » enchérit l’homme. La conversation reprit de plus belle et, voyant qu’Hubert Chefneux était prêt à vendre son âme au diable, l’homme lui annonça bien connaître ce dernier.

 La suite ici :

http://www.aywaille1.be/Nonceveux_Sedoz_Quarreux/quarreux_1.htm

 

Publié dans : Non classé |le 29 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

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