Archive pour avril, 2010

LETTRE OUVERTE

aaabonheur.jpgIl y a toutes sortes de bonheurs : des petits, des grands, des fugaces, des bonheurs qui durent, 

et dans beaucoup de domaines : financier, sentimental, santé, 

et les revues foisonnent, nous expliquant comment faire pour être heureux. 

  

Moi je pense que le bonheur, lorsqu’il arrive sur le tard, dépend de la vie que l’on a eue, mais surtout de ce qu’on en  fait. 

  

Je le sais parce que je le vis et aussi parce que je vous le dois. 

  

Lorsque j’ ai fait mes premiers pas le net et que j’ai eu mon premier blog, je ne me doutais pas de ce qui allait m’arriver, surtout que l’on m’avait dit que sur la toile, les contacts étaient superficiels, et les gens aussi décevants que dans la vie,sinon plus.

  

Heureusement, je ne l’ai pas crû, pensant que les pesonnes qui parlaient ainsi étaient celles-là même qui n’ayant aucune confiance en elles, ne pouvaient pas être sincères avec les autres dans lesquelles elle croyaient voir  leur propre reflet, et la preuve que c’est faux, c’est que je vous ai rencontrées. 

  

-Avec certaines, il a fallu un certain temps pour que de vraies relations s’établissent ; 

-avec d’autres,c’était  un feu de paille, 

-avec d’autres encore, elles étaient effectivement basées sur du peu fiable et parfois même du malsain, 

-avec quelque unes, nous nous sommes cherchées, nous nous sommes éloignées puis nous nous sommes de nouveau rapprochées. 

  

Et aujourd’hui vous êtes toutes là, avec moi, près de moi, à mes côtés, et lorsque j’ouvre mon blog chaque matin et tout au long de la journée, je sais que je vais vous y trouver avec un mot gentil, un compliment, un encouragement. 

  

Je vous ai comptées, savez vous combien vous êtes ?  15 

Toutes pareilles et pourtant si différentes, et je sens combien vous êtes sincères.

  

Tout ceci pour vous dire que lorsqu’on a la chance comme moi 

d’être si bien entourée, 

d’avoir autant de visites, 

d’être aidée à chaque fois que cela est nécessaire, 

  

on se dit, je me dis, que cette vie qui m’a été donnée voici longtemps valait le coup et que je peux continuer ma promenade puisque sur le chemin que je parcours, je ne suis jamais seule. 

  

Plus tard, lorsque vous aurez mon âge, 

-que vous aurez vu vos enfants faire leur vie dans laquelle vous n’aurez peut-être pas la place que vous espériez, 

-quand vous ne travaillerez plus,pensant un instant que vous ne valez plus grand chose,que vous êtes inutile, 

-quand votre corps se rappellera à vous et vous dira qu’il faut arrêter de courir, 

  

Dites vous que votre futur est la récompense de votre passé, 

-que vous avez encore des milliers de choses à faire, à commencer par vous faire plaisir, 

-que vous n’avez plus besoin de faire semblant, 

-plus besoin de courber l’échine, 

-plus besoin de vous taire, 

-vous pouvez tout faire, à votre rythme, 

  

et alors, vous vous sentirez libre comme l’air avec en prime des gens qui viendront vers vous chercher un petit peu du bonheur que vous possédez. 

  

Et vous leur en donnerez, puisque vous serez  « tout amour ». 

  

Publié dans:lettre ouverte |on 29 avril, 2010 |1 Commentaire »

les héros oubliés

aaaacampconcentr.jpgLES HEROS OUBLIES 

  

Jusqu’ici j’avais toujours hésité à vous parler de cette sombre période de notre histoire,car je sais qu’il y a hélas beaucoup de gens qui ont envie de tourner la page, quant aux jeunes, beaucoup ignorent ce qui s’est passé non seulement parce que les parents ne leur ont rien dit mais aussi parce que le passé, c’est pour les vieux (dixit, l’un de mes fils) alors qu’eux sont tournés vers l’avenir , un avenir qui file à 200 km à l’heure. 

  

Pour la journée des déportés, j’ai raconté une histoire qui a eu beaucoup de commentaires positifs et plusieurs personnes m’ont même fait savoir qu’elles s’intéressaient à tout ce qui s’était passé pendant la deuxième guerre mondiale. 

  

Alors l’idée m’est venue de faire des recherches et de vous en livrer le résultat. Il s’agit d’histoires de gens, simples au départ, mais qui sont devenus des héros malgré eux. 

  

Moi, les questions que je me suis toujours posées sont  : 

  

-1) comment de telles atrocités peuvent –elles être commises ? 

-2) comment des gouvernements, des groupes,des personnes bien intentionnées peuvent-elles avoir laissé faire ? 

-3) comment peut-on survivre pendant des mois et parfois même des années dans un univers carcéral où tout est fait pour vous anéantir ?- 

-4) comment vit-on après avec de tels souvenirs accompagnés très souvent d’un sentiment de culpabilité d’avoir survécu ? 

-5) Ces hommes et ces femmes sont-ils des êtres exceptionnels ? 

-6) où ont-ils trouvé le courage et la force de refuser de se soumettre ? 

  

la réponse est peut-être dans la citation de : Christopher Reeve. 

« Un héros est une personne ordinaire qui trouve la force de supporter et de persévérer en dépit d’obstacles écrasants. » 

  

Je n’ai pas de réponses à toutes ces questions, alors si vous vous posez les mêmes que moi,  je vous livrerai de temps en temps, une histoire vécue, et ce sera à vous de dire e que vous en pensez. 

  

Moi je ne fais rien d’autre qu’un travail de mémoire.

L’histoire d’Helène Broda 

  

Ses parents ont fui lodz (Pologne) vers la France le « pays de rêves »où elle arrive à 2 ans en 1923. La famille s’installe à Nancy où nait Juliette. Lors de la débacle, la famille file vers le sud et s’installe à Limoges où Hélène termine ses études. Elle trouve ensuite un emploi de secrétaire dans une Cie d’assurances  et fait partie des réseaux locaux de la résuistance. 

Dénoncées comme juives mais non comme résistantes par un voisin que la famille fréquentait et qui a leur insu faisait partie de la milice, les deux soeurs sont arrêtées début 1944. Toutefois,grâce à une complicité, elles parviennent à prévenir leurs parents leur donnant ainsi une chance d’échapper de justesse à la gestapo. 

  

Drancy d’abord puis direction Birkenau (Auschwitz II) 

  

Les deux sœurs ont alors une devise : je vivrai pour elle et elle vivra pour moi. 

  

Transférées au camp de Begen-Belsen en Février 1945 elles tentent sans succès de s’évader.Déportées alors vers le ghetto de Théresienstadt, Helène devient secrétaire du représentant de la croix rouge tandis que sa sœur souffre du typhus. 

  

Libérées par les Russes en mai 1945 et après de multiples péripéties elles sont rapatriés à Lyon. Un mois plus tard elles retrouvent leurs parents qui restèrent cachés en Haute Vienne pendant toute la guerre. 

  

Juliette est décédée en 1992. 

  

« Elle aura eu 47 ans de rémission, elle a écarté le ressentiment du reste de sa vie, 

  

En vouloir à qui ?, à quels Allemands ? à quels Français ? 

Publié dans:Non classé |on 27 avril, 2010 |Pas de commentaires »

EN AVOIR OU PAS

aaaachance1.jpgLa chance cela n arrive pas qu ‘aux autres 

Vous avez parfois l’impression que la chance c’est pour les autres et si vous vous trompiez ? quelques petits conseils pour vous aider. 

1)        les chanceux sont surs de leur chance commes ils sont sûrs de leur capacité 

2)        se bien connaître en séparant ce que l’on aime faire de ce que l’on fait bien et aussi de ce que l’on sait faire sans intérêt particulier, 

3)        être à l’affut des opportunités et les saisir en un mot, savoir faire un choix 

4)        aller vers les autres et s’ouvrir à la chance, ne pas confondre prudence et crainte et quoi qu’il arrive : avancer 

5)        ne pas hésiter à demander conseil aux personnes qui vous veulent du bien et qui vous donneront un avis franc et utile, et en un mot comme en cent : 

             CROIRE EN SA BONNE ETOILE. 

  

  

Publié dans:mystique sagesse |on 26 avril, 2010 |Pas de commentaires »

EN AVOIR OU PAS

Publié dans:mystique sagesse |on 26 avril, 2010 |Pas de commentaires »

journée mondiale de la déportation

aaaacampsconcentrt.jpg

  

Il s’appelle Marcel. Il a été désigné pour la sélection. Il  est dans la file de ceux qui vont mourir. 

  

Devant la porte de la chambre à gaz, un allemand bedonnant est là pour réfreiner tout mouvement de panique ou de rebellion. 

  

Au moment où il va pénétrer dans la pièce, Marcel est brusquement tiré par le bras et sorti de la file. 

  

Et puis la porte se referme sur le dernier condamné. 

  

« je te connais toi baragouine le SS dans un mauvais français » 

  

A force de poser des questions la vérité se fait jour. 

  

-Oui Marcel est de Lille, 

-Oui Marcel était boxeur amateur dans …. une autre vie. 

  

Et c’est à cela qu’il doit la chance d’avoir éviter de justesse  le cyclon B. 

  

Des semaines ont passé, dans sa baraque, il a sympathisé avec deux types qui rêvent d’évasion et petit à petit leur plan prend forme et Marcel sent bien qu’ils pourraient réussir alors il se joint à eux. 

  

Ils sont arrivés jusqu’à la forêt mais ils entendent les aboiements des chiens qui se rapprochent rapidement, trop rapidement. Des coups de feux éclatent, deux fugitifs sont abattus ;  Marcel,lui, est  ramené au camp et roué de coups. 

  

Le lendemain, tous les prisonniers sont réunis sur la place pour assister à la pendaison. 

Le Ch’ti se trouve déjà sur l’estrade, les mains liés dans le dos ; on lui passe la corde , pendant que l’adjudant, éclatant littéralement dans son  uniforme, vocifère et explique, dans une langue que lui seul comprend, les raisons du châtiment mérité. 

  

L’orchestre a fini de jouer et d’un geste théatral, l’adjudant à levé le bras : la trappe s’est ouverte et Marcel a disparu à la vue de ses compagnons d’infortune. 

  

Au début on ne comprend pas, mais on sait qu’il s’est passé quelque chose. Et puis, on aperçoit Marcel, allongé sur une civière : la corde a cassé et dans sa chute il a eu   la jambe brisée. 

  

Les lois de la guerre sont parfois bizarres : s’évader de ce camp équivaut à la peine de mort mais si on est blessé, on est d’abord soigné et lorsque l’on est guéri, on est alors de nouveau  exécuté. 

  

Dans ce qui sert d’infirmerie, Marcel est soigné et  gardé par des teutons qui se relaient.   Et un jour, il se retrouve nez à nez avec le fan des gants de boxe. 

Qu’a-t-il dit et à qui ? Qu’a-t-il fait ? Marcel n’en sait rien mais alors qu’il est maintenant capable de marcher, Fritz lui  apporte des habits ( il apprendra plus tard qu’il ont été pris sur un cadavre) et le fait sortir en lui conseillant de se faire tout petit et de se perdre dans la foule des autres prisonniers. 

  

Quand quelques jours après sa dernière aventure les américains libèreront le camp il  cherchera partout son sauveur  afin de lui renvoyer l’ascenseur mais il ne le retrouvera jamais. 

Publié dans:Non classé |on 25 avril, 2010 |Pas de commentaires »

le kibbutz

aaakibbutz.jpgLE KIBBOUTZ ET LE VOLONTARIAT – 

 


C’EST LE RECIT D’ UNE EXPERIENCE ORIGINALE QUI SE POURSUIT ENCORE, REDIGE D UNE MANIERE SINCERE PAR CELLE QUI L ‘A VECUE. 

CELA DONNE UNE IDEE DES DIFFICULTES QU ‘AFFRONTENT TOUS CEUX QUI VIENNENT EN ISRAEL AVEC LE DESIR DE CHANGER DE VIE
ET AUSSI DE SERVIR. (note de l’éditeur – année 1981) 

  

  


Débarquer, comme ça, un jour en Israël pour tenter de s’y installer quand on est non-juive, que l’on a 42 ans, que l’on ne connaît pratiquement personne, que l’on ne parle pas l’hébreu et très mal l’anglais, c’est soit de la folie soit de l’idéalisme. C’est pourtant une histoire qui existe : c’est la mienne. 


La réalisation de mon rêve vieux de 20 ans prend naissance le 7 Mars 1981 quand je descends de l’avion et pose pour la deuxième fois de ma vie le pied sur la terre d’Israël.

Trois jours après, suite à l’intervention d’une famille d’Ashdod avec laquelle je corresponds depuis 2 ans, je me retrouve à Nir-Am (sillon du peuple), Kibboutz situé à l’entrée du Néguev, à 25 km d’Ashkélon et qui comprend environ  180 familles.

Même si l’on ne sait pas qu’il y a quelques dizaines d’années, cet endroit n’était qu’un désert, on est forcé de tomber en admiration devant cette nature luxuriante qui vous souhaite la bienvenue. 


Devant vos yeux défilent des haies d’hibiscus, s’enchevêtrent des branches de bougainvillées, le sol est recouvert de fleurs de frangipaniers et chaque maison  est entourée de roses, d’œillets et de plantes grasses. 


Frédéric est le responsable des volontaires. Agé de 30 ans, barbu, sympathique et parlant français, il me confie très vite que ma venue pose un problème. En effet, les 40 volontaires actuellement au kibboutz sont âgés de 18 à 25 ans et ne parlent qu’anglais; dans cette ambiance qui n’est absolument pas la mienne, je risque d’être très déçue et de repartir avec une mauvaise impression. 

La chance, qui se manifestera d’ailleurs souvent sur mon chemin, va jouer une première fois : une jeune française est arrivée la veille et il y a une place dans sa chambre. C’est grâce à cet arrangement que Frédéric m’acceptera à Nir-Am et me conduira, séance tenante à mes nouveaux « appartements » situés à une extrémité du Kibboutz appelée « ghetto ». 


La pièce dans laquelle je pénètre fait partie d’un bloc en fibrociment de 5 chambres en alignement. L’intérieur est sombre malgré les deux fenêtres auxquelles pend, un restant de moustiquaire. Deux lits sur lesquels nous apprendrons à nous asseoir avec précaution, des couvertures qui en ont vu de toutes les couleurs, une armoire sans porte, une table de cuisine en formica rouge et une chaise. 

Par contre, pour les murs, nous sommes gâtées puisque nous avons hérité de tous les fantasmes des précédents locataires. 


Je digère assez bien ce premier choc et mon « aventure » commence. Les deux premiers jours sont consacrés à la reconnaissance des lieux et au choix de nos tenues de travail qui se composeront de chemises d’hommes, de pantalons trop grands et de vieilles chaussures dans lesquelles mes pieds crieront grâce! 


Je suis affectée à l’usine qui fabrique des couverts de table. 


Les trois premiers jours, je travaille de 6h du matin à 14h dans une salle de tri, réservée en général aux personnes âgées;  nous manipulons pendant des heures, cuillères,   fourchettes et couteaux que nous sortons des caisses pour les ranger dans d’autres afin qu’ils subissent les dernières retouches de chromage et polissage.

Un matin, je suis envoyée directement devant les machines. C’est une salle immense dont les murs et le sol sont recouverts de projection d’huile et de limaille ; le bruit est infernal car douze mâchoires tournent en cadence régulière au-dessus d’immenses rouleaux de polissage. 

J’ai le cœur qui se serre car je pense que je ne vais pas tenir le coup. Pourtant, après deux jours passés dans cette ambiance, je demande à rester dans la salle des machines et mon choix me surprend. 


Moi qui, en France ,était attachée de direction, toujours tirée à quatre épingles et ne recevant que sur rendez-vous, comment puis-je trouver un intérêt quelconque à ce travail d’usine d’ou l’on sort taché de graisse et rompu de fatigue? Pourtant, j’aime ce que je fais parce que je me mesure à des éléments nouveaux en ce qui me concerne.
Avant, je travaillais avec mon cerveau, maintenant, j’utilise mes mains ; j’étais assise huit heures par jour dans un bureau confortable, je dois me tenir six heures debout, face à des engins bruyants et sales et de  surcroît, il y a cette ambiance muette, du fait du bruit, où nous devons nous comprendre uniquement par gestes.

Alors que je travaille depuis plus de deux mois dans le cadre que je viens de décrire, je suis brutalement affectée aux champs car la période des melons vient de commencer et nous sommes tous réquisitionné pour ce travail. 


Le choc est rude pour moi car je me sens parfaitement intégrée à l’équipe et je n’ai pas envie de la quitter. Mais dans un kibboutz, il n’existe pas de décision personnelle ; seul, l’intérêt de la communauté prime; cela aussi est difficile à admettre pour un esprit français, donc indépendant. 


C’est un peu la mort dans l’âme que je pars pour les champs tous les matins à 5 heures, persuadée que cette fois, je vais flancher, d’une part parce que je pense  que physiquement ce sera trop pénible et d’autre part parce que durant tout ce temps passé au kibboutz, mon moral n’a pas toujours été bon. Les premiers temps, j’avais tout à découvrir, ce qui occupait mes moments de loisirs, mais dans un cercle aussi fermé que peut l’être un kibboutz, on parvient très vite à une sorte de routine ; on voit pratiquement toujours les mêmes  personnes on tient à peu près toujours les mêmes conversations, ce dont je me suis finalement lassée. 


Quant à mes rapports avec les volontaires, ils étaient excellents mais je commençais à être fatiguée de ces nuits sans sommeil dues aux nombreuses fêtes données par les uns et les autres à grand renfort de cris et de musique et ce, jusqu’à l’aube. 


Pourtant j’ai, là aussi, tenu le coup, soulevant durant des heures des seaux remplis de fruits murs et pesant entre 10 et 15 kgs, trié des tonnes de melons en fonction de leur couleur, de leur forme, de leur grosseur. 

Moshé, membre du kibboutz, responsable de ce travail, m’a beaucoup épaulée, pétillant d’intelligence et de dynamisme, on ne peut imaginer le potentiel de facultés qu’il possède. C’est chez Olga d’origine roumaine, arrivée à Nir-Am il y a près de 40 ans, au début de la création de celui-ci, que j’étais invitée à tout moment, d’autant plus qu’elle raffolait converser en français .C’est Stéphen, ce jeune volontaire allemand qui se posait beaucoup de questions sur le rôle que son pays a joué voici 40 ans et qui est venu ici pour mieux comprendre ce peuple qui a été opprimé par le sien et peut-être aussi pour demander pardon.? 

Au mois de juin, j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre que je ne pourrais pas apprendre l’hébreu dans l’oulpan se trouvant dans un kibboutz voisin et en moins de trois semaines j’ai dû trouver une solution. 


Ceci m’a conduite à Tel-Aviv où j’étudie depuis deux mois. 


De nouvelles aventures et découvertes m’attendaient et m’attendent encore et si aujourd’hui je ne sais pas  de quoi est fait demain, je suis par contre certaine que je vais continuer sur le chemin que j’ai choisi afin que mon rêve devienne réalité. 

  

Publié dans:ma vie |on 23 avril, 2010 |3 Commentaires »

mieux vaut tard que jamais

aaaavote.jpgCela fait 66 ans aujourd’hui que les femmes françaises ont le droit de voter. Notre beau pays est l’un des derniers à nous avoir donner ce droit, juste avant la Belgique, la Grêce et la Suisse. 

Autant il est vrai que « voter » est un droit mais aussi un devoir, autant il est difficile de savoir quoi faire : trop de partis, trop de promesses non tenues, trop de bagarres internes qui font douter qu’un parti qui ne sait pas faire le ménage chez lui soit capable de gouverner un pays. 

La critique est aisée, l’art est difficile, on peut aussi se demander ce que nous ferions si nous étions à la place des politiciens, réussirions nous là où ils échouent ? 

Enfin, en tant que citoyen, notre principale question n’est pas de savoir ce que le pays peut faire pour nous mais plutôt ce que nous pouvons faire pour lui. 

ELLE S APPELAIT SARAH

aaajoliecarte1.jpgLorsque je suis arrivée en Israël en Mars 1981, Je suis allée trois mois dans le kibbutz « nir-am » (sillon du peuple) situé près d’Ashkélon. Mes premiers pas dans ce pays qui allait devenir le mien, au milieu de gens venus de tous horizons, sont un souvenir très doux. Avec le peu d’anglais que je possédais, j’ai fait la connaissance de familles, avec lesquelles je papotais de tout mais surtout de rien, étant donné la pauvreté de mon vocabulaire.

Et puis j’ai rencontré Sarah, jeune femme nouvellement mariée qui sembait chercher auprès de moi, le dépaysement et un peu de sel à mettre dans sa vie qui lui semblait un peu trop fade.

Ne pouvant m’exprimer dans aucune langue comme je le souhaitais, je lui ai écrit ce poême et j’espère qu’elle a trouvé quelqu’un pour le lui traduire

 
ELLE S APPELAIT SARAH

Sur mon chemin j’ai rencontré,
Des fous, des rois et des malheureux,
Peu sont les seconds, légion sont les premiers,
Quant aux troisièmes, ils sont très nombreux.

J’ai vu aussi, il faut le dire
Des gens qui ont su garder
Fraicheur, pureté, tout ce qui fait sourire
Et dont beaucoup d’autres se sont amusé.

C’est vers ces derniers que mes pas m’ont guidée,
Avec les yeux du coeur je les ai regardés,
Auprès d’eux, j’ai eu envie de rester,
Pourtant un jour je les ai quittés.

Pourquoi me direz-vous puisque vous étiez bien ?
Parce que j’ai compris que ces deux qualités
Sont un bijou précieux qu’il faut promener
Pour que tout un chacun s’en délecte à sa faim.

Mais un joyau voyons à chacun on le cache !
Si vous avez fortune que personne ne le sache !
Car un jour on viendra vous prendre votre bien
Alors que ferez-vous si vous n’avez plus rien ?

Moi n’avoir plus rien mais vous plaisantez !
J’ai la joie au coeur, de nouvelles amitiés,
Ce joyau, seuls les sincères peuvent le deviner
L’avez-vous vu, vous qui me parlez ?

Ma fortune est invisible à beaucoup de gens,
Et surtout à ceux qui n’ont pas le temps
De faire un sourire à ceux qui en ont besoin,
D’écouter les pleurs ou de tendre la main.

Par contre elle étincelle aux yeux de tous ceux,
Qui au moins une fois ont été malheureux,
Qui peuvent comprendre que c’est avec le coeur
Que l’on réussit tout, même le bonheur.

Et à toi qui m’a inspiré ce poême,
Je te dis simplement « Je t’aime »
Parce que dans tes yeux et sourire confondus,
Je retrouve la pureté que je n’ai pas perdue
Les années qui nous séparent sont celles que j’ai parcourues,
Bien souvent seule, épouvantée et perdue,
Et si je peux un instant marcher à tes côtés,
De buter sur les pierres je voudrais t’éviter.

Souvent j’ai demandé au ciel de m’éclairer
Sur le rôle que je dois dans cette vie jouer
Et quand je me retourne sur le chemin passé
Je n’ai rien su faire d’autre, que de vouloir aimer
Jeannine Avranche -1981

 

 

 

 

 

 

Publié dans:poemes |on 19 avril, 2010 |Pas de commentaires »

avis de décès- Cachou nous a quittés

cachounet.jpg CACHOU N’EST PLUS 

  

  

Cela faisait des mois qu’elle n’était plus comme avant, passant son temps à dormir, à manger de moins en moins, et il était facile de voir que son système digestif était en mauvais état.

  

Devenue pratiquement aveugle à cause d’une cataracte b –oculaire, elle n’entendait plus grand chose non plus, mais malgré tout, elle était là. 

  

Hier je lui avais préparé du blanc de poulet coupé très fin, et à ma grande surprise, elle avait adoré, seulement une heure après, je l’ai entendue gémir et je l’ai trouvée couchée sur le flanc, la langue hors de la gueule. Je l’ai prise dans mes bras, l’ai consolée, caressée, car elle a toujours été très craintive, puis tout doucement je l’ai remise sur ses pattes mais j’ai vu qu’elles ne supportaient plus son corps, un peu comme si elle marchait sur de la glace et glissait. 

  

Petit à petit, elle a pu se mouvoir et à commencé à se soulager un peu partout et à visiter la maison de fond en comble très lentement, s’arrêtant dans les coins sans comprendre que pour en sortir, il fallait reculer. Malgré tout, elle a passé une bonne nuit. 

  

Ce matin, elle était comme d’habitude et je lui ai redonné un peu de poulet, oh ! pas beaucoup, une cuillère à soupe avec un peu de jus de cuisson et elle l’a avalé avec plaisir, seulement peu après, elle était de nouveau couchée sur le flanc et j’ai compris que c’était fini, il fallait seulement l’aider à partir un peu plus vite, ce que j’ai fait. 

  

Elle s’est endormie tout doucement, sans souffrir, elle avait 15 ans 1/2 . Elle a été une compagne fidèle, elle m’a donné beaucoup de bonheur et je ne l’oublierai jamais. 

Publié dans:animaux |on 10 avril, 2010 |3 Commentaires »

UNE ETOILE AU FOND DU COEUR

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J’en ai déjà parlé, j’écris, un peu de tout, des histoires courtes, des contes déjantés, des poêmes et aussi un livre qui  s’appelle « une étoile au fond du cœur » et qui vient d’être édité chez « Publibook » et est en vente également à la FNAC. 

J’ai d’autant plus été surprise que c’est l’éditeur qui est venu vers moi et non le contraire. 

  

Il s’agit d’une autobiographie écrite sous forme de roman et à la troisième personne. Au début j’avais quelques scrupules à publier mes peines et mes joies mais à partir du moment où j’ai pensé que cela pouvait me permettre, en cas de succès, de faire du bien, je n’ai plus hésité. 

  

Si je devais avoir un quelconque succès, mes droits d’auteurs seraient entièrement reversés à des associations s’occupant d’animaux. 

  

Pour ceux et celles qui aimeraient m’aider, voici le lien vous permettant d’accéder à mon livre, d’en découvrir le résumé et aussi les premières pages. 

  

http://www.publibook.com/boutique2006/detail-4976-PB.html 

  

Merci d’avance 

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

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