Archive pour février, 2010

mysticisme – allan Kardec

aaaallankardec.jpgAllan Kardec ou Alan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail, est considéré comme le fondateur officiel de la doctrine spirite [1] ou spiritismeIl en a définit les principes : 

Il est généralement surnommé le « codificateur du spiritisme Il en a défini les principes : 

« L’homme n’est pas seulement composé de matière, il y a en lui un principe pensant relié au corps physique qu’il quitte, comme on quitte un vêtement usagé, lorsque son incarnation présente est achevée. Une fois désincarnés, les morts peuvent communiquer avec les vivants, soit directement, soit par l’intermédiaire de médiums de manière visible ou invisible (Le livre des Esprits) » 

  

Il découvre les tables tournantes en 1855, pratique venue des Etats Unis.C’est à cette époque qu’il prend le surnom d’Allan Kardec, nom qu’il pense correspondre à celui qu’il portait lors d’une vie antérieure alors qu’il était druide.Après avoir conversé pendant des années avec toutes sortes d’esprits par l’intermédiaire de médiums, il écrira 5 livres dont : le livre des médiums, le livre des esprits, il fonde également la revue spirite encore publiée de nos jours. 

Il meurt en 1869 d’un anévrisme. 

Enterré au père Lachaise à Paris, sa devise inscrite sur sa tombe est : Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi. 

Publié dans:mystique sagesse |on 25 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 9ème partie

aaahistraymond8.jpgMoi je suis en plein marasme. Séparée de mon mari, je vis avec un compagnon africain qui est entrain de devenir fou. Au travail c’est le drame et c’est dans ces conditions que je vais perdre la seule chose qui me tenait la tête hors de l’eau. 

  

Jusqu’au bout je lui écrirai, jusqu’au bout j’essayerai de lui insuffler le courage de continuer. Moi, lorsque j’aurai besoin de lui, il n’y aura plus personne car il sera repris par la vie de tous les jours ainsi que par cette nouvelle vie qui commence pour lui…. sans moi. 

  

……..La nuit tombe tout doucement, nous sommes sur la terrasse, le repas terminé, nous écoutons le silence. La mer remonte, nous le savons sans la voir puisque son cœur vient, d’un rythme régulier, frapper le flanc des rochers. 

Les feuilles des arbres s’agitent au moindre souffle du vent. 

  

Alors sans rien dire vous vous levez, vous me tendez la main et je la prends car je sais qu’elle m’invite à une longue promenade à vos côtés. Nous descendons les quelques marches, puis nous nous enfonçons dans le sous-bois. Nous marchons ainsi perdus dans nos pensées, les feuilles craquant sous nos pas car c’est déjà l’automne et ce bruit nous rappelle que nous existons. Qu’il est bon de marcher ainsi main dans la main comme nous le faisons depuis des années !. Je sens mon cœur battre un peu plus vite et la pression de votre main se resserre. 

Devant nous, une petite clairière nous invite et c’est sur un tapis de mousse que nous nous reposons. 

  

Vos mains sont douces comme des pétales de roses et vos baisers brulants comme le sirocco et lorsqu’un long frisson tout à coup me parcourt, vous savez alors très bien que ce n’est pas le froid mais seulement le désir d’être tout à vous. 

  

23/05/1973 écrit que je viens de retrouver et que j’avais oublié 

  

A la source de vos lèvres je viendrai les chercher 

Ces 1000 baisers  brulants et j’en redemanderai 

Et comme la source est intarissable 

Votre  cœur en produisant beaucoup, 

J’en aurai pour un temps indéfinissable 

Il suffira de les demander, c’est tout ! 

Et comment les demande-t-on à un homme tel que vous ? 

Faut-il faire une prière, ou bien devenir fou ? 

Ou encore se blottir contre votre poitrine 

Ne dites rien cher cœur, ne dites rien je devine. 

Dans un petit sachet que vous m’avez donné 

Il y a mille baisers qui sont ma récompense 

Dites-moi mon chéri si vous avez trouvé 

Le temps qu’il me faudra pour en faire la dépense. ? 

  

  

Dans les derniers jours de notre correspondance

  

Si ma lettre ne vous plait pas 

C’est que je suis triste à mourir 

J’aurai voulu rêver 

Mais le rêve n’a pas voulu venir 

J’ai l’impression  d’être abandonnée 

Et de vous avoir perdu à jamais 

Mais que deviendrai-je si cela arrivait 

Ce vide qui m’entoure est comme un gros nuage 

Et j’avance titubante en cherchant mon chemin 

Chaque pas que je fais me coute davantage 

Je me demande quand vous me tendrez la main 

  

Mon cœur est un ténor et ne chante que pour vous 

Avant il était mort, il vit depuis le jour 

Ou vous m’avez écrit combien vous m’aimez 

Alors oui vous pouvez changer tous les mots 

Je suis sure que votre âme en connaît de très beaux 

Vous pouvez à loisir faire les rectifications

Que ce soit avec ou sans ma permission. 

Lorsque ma mère détruira une grande partie de mes écrits, elle me privera de beaucoup de mes souvenirs et c’est pour cela que ceux qui restent, j’ai eu beaucoup de plaisir à les retranscrire ici, car c’était un moyen de les faire revivre même si ce n’est que pour un court  instant. 

  

                                       F I N 

Publié dans:ma vie |on 24 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 8ème partie

aaahistraymond4.jpgRaymond est sorti de prison, il a écopé de 4 ans d’emprisonnement mais son temps de préventive plus les remises de peine pour bonne conduite et études faites en prison, avec obtention d’un diplôme, lui ont valu de sortir assez vite après son procès. 

  

Dès sa sortie, et conseillé par une assistante sociale, il suit des cours pour sa reconversion professionnelle et est en internat toute la semaine, ne rentrant auprès de son épouse et de sa fille que pour les week-end. 

  

Il nous reste peu de temps pour nous écrire nous le savons tous les deux car lorsqu’il sera définitivement chez lui, plus rien ne sera possible. 

  

REVERIE 

  

Je me suis vue dans bien des années devant le piano que vous  m’aviez offert, jouant pour vous, rien que pour vous, tout ce que nous aimions. 

  

La maison est grande, claire et propre. 

  

Depuis longtemps déjà nous sommes ensemble et chaque matin nous lisons dans les yeux l’un de l’autre, le même élan de tendresse qui nous fait vivre intensément.. 

  

C’est que nous avons tout partagé, les durs moments et les meilleurs. Rappelez-vous nos débuts, ces premières années si difficiles. Jamais vous n’avez douté et moi j’étais fière d’être auprès de vous. Je vous ai vu travailler sans ménager votre peine et dans ces moments là, j’aurais voulu être un homme pour pouvoir vous aider. 

  

Mais quand arrivait le soir, harassée de fatigue, j’étais heureuse d’être femme car malgré tous vos soucis,  vous trouviez encore le moyen de vous occuper de moi, de me faire rire, de m’émouvoir et dans notre maison aussi pauvre fut-elle, c’était le bonheur qui scintillait partout. 

  

Ce vieux meuble bancal qui était dans un coin, nos yeux le transformaient en un bahut rustique fleurant bon la cire et notre vieux réchaud devenait cheminée ; là où le sol s’effritait, nous mettions un tapis. Notre vaisselle ne valait guère mieux mais là aussi nous avons fait des prouesses ; l’assiette ébréchée devenait porcelaine de Saxe et le verre à moutarde, flûte de cristal. 

  

Bien souvent, nous avons bu le champagne du puits, chaque jour plus frais et plus limpide, puis nous nous inventions des rêves, mêlant tous deux notre imagination. 

  

La nuit tombait alors sur notre beau château et chaque soir, je vous ai retrouvé plus prévenant et plus tendre, cherchant par tous les moyens à me faire plaisir. 

  

Vous m’avez offert un bonheur merveilleux et je n’ai jamais regretté d’être de vos côtés. 

  

-Voilà mon doux cœur où mes rêves m’ont conduites 

-Auriez-vous aimé cette vie que je vous ai décrite ? 

Publié dans:ma vie |on 23 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 7ème partie

aaahistraymond7.jpgRenée à bien sur très mal vendu son magasin, et à cause d’un vice de forme elle ne touchera qu’une infime partie de ce qui lui revenait ; Raymond, de sa cellule assiste impuissant à cette situation dont il prend une part de responsabilité car s’il avait été dehors….. rien de tout cela ne serait arrivé.   Avant mon départ pour l’Afrique, j’avais rendu visite à son avocat. Cet homme s’était révélé  plein de compassion pour moi, essayant de me prévenir que je m’engageais sur un chemin de non-retour puisque, une fois libéré, Raymond retournerait vers son épouse et sa fille. Il avait aussi pris connaissance des lettres que je lui écrivais et de leur contenu et avant que je le quitte, il m’avait demandé de lui écrire tout ce que je pensais de Raymond, avec mes mots à moi, lettre dont il se servirait au procès pour convaincre les jurés que cet homme qu’ils avaient à juger, était plus victime d’un moment d’égarement que coupable. J’ai appris après le procès que ma lettre avait fait partie de son plaidoyer.   

Je recevrai des missives merveilleuses de Raymond, décorés de dessins faits au pastel , dont les coins on été découpés à la lame de rasoir et colorés tels de l’origamie, et je vais, tout le temps que je le pourrai, continuer de le faire rêver.   ATTENTE : 

Depuis des heures et des heures je vous attends dans notre châlet et je m’inquiète de votre retard.   Ce matin, lorsque j’ai senti le vent se lever, lorsque j’ai vu la neige tourbillonner, j’ai su que le chemin serait rude pour vous. Alors je suis descendue dans la vallée, du plus loin que j’ai pu je vous ai cherché  puis j’ai regagné notre maison en parsemant le chemin de roses rouges.   

La lune est à son plein,elle éclaire cette surface blanche maintenant calmée.   Dans la maison j’ai tout allumé, 

Elle est un phare guidant un naufragé, Vous êtes un bon navigateur, 

Cette pensée me réchauffe le cœur.  Et tout à l’heure quand vous allez rentrer, 

Dans vos deux bras je vais me précitiper Je vous enlèverai votre manteau trempé, 

Et puis j’essuyerai vos cheveux tout mouillés  De mes mains je réchaufferai votre visage froid 

Et mes yeux vous diront quel était mon émoi. Alors vous me prendrez doucement contre vous, 

Et ensemble nous ferons les rêves les plus fous    Maintenant mon chéri, vous êtes fatigué, Je vais donc vous laisser aller vous reposer 

Je voudrais seulement avant de vous quitter  Vous entendre une seule fois me dire que vous m’aimez.   

Publié dans:ma vie |on 22 février, 2010 |1 Commentaire »

il s’appelait Raymond – 6ème partie

aaahistraymond6.jpg   Quelques mois ont passé. Le 7 mars 1972 je suis partie pour Abidjan rejoindre mon mari avec mes deux enfants.A peine débarquée, j’apprendrai que mon époux à une maitresse et sans plus d’explication sur notre avenir immédiat je me retrouverai seule pour affronter ma nouvelle vie pleine de points d’interrogation. 

  

Je pense que ce sont les lettres que j’ai pu écrire à Raymond ainsi que ses réponses qui m’ont permis de ne pas sombrer complètement dans la folie, et durant les premières semaines de mon séjour en Afrique je serai une automate pour tout ce qui concerne les actes les plus simples de la journée ne reprenant vie que lorsque je suis devant mon écritoire et que je n’existe plus que pour une seule raison :LUI. 

  

La séparation : 

  

Ma vie, mon chéri, n’a de valeur que si elle est vécue pour quelque chose ou pour quelqu’un et je vous la donne si vous en voulez, mais si vous souhaitez que je me raconte,il faut alors que vous m’aidiez parce que là, revient toute ma timidité. 

  

Je peux répondre à tous vos élans si vous savez entretenir la flamme qui brûle en moi, si vous savez cultiver ce jardin dont nous avons parlé, et comme dans tout cela j’ai aussi un rôle à jouer, je veux être tour à tour, celle qui attend, celle qui espère, et celle qui propose. 

  

Mais là,  les mots n’ont plus de sens, ou peut-être est-ce ma poêsie qui s’arrête, nous entrons dans un domaine où tout est mystérieux et où le moindre geste peut-être fatal ou merveilleux. 

  

Et ce geste, je voudrais que vous le fassiez avec la clé que je vous ai donnée et qui ouvre toutes les portes. 

  

Raymond cher à mon cœur, je pense à toi sans cesse                                                                                                                        

A cette séparation qui tous les deux nous blesse 

Y-a-t-il quelque part un coin de ciel bleu ? 

Mon cœur me dit qu’un jour nous y serons heureux, 

Où qu’il se trouve cet endroit de délices, 

Nous saurons le trouver, déjà mon cœur s’y glisse, 

Dans tes bras je suis bien, viens et ne sois plus triste. 

  

  

  

 

Publié dans:ma vie |on 21 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 5ème partie

aaahistraymond5.jpgCe qui va nous aider à sublimer notre correspondance c’est que jusqu’au bout nous garderons le « vous » pour nous parler, un mot qui élève ceux qui l’utilisent, un mot qui évite tout dérapage épistolaire, un mot qui embellit les phrases, quatre petites lettres qui font toute la différence. 

  

Lorsque je me suis rendu compte de la tournure que prenaient nos lettres, j’en ai parlé à Renée par honnêteté et je pense que si elle avait réagi à ce moment là, tout se serait arrêté mais la seule chose qu’elle m’a dite en guise de réponse c’est : « c’est une femme comme vous que mon mari aurait du épouser » J’ai pris cela pour une acceptation de sa part et à partir de ce moment plus personne ni plus rien n’avait d’importance. 

  

Lors de mes visites, Raymond est de plus en plus inquiet. Il apprend par sa femme qu’elle veut vendre la boutique pour récupérer le « pas de porte » qui lui permettra de vivre un peu mieux et de voir venir mais Raymond sait qu’elle est non seulement ignorante des lois et démarches à faire pour ne pas se faire rouler mais qu’en plus elle est très têtue et que quand elle a quelque chose dans la tête,  il est très difficile, voire impossible, de l’en dissuader. 

  

Je voudrais l’aider de toutes mes forces car il faut surtout qu’il garde courage, il va lui en falloir pour affronter tous ces mois de préventive avec au bout, un procès qui est loin d’être gagné d’avance alors, avec les moyens mis à ma disposition, c’est à dire rien, si ce n’est que mon désir de l’apaiser je continue à lui écrire et à le faire rêver : 

  

Consolation 

  

………….je voudrais être pour vous la maman qui berce son petit garçon lorsque celui ci a du chagrin et que deux grosses larmes coulent le long de ses joues. 

Je voudrais être l’amie chez qui on vient bavarder en toute quiétude. 

Je voudrais être le copain sur qui on peut toujours compter. 

Je voudrais être l’épouse fidèle et attentionnée et aussi l’amante passionnée. 

  

Viens mon petit enfant, près de moi tu trouveras la paix. 

Viens mon doux ami te détendre en ma compagnie.

Viens solide camarade et offre-moi ton franc sourire. 

Viens mon compagnon et protège moi contre la vie, ta maison t’attend chaude et calme. 

Viens mon merveilleux amant, conduis-moi dans ce paradis que nous avons constuit tous les deux, pour nous deux, rien que pour nous deux. 

Publié dans:ma vie |on 20 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 4ème partie

aaaahistraymondrideuax4.jpgPendant un certain temps il ne se passe rien mais Renée me raconte ses visites au parloir et c’est ainsi que je vais apprendre qui est cet homme, leur rencontre, leur mariage, je verrai même des photos sur lesquelles apparaît un bel homme. 

Au fur et à mesure qu’elle me parle, je les découvre tous les deux, j’imagine la vie qu’ils ont eu jusqu’à ce jour tragique ou tout a basculé et je me rends compte de la tristesse de celle-ci, des gens qui ne se sont jamais posé de questions, qui n’ont eu ni joie ni peine, qui ont laissé les événements les conduire. Seule leur fille est un rayon de soleil dans cette vie terne. 

  

Alors il me vient l’idée de correspondre avec Raymond pour apporter dans sa cellule un petit peu du soleil qu’il n’a jamais vu. Renée accepte et c’est ainsi que va commencer une correspondance qui va durer plus de 3 ans. 

  

Au début, les échanges sont peu nombreux et les lettres courtes et insignifiantes mais petit à petit, Raymond va commencer à « parler » à « se raconter » à se rendre compte qu’il a fait lui aussi des rêves lorsqu’il était plus jeune, qu’il avait des désirs jamais assouvis et  qu’il va commencer à vivre. 

  

Bien entendu, je montre les lettres que j’envoie et que je reçois et à mon mari et à Renée et personne ne voit rien à redire, à tel point que cela n’intéressant ni l’un ni l’autre,  je finis par cesser de parler de ma correspondance et lorsque  nous approchons de Juin 1973, date à laquelle je partirai rejoindre mon mari en Côte d’Ivoire, j’obtiens du juge trois permis de visite. 

  

Cette vitre qui nous sépare nous ne la voyions même pas, se sont nos yeux qui communiquent et les mots d’amour que nous ne prononçons pas, éclatent dans nos cœurs tels un feu d’artifice. 

  

Maintenant je connais bien Raymond, je le devine, je sais tout ce qu’il ressent et j’ai alors une folle envie de le faire réver, de s’évader en rêve de ses quatre murs. Sans bien me rendre compte de ce que je fais ni où cela va nous conduire, je l’entraine dans mon monde d’imagination où tout n’est que beauté et amour. 

  

  

  

Voici le premier poême en prose que je lui ai envoyé et que j’ai pu sauver de la catastrophe puisque ma mère un jour, découvrant ma correspondance, la détruira en me traitant une fois de plus de « vicieuse » 

  

Le prisonnier.   

  

Tous ces gens que je vois marcher autour de moi lorsque je vous quitte, c’est avec vos yeux que je voudrais les voir. 

Ces enfants qui jouent et crient, je voudrais que ce soit les nôtres. 

Cette musique venue de nulle part, c’est ensemble que je voudrais que nous l’écoutions et si je suis triste en vous quittant, c’est parce que je n’ai pas pu vous apporter tout cela en venant.

  

Mon tendre amour, les murs de votre cellule, je les ai recouvert de papier peint à fleurs bleues. J’ai aussi accroché ça et là, quelques tableaux, ceux que je préfère. A  la fenêtre, vous pouvez voir une mousseline qui frémit au moindre souffle de vent et le soir, lorsque vous tirez les doubles rideaux, ceux-ci sont de velours rouge foncé et ils nous protègent de tous les regards indiscrets. 

Publié dans:ma vie |on 19 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 3ème partie

aaahistraybrquage3.jpgEncore quelques mois durant lesquels il ne se passe rien et puis un jour, on propose à Raymond de participer à un braquage sans risque, après quoi il touchera sa part, une bonne part, qui renflouera pour un certain temps les caisses de l’épicerie désespérément vides. 

  

L’isolement moral dans lequel il se trouve, le poids de la fatalité, une envie de se venger contre cette vie si injuste, envers lui et sa femme vont le faire emprunter un chemin qu’il ne connaît pas : celui de la malhonnêteté.Là non plus il ne va rien dire à sa femme, pour ne pas l’inquiéter ; de plus dans son esprit, il s’agit d’une seule tentative de récupérer par tous les moyens une partie de ce qui lui a été volé et dont tout le monde se fout y compris les hautes instances qui sont là pourtant pour défendre des gens comme lui. 

  

Cette fois là, il ne s’agit pas de matériel électrique mais de braquer un employé des allocations familiales qui vient à date fixe apporter l’argent aux familles bénéficiaires. Tout a été prévu, le fils d’un des concierges à donné tous les renseignements, les repères ont été faits, il n’y a plus qu’à attendre la tournée de l’employé car dans une des familles,  les malfaiteurs sont entrés de force et la retiennent en otage attendant que l’homme sonne, puis entre. Après quoi, il suffira de l’estourbir, de lui prendre sa saccoche et de filer. Raymond lui, est le chauffeur et il attend dehors, le moteur allumé. 

  

Le braquage va bien se passer à un détail près : dans l’affolement un des voleurs, armé alors qu’il avait été expressément dit que personne ne porterait d’arme, va tirer un coup au plafond car l’employé des allocations se débat plus qu’ils ne l’avaient imaginé. Le bruit va attirer l’attention et même si les braqueurs on pu s’enfuir, ils ont laisser trop de traces qui vont permettre à la police d’attraper toute la bande. 

  

Un soir elle se pointe chez Renée et sous ses yeux, on embarque son mari sans lui fournir la moindre explication. 

  

Renée va garder cela pour elle aussi longtemps qu’elle le pourra mais un jour, elle est forcée de me mettre au courant, non seulement parce que pour elle aussi le poids du silence est trop lourd mais en plus, elle a encore plus besoin de moi pour garder le magasin puisqu’elle va se rendre deux fois par semaine à la Santé où son mari est incarcéré . 

Publié dans:ma vie |on 18 février, 2010 |Pas de commentaires »

il s’appelait Raymond – 2ème partie

aaaraymondepicerie.jpgNous sommes en 1972, nos enfants ont grandi mais j’ai pris l’habitude d’aller assez souvent à la boutique pour donner un coup de main à Renée qui est débordée, et par sa petite fille, et par ce commerce qui l’occupe depuis 5 heures du matin, heure des livraisons, jusque tard dans la soirée pour ne pas louper une vente. 

  

Et un jour lorsqu’elle m’accueille, son visage est décomposé. Nous sommes en décembre et comme chaque année à pareille époque, Renée à commandé des victuailles de fête, foie gras, champagne etc … qu’elle a entreposées dans sa cave. Ces achats, non encore payés, sont les seuls qui lui permettent, une fois par an, grâce à des marges bénéficiaires plus conséquentes, de renflouer un peu sa trésorerie. Or des voleurs se sont introduits de nuit dans les sous-sols et ont tout déménagé. Il ne reste plus rien. La perte est considérable car les marchandises devront être payées aux fournisseurs. 

  

Et avec quel argent ? 

  

La police a été prévenue et est venue faire son enquête mais celle-ci a été tellement baclée que les policiers ne pensent même pas à chercher d’éventuelles empreintes et quand Raymond leur pose la question, l’un d’eux répond : « oh ! vous savez, des histoires comme la vôtre, nous en avons environ 7 ou 8 par jour alors !!!….. 

  

Raymond, nous le savons déjà n’est pas bavard, alors, selon sa bonne habitude, il va garder cette histoire pour lui et il va…… ruminer,….. ruminer pendant des jours, pendant des mois et il va naitre de cette situation, une colère rentrée qui va grossir…. Grossir…. et ne  demander qu’à éclater. 

  

Quelques mois passent. Pour essayer d’oublier, il travaille dans son box jusqu’à des heures avancées et il remarque qu’à quelques dizaines de mêtres de lui, un autre box est aussi occupé par des hommes, qui viennent et s’en vont, qui entreposent des réfrigérateurs, machines à laver puis viennent les rechercher et un jour, un des hommes vient lui emprunter un outil, et  c’est ainsi qu’ils vont  faire connaissance. 

  

Pourquoi Raymond n’a- t- il pas continué à se taire comme il le faisait depuis toujours ? Il faut croire que le fardeau était trop lourd à porter et il va un jour, se sentant en confiance, raconter le vol dont il a fait les frais. 

  

Ses nouveaux voisins l’écoutent en silence et puis un jour eux aussi mis en confiance vont lui révéler leurs activités. Ce sont des hommes qui dévalisent, puis revendre les marchandises volées, non pas dans les caves mais dans les entrepôts et ils font, eux, dans l’électro-ménager. 

Publié dans:ma vie |on 17 février, 2010 |Pas de commentaires »

DERRIERE LES BARREAUX- STEPHANE

aaastephane.jpgJ’ai pendant un certain temps correspondu avec un homme qui était en prison. Rien n’était prémédité mais au fil de nos écrits,des sentiments platoniques sont nés. 

Lorsqu’un homme vit entre quatre murs, coupable ou pas,les valeurs ne sont plus les mêmes car chez celui qui est privé de liberté, tout est exacerbé et prend des dimensions insoupçonnées.   J’ai donc senti le besoin de le faire rêver et d’imaginer une chose qui jamais n ‘existerait, nous le savions tous les deux,celle de notre première rencontre une fois libéré et j’espère par ces quelques lignes y être arrivée.

 Hier soir,lorsqu’enfin tu as frappé à ma porte, mon cœuC’est arrêté de battre. J’avais peur de n’être pas assez belle pour toi, peur que tu découvres, ça et là  les stigmates du temps, Peur que tu sois déçu par la Yaêl dont tu rèves depuis dix ans  En tremblant, j’ai ouvert la porte, mes yeux se sont accrochés aux tiens, je n’ai pas en le temps d’y lire tout l’amour que tu me portais que déjà, j’étais dans tes bras.  J’aurais voulu que ce moment ne finisse jamais, car je savais  qu’il ne reviendrait pas ; il y a des choses que l’on ne vit qu’une fois ; je m’impregnais de ta chaleur, de ton odeur pendant que tu murmurais des mots décousus, tant l’émotion qui t’étreignait était forte. 

  Sans bien savoir comment, nous nous sommes retrouvés dans le salon, assis l’un près de l’autre. Ma main caressait ta joue et  Recueillait les larmes qui scintillaient au bord de tes paupières et enfin, nous avons pu parler. 

  Des heures ont ainsi défilé, faites de rires et de pleurs de questions  sans réponse, puis le silence s’est établi entre nous. 

  Lequel de nous deux devait entrainer l’autre à la découverte de l’amour ? tes yeux me criaient «  aide-moi Yaêl, c’est la première fois », les miens te répondaient : « ose Stéphane, c’est toi l’homme ! »  

  Alors tu t’es levé, m’aidant à faire de même puis tu m’as conduite là où nous nous sommes réveillés ce matin. 

  Tel un bon amant, tu as commencé par éteindre la lumière pour que nos sens découvrent ce que nos yeux ne pouvaient  pas voir, puis nous sommes partis l’un et l’autre à la découverte de notre sensibilité. 

  Quelle merveilleuse aventure mon amour ! tu n’étais que douceur, je n’étais que tendresse ; l’amour que nous avions contenu pendant si longtemps, déferlait en vagues folles et malgré l’impatience de nous unir, nous contenions tant bien que mal notre désir toujours plus grand. 

  Quels merveilleux mots n’as-tu pas prononcés ? Combien de nouvelles caresses n’ai-je pas inventées ; c’était si bon de te sentir enfin contre moi, c’était si bon de découvrir tout ce désir que je t’inspirais. Là encore, c’était toi le maître, décidant de l’instant où nous allions enfin être l’un à l’autre. 

  Dans une explosion d’étincelles, nos corps se sont unis, l’un donnant à l’autre ce que l’autre donnait au premier ; l’harmonie était complète, totale, éblouissante de pureté et d’amour. 

  Las d’une merveilleuse fatigue, nous avons tout doucement retrouvé notre souffle ; alors, tu as allumé la lumière et nos yeux ont découvert ce que nos corps déjà connaissaient. 

  Dans tes yeux, j’ai lu tant d’amour, dans les miens, il y avait tant de douceur que le baiser que nous avons échangé était notre « merci ». 

  Ce matin, tu dormais encore lorsque je me suis réveillée ; tout doucement, je t’ai pris dans mes bras ; ton corps était si doux , si chaud qu’il était pareil à celui d’un enfant et je l’ai couvert de baisers. Sans ouvrir les yeux, tu as bougé, tu t’es serré un peu plus contre moi et je suis restée ainsi à te contempler faisant attention à ne pas te réveiller. 

  J’attends ce soir avec impatience car je sais qu’à nouveau nous serons l’un à l’autre, que pour moi, tu inventeras des caresses jaamais faites, que pour toi je découvrirai des mots jamais dits et que nous ne ferons qu’un. 

  Je t’aime Stéphane, plus que moi-même.Tu es entré dans ma vie où une place immense était vide sans que je le sache. J’ai besoin de toi mon chéri, aime-moi comme tu sais si bien le faire. J’ai besoin de toi Stéphane et je t’attends. 

  YAEL AVRAHAM   - Tel Aviv  1986.. .

Publié dans:ma vie |on 16 février, 2010 |Pas de commentaires »

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