les aventures d’une vieille carcasse – 12ème partie

aalamort3.jpg   LA MORT 

  

Quelle bonne idée j’ai eue de vous promettre quelque chose sur un tel sujet d’autant plus difficile à aborder que depuis que le monde est monde il fait peur alors on l’occulte, et on pense que si on ne parle pas de lui, si on le laisse tranquille, il nous oubliera alors qu’on sait très bien qu’un jour viendra où il se rappellera à nous. 

  

Ce sujet est d’autant plus difficile à aborder que la religion et la philosophie se sont emparé de lui et qu’il existe parmi nous, les lettrés, les croyants, les sceptiques  et les autres.  

  

Je ne me souviens plus quand exactement j’ai commencé à m’intéresser à lui mais je pense que j’avais déjà admis l’existence de l’entité supérieure dont je vous ai parlé, ce qui a rendu plus facile ma compréhension et surtout ma façon d’accepter l’inacceptable. 

  

Bien des questions se posent à commencer par : pourquoi la mort fait-elle si peur puisque très jeune nous savons qu’elle existe, qu’elle nous appelera un jour , qu’elle est inéluctable ? 

  

Une autre aussi, pas moins importante : puisque nous avons toute la vie pour nous habituer à elle, pourquoi refuser d’y penser pour se retrouver complètement démuni quand elle se présente à nous ? 

  

Et encore, pourquoi tant de gens la maudissent cette vie,   prétextant qu’il y a trop d’injustices sur cette terre, qu’ils n’ont  pas de chance, alors que ces mêmes gens tueraient père et mère lors d’une panique afin de se retrouver parmi les survivants ? 

  

Je crois qu’une des réponses possibles consiste à dire que dans ce dernier cas, c’est notre instinct qui nous pousse à agir sans tenir compte de rien si ce n’est que de survivre, alors que dans la vie de tous les jours, ce qui nous pousse à penser autrement ce sont les douleurs que nous ressentons, soit lorsque nous sommes malades, ou encore lorsque nous perdons un être cher et que nous refusons la séparation d’avec lui, également lorsque nous aimons et que nous voulons que cela dure toujours. 

  

Alors comment faire pour amoindrir notre peur et notre peine ? 

  

Des êtres tels que les religieux, les penseurs, les médecins, les psychologues se sont penchés sur ce sujet et je pense qu’il est bon de s’arrêter un instant sur ce qu’ils nous ont laissé comme message.pour, à notre tour, essayer de comprendre comment nous pouvons contenir notre peur, et amoindrir notre peine. 

  

C’est dans les religions et monothéistes et asiatiques que le sujet est soulevé, étudié, expliqué,et que nous dit-on ?   

  

1)      Que la vie est un passage sur terre 

2)      Que la mort est le dernier acte de la vie 

3)      Que nous vivons une succession de vies et que dans chacune d’elles nous avons quelque chose de spécifique à apprendre et à faire, un peu comme à l’école ou une seule année d’études ne suffit pas pour tout savoir. 

4)      Et que lorsque nous avons fini de revenir, notre corps quitte le cycle des réincarnations et la parcelle d’éternité qui est en nous part dans des sphères plus élevées, plus célestes. 

  

Une fois ceci admis comme possible,(je n’ai pas dit comme certain), on nous dit aussi que c’est notre âme, seule immortelle,  qui se réincarne à chaque fois et qu’elle est parfaitement consciente de ce que comporte cette nouvelle vie dans laquelle elle va devoir nous aider à agir.et nous guider 

  

On nous explique que même si le nombre de réincarnations de chacun n’est pas connu et n’a pas d’importance pour la suite, il est normal de penser que les premières réincarnations ont lieu dans des vies assez faciles qui ne comportent que quelques épreuves mais que plus on monte dans les paliers, plus elles se compliquent, pour devenir franchement difficiles lorsqu’on arrive à la fin des retours sur terre. 

  

Si cela est réel, on pourrait comprendre que les beaux, les riches et les heureux en sont à leur début alors que les infirmes, les malheureux, les mal -aimés, sont au bout de leur périple. Ce qui expliquerait  que cette soit disant injustice qui s’étale sous nos yeux, est uniquement  vue par nous comme telle. 

  

Mais autre chose non moins importante est portée à  notre connaissance, c’est que chaque vie qui nous est donnée est accouplée avec une mission qui lui correspond et qui peut être celle d’aimer, de donner, de vaincre, de renoncer,etc… toutes ces choses que nous rencontrons au cours de notre existence et qui, si nous aimons mal, si nous ne donnons pas assez, etc.. se retourneront contre nous dans la vie suivante et que nous serons victimes des mêmes méchancetés que celles que nous avons commises dans la vie précédente, ceci afin de comprendre car dans ce genre d’expérience, il n’y a pas de punition seulement des épreuves destinées à comprendre et à s’élever. 

  

Je dois dire que ceci est le fruit de mes introspections et que cela m’a beaucoup aidée de penser ainsi car en ne trouvant pas à chaque coin de rue une forme d’injustice, en comprenant aussi qu’avec cette vie, il nous a été donnée des règles et des armes, j’ai senti que pour en comprendre le maniement, il nous suffit d’en avoir  l’envie , la modestie de ne pas croire qu’on a tout compris, prendre le risque d’aller à  l ’aveuglette étant malgré tout guidée par cette fameuse petite voix que l’on entend uniquement si on lui donne la parole et de ne pas prendre pour argent comptant la logique cartésienne. 

  

Le sujet est loin d’être clos mais si vous avez quelques difficultés pour lire ce que j’ai écrit  qui est assez hermétique, sachez que moi aussi j’ai beaucoup de mal pour exprimer ce que je ressens ainsi que le message que je veux faire passer. Aussi, nous allons nous reposer un peu et demain nous remettrons notre cœur à l’ouvrage. 

  

  

Publié dans : mes écrits et ceux des autres |le 24 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

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