Archive pour novembre, 2009

les aventures d’une vieille carcasse -18ème partie

aagentleman.jpgLE GENTLEMAN

 

  

   

Ce 8 mars 1973, je débarque à Abidjan avec mes deux enfants, David 10  ans 1/2 et Alexandre 3 ans ½ après 6 heures de vol. Il est 5 h 30 du matin. 

  

Guy, mon mari nous attend à l’aéroport et nous conduit à la villa qu’il occupe depuis son arrivée en Afrique. 

  

Pour bien comprendre ce qui va suivre, il faut savoir tout d’abord que nous sommes mariés depuis 8 ans environ et que le couple ne va pas très fort et même pas fort du tout. Trop de choses nous séparent, caractère, personnalité, échelle de valeurs, mais ce qui nous retient de divorcer, ce sont les enfants, l’emprunt que nous avons fait pour acheter notre appartement à Asnières et aussi, peut-être surtout, la difficulté de prendre une décision, de casser la routine, d’aller à l’aventure, alors…. On continue. 

  

Lorsque mon mari était déjà en Afrique, nos rapports étaient surtout téléphoniques et je m’étais rendue compte combien la vie était agréable sans lui avec seulement les deux enfants mais quand je lui avais suggéré de rester à Paris à condition que cela ne nuise pas à sa carrière, il m’avait répondu : « arrête tes conneries, envoie les cantines et prépare toi à venir me rejoindre avec les gosses » qui aurait pu résister devant de tels arguments, ? personne, donc j’ai fait comme tout le monde j’ai mis des locataires dans notre appartement avec un bail d’un an, j’ai vendu tous nos meubles et…. Je suis partie pour la grande aventure. 

  

Arrivés à la villa, les enfants qui n’ont pas dormi ou très peu dans l’avion partent se coucher, Guy lui s’apprête à partir au bureau mais avant il me parle : 

  

« voilà ! j’ai rencontré une femme ici, elle est belle, intelligente et fait bien l’amour (sic), et comme je suis gentleman,(re-sic) je te le dis pour que tu ne l’apprennes pas par quelqu’un d’autre, oh ! il est déjà 8 heures, je pars au boulot, je reviendrai déjeuner vers midi, entre temps, vois avec le boy  ce que tu veux qu’il prépare pour le repas et surtout ne te laisse pas faire, tous des cons » (re- re- sic). 

  

Monsieur est parti, Madame est là, ne sachant pas bien ce qui lui arrive mais elle vient de comprendre ce que cela fait quand le ciel tombe sur la tête. 

  

A 12 h le Chef regagne ses pénates et la pétasse (c’est moi) lui fait part de sa décision : « jusqu’à ce que je comprenne où j’ai attéri et ce que je peux faire de ma vie, puisque je ne peux pas retourner en France du fait que notre appartement est occupé parce que tu l’as voulu ainsi, je reste ici. Apparemment, nous serons mari et femme devant les enfants et la galerie mais intimement, nous sommes des étrangers, je te demande une seule chose, d’être à la maison le soir jusqu’à ce que les enfants aillent se coucher et le matin à leur réveil mais tes nuits t’appartiennent, pour la suite je déciderai lorsque je comprendrai un peu mieux comment me sortir du bourbier dans lequel tu nous as entrainés, mais sache une chose, un jour je ne sais ni quand ni comment, je te rendrai la monnaie de ta pièce et j’espère que tu te souviendras alors qui de nous deux à commencé. Monsieur acquièsce, Madame n’a plus rien à dire, la guerre froide est déclarée elle va durer un an. 

  

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 30 novembre, 2009 |3 Commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 17 ème partie

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Dans le fond, il faut peu de choses pour démolir une personnalité naissante comme il faut peu de choses aussi pour la forger. Chez moi, il aura suffit d’une motte de beurre, d’un bouquet de fleurs pour m’apprendre des choses qui deviendront essentielles ; En effet, la motte m’a appris à détester le favoritisme, les dessous de table et par extension la diplomatie lorsque celle ci s’apparente à l’hypocrisie ce qui est très souvent le cas. Comme la petite fille de 7 ans que j’étais avait raison de ne pas comprendre qu’avec des chocolats, des bonbons, une motte de beurre et des fleurs on pouvait acheter des places ; c’est comme à l’église ou à coups de prières on s’achetait une place au paradis. 

  

Le bouquet lui, m’a appris qu’on pouvait se révolter et que quand on le faisait, le ciel ne nous tombait pas sur la tête et qu’il valait mieux avoir de mauvaises notes que l’on méritait (encore que rien n’est moins sur quand on sait comment et pourquoi les points étaient attribués) que des bonnes que l’on ne méritait pas. 

  

Beaucoup plus tard, j’ai eu l’occasion d’aller au théatre et j’ai vu la pièce « 12 hommes en colère » 

  

Pas de décor sauf celui du début du spectacle qui restera jusqu’à la fin, un seul acte, 12 acteurs qui en dehors de se lever de la table autour de laquelle ils sont assis pour faire quelques pas, puis de venir se rasseoir,aucun autre mouvement pour animer le tableau, tout est dans les dialogues. 

  

Cette pièce a été pour moi une révélation. Le monde en microcosme, composé de gens de tous âges, de tous milieux, de toutes professions, 11 sur douze, pressés de se débarrasser d’une mission qui les ennuie pour aller retrouver, un sa maitresse, l’autre son match de foot et le douzième qui ne sait pas plus que les autres si l’accusé est coupable ou innocent mais qui estime que quand on a entre ses mains la vie et la liberté d’un homme, on peut lui consacrer le temps qu’il faut pour être sur, en son âme et conscience, que le verdict sera mérité.S’ensuit alors un débat dans lequel chacun défend ses convictions. 

  

Là, j’ai appris que le témoignage humain est quelque chose de très fragile, que les « bien pensants » ne sont pas forcément les « bien agissants » et que là où la conscience est absente (toujours elle) les pires des erreurs peuvent être commises et aussi que souvent, l’absence de conscience pousse à l’inconscience. 

  

La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal. ~Confucius~ 

  

  

Je vous conseille cette pièce pour laquelle j’ai vu, dans « Evene » la publicité que je joins à cet article. L’enseignement que l’on en tire vaut largement le prix du billet. 

  

DOUZE HOMMES EN COLERE AU THEATRE DE PARIS 15 RUE BLANCHE- PARIS 

Un spectacle à ne pas manquer. 


Aux côtés de Michel Leeb, des comédiens talentueux comme : Pierre Santini, Alain Doutey, Laurent Gamelon, Jacques Echantillon, François Garnard……. 

  

  

  

  

Bonne soirée. 

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 29 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse-16ème partie

aachemindelavie8.jpg Lorsque j’ai commencé à vous écrire sur la  mort et sur D-ieu, je ne savais pas trop où cela allait me conduire mais au fond, j’espérais des réactions de votre part et c’est  ce qui arrivé mais avant, Ylamou, de par son commentaire, ma rappelé une histoire que je vous raconte ici. : 

Nous sommes en 1991, je travaille comme aide soignante depuis 4 ans chez une femme d’environ 60 ans qui a pris son père chez elle depuis qu’elle est veuve. Il s’appelle « Stéphen » et il a 94 ans. 

Très vite je me rends compte que je suis tombée chez des parvenus, très imbus d’eux mêmes et qui, sous couvert de mots et phrases qui paraissent gentils, savent très bien vous dire, qui vous êtes et à quelle place de la société vous vous trouvez  par rapport à eux, c’est à dire, en bas.. 

Stéphen était docteur du temps de sa splendeur et comme beaucoup de personnes agées, il a tendance, lorsqu’il se raconte, à s’inventer des actes de bravoure,à enjoliver ses mérites, et les jours qui passent voient ses prouesses enfler comme un vieux crapaud prêt à éclater. 

Mon D-ieu ! comme j’ai souffert dans cette famille surtout de leur mépris jusqu’au jour ou le « grand professeur » a eu envers moi des gestes déplacés au moment où je lui donnais la douche.. Il y a des gens avec qui, même dans ce genre de situation, on peut essayer de s’expliquer mais avec eux c’était impossible puisque le «  droit de  cuissage » faisait partie de leurs prérogatives. Alors j’ai adopté une attitude silencieuse ne parlant avec eux qu’à de rares exceptions et surtout lorsque je ne pouvais pas faire autrement. Et cela a duré de très longs mois. 

Stéphen tombe malade, est hospitalisé et assez vite s’enfonce dans un état comateux, ses yeux sont ouverts mais il n’a aucune réaction, et moi je suis près de lui pendant des heures jusqu’à ce que sa fille vienne me relever. 

J’ai compris qu’il vivait ses derniers jours mais j’ai la rancune tenace et je lui en veux de son attitude  envers moi, je suis donc indifférente à ce qui se passe  et tout à coup, j’ai l’impression que je dois faire quelque chose mais je ne sais pas quoi. Cette impression est très bizarre, on ne sait pas comment elle arrive, on ne comprend pas ce que cela veut dire, ni ce qu’il faut faire et une certaine inquiétude s’empare de moi et je cherche, je cherche…. Je me rends compte qu’il n’a pas sur la tête sa « kippa » (petit chapeau rond que portent les religieux) car oui,  il était en plus religieux !!! …. Je la cherche et la trouve dans le tiroir de sa table de chevet, je la lui pose sur la tête et je m’entends lui dire intérieurement ; « si ton heure est arrivée, maintenant tu peux partir, je ne t’en veux plus » 

Dans les secondes qui ont suivi, ses yeux ont un peu repris vie, il a respiré une fois, deux fois et à la troisième, plus profondement, il est parti, et moi j’ai à ce moment là eu l’impression qu’il avait eu besoin de mon pardon pour nous quitter. Oui je suis intimement convaincue qu’un dialogue muet peut s’établir entre un moribond et son entourage,comme je suis convaincue que le pardon libère non seulement celui qui le reçoit mais aussi celui qui le donne. 

  

Dans cette histoie, j’ai aussi gagné le fait d’avoir écrit mon livre « l’entonnoir » qui m’a été inspiré par le mépris dont j’avais fait l’objet. Je dois donc, et maintenant je le peux, dire : Merci Stephen. 

  

  

Je réponds maintenant à chacune de vous,  ce que vos commentaires m’inspirent.  

  

  

  

  

Mimie89  20/11/2009 

Quelles anecdotes tu nous raconte tous les jours. Tu as eu une vie bien remplie et pas très facile je suis en train de lire l’entonnoir. Tu aurais de quoi faire de bons bouquins, mais tu ne veux pas, on ne revient pas là dessus, mais cela permettrait à certaines personnes de ne pas se plaindre pour un oui ou un non !!!!! Bonne journée. Bisous 

MA REPONSE : 

Je crois en effet que si les gens arrêtaient de se plaindre pour un oui pour un non, et s’ils regardaient le verre à moitié plein et non le verre à moitié vide, leur vie serait plus facile mais l’habitude étant une seconde nature, très peu de gens arrivent à changer celle-ci car cela demande un effort qu’il ne sont pas prêts à faire. C’est dommage (pour eux). 

enoline a commenté votre post le 24.11.2009 à 09:14 

bonjour j’aime beaucoup ton blog la mort elle fait peur parce que peut être elle a tendance à arriver toujours de plus en plus tot ; nous laissant cette impression de ne pas avoir eu le temps de tout vivre ; de tout faire…. bonne journée 

MA REPONSE : Je crois qu’au contraire, grâce à la science et à la chance que nous avons de vivre dans un pays riche (trop riche) et de pouvoir manger à notre faim, l’espérance de vie est passée au cours des siècles de 35 ans à plus de 70ans  Mais le propre de l’être humain est de toujours en vouloir plus, et de ne jamais se contenter de ce qui lui est donné et d’avoir bien du mal à en faire quelque chose, de plus en voulant trop de choses, on perd de vue  ce qui est important . 

  

lucie 30 a commenté votre post le 24.11.2009 à 12:37 

Moi , j’ai compris ce que tu essaies d’expliquer . C’est une façon de voir qui peut aider à avoir moins peur de mourir , mais surtout , à avoir moins peur de vivre !!! Lu 

MA REPONSE : C’est sur que croire en D-ieu aide à vivre, à voir les choses sous un angle tout autre, et donne aux évènements un sens différent, plus profond et plus riche. Je ne crois pas que les gens, dans leur ensemble, aient peur de vivre , mais ce qui est sur c’est que beaucoup ne savent pas vivre et faire de leur vie quelque chose dont ils peuvent être fiers, et très souvent ces mêmes personnes rejettent sur les autres la responsabilité de leur propre carence et échec. 

  

ninanani a commenté votre post le 24.11.2009 à 15:37 

Bonjour! J’aime beaucoup ton article ! C’est vrai que la mort est un sujet tabou, au même titre que l’argent. Toutefois, je pense que la peur de la mort renvoie avant tout à la peur de l’inconnu. Il y a une certaine angoisse à ne pas savoir ce que l’on va devenir, et s’il y aura un « après » ou pas, sans parler de la nostalgie de notre vie que l’on considère bien meilleure d’un coup à bien y réfléchir, et sans oublier également les circonstances dans lesquelles cette mort surviendra : souffrira-ton ?? Belle réflexion, je t’en remercie ! bizzz 

MA REPONSE : Il semble que nous ne saurons jamais s’il y a quelque chose après la mort  mais nous pouvons, en nous intéressant à tout ce qui a été dit et écrit sur ce sujet, nous instruire sur la question pour après avoir notre petite idée. 

En ce qui me concerne, je souhaite être consciente de ma mort de façon à pouvoir faire une dernière fois le bilan de mon existence avant de me présenter  de l’autre côté. Inutile de vous dire que pour moi, je refuserai l’euthanasie quelque soit l’état dans lequel je pourrais me trouver et quelque soient les douleurs que je pourrais ressentir. D’ailleurs le 14e Dalaï Lama met en garde contre l’euthanasie active, expliquant qu’en essayant d’échapper aux souffrances de cette vie, nous pourrions être confronté à ces mêmes souffrances dans une vie future dans des conditions plus difficiles.[] 

 Ce qui est sur, c’est qu’on a tout intérêt à croire, car seul  celui qui ne croit pas sera le perdant dans le cas où il y aurait quelque chose après la mort, alors que s’il n’y a rien après la mort il n’y a ni gagnant ni perdant. Ca vaut le coup d’y réfléchir non ? 

  

Bleu27 a commenté votre post le 27.11.2009 à 10:29 

Ce chapitre sur la mort peut éclairer certain(e)s à condition bien sûr de s’y intéresser….dommage beaucoup préfèrent occulter et lorsqu’un deuil les touche, ils se retrouvent dans le néant, certains ont l’impression de devenir fous, de perdre le contrôle de leur vie. C’est pourquoi il faut ne pas hésiter à en parler même si cela dérange parfois. Témoigner de son expérience, de son ressenti, peut aider à donner des clés, des repères pour se sentir moins isolé et traverser cette épreuve douloureuse lorsque malheureusement elle se présente. Bonne continuation Yaël sur l’écriture des étapes de ta vie et merci de nous confier ton expérience. Tendres bisous 

  

MA REPONSE :Depuis longtemps toi comme moi nous intéressons à ce sujet et c’est pourquoi nous nous rejoignons sur beaucoup de points dans ce domaine.  Je pense que nous avons de la chance d’avoir choisi ce chemin de vie qui nous permet de relativiser, de trouver les  valeurs qui nous permettent de nous préparer au grand voyage que tout le monde fera un jour ou l’autre. S’il n’y a sur terre qu’une seule justice c’est bien celle-la. 

  

  

  

  

moHa a commenté votre post le 27.11.2009 à 11:10 

Bonjour ! je  » pédale  » un peu _ comme d’hab. _ … ze crois que vous avez le DON de faire PARTAGER _à votre entourage _ le cours de votre vie et depuis que la Mort a franchi  » le pas de ma case  » vos écrits m’ont fait REGARDER la vie AUTREMENT …bisous. 

  

MA REPONSE : .Le but de mes écrits était d’aider mes semblables à faire plus rapidement que moi le chemin qui permet de voir les choses autrement , d’avoir moins mal, de vivre mieux,et si j’ai pu vous aider à cela alors j’ai gagné mon pari. Chère Moha, vous êtes mon cadeau. 

  

ylamou a commenté votre post le 27.11.2009 à 14:13 

Salut, si si j’ai lu tous tes articles mais sur ceux là, je veux en parler mais je n’arrive pas à écrire ce que je ressens, à chaque fois, j’ai pensé à mon père et ce sont les larmes qui se sont exprimées au lieu des mots. Et surtout vis-à-vis de la mort, nous sommes tous égaux. De plus, entre ce que mes parents nous ont expliqué sur la mort, de ce qu’on entend dire sur la mort dans notre société ou simplement les gens qui en parlent, j’ai bien compris ce que tu veux dire et je me retrouve à travers tes écrits. En effet, je sais que ma « petite voix » est présente et me guide. De plus, ton poème est explicite et m’aide à comprendre ce que je n’arrivais pas encore à comprendre. Quand nous étions à l’hôpital le dernier jour, nous avions ressenti un sentiment que ce jour était le dernier, c’est bizarre à expliquer, on était au plus mal et là, mon père a réagi, ils nous a regardé, ils nous a vu tous là autour de lui et s’est tourné sur le côté et il est parti. Là, on a commencé à pleurer, à lui dire non, non, reviens mais mon oncle nous a expliqué qu’il est parti en paix, que justement il a vu qu’il devait partir et qu’il ne fallait pas qu’on l’en empêche. Me voilà, en train de pleurer !!! Et aujourd’hui, c’est chez nous l’Aïd Elkebir, la fête du mouton, première année sans mon père et en lisant, relisant ton poème, ça me fait du bien, donc merci de l’avoir noté. Et si ça ne te dérange pas, je voudrais bien l’écrire dans un cahier pour pouvoir le lire quand je veux. Tu sais, je n’ai pas arrêter de le lire depuis que tu l’as mis. Je t’embrasse bien fort. 

MA REPONSE : 

En fait je n’en ai pas  car tout se trouve dans ce que tu as écrit. Si tu as compris ce que j’ai voulu faire passer  dans mes écrits, tu as compris que tu devais laisser ton papa s’en aller et rejoindre le lieu où il doit se trouver.En faisant cela, tu le libères des quelques liens humains qui le retiennent encore prisonnier ici et tu lui permets d’aller là où sa nouvelle vie l’appelle et il t’en sera reconnaissant. De plus, en te libérant de cette trop lourde peine, tu te rends disponible pour ton entourage qui a besoin de toi. 

Demain on change de registre et j’espère que ce qui suivra vous plaira également. Bisous 

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 28 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 15ème partie

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Ceci sera le dernier article sur le sujet à moins que certaines d’entre vous, par leur questions ou réactions, m’entrainent à continuer. 

  

Je comprends très bien que si pour celles qui ont déjà fait un certain cheminement dans la matière,ce que j’ai écrit à été assez aisé à comprendre, celles qui n’ont toujours pas trouvé leur voie, ont eu bien du mal à saisir la portée de mes propos. Surtout que ces mêmes personnes qui sont pleines de bonne volonté, voudraient bien essayer de comprendre, mais elles ne savent pas à qui s’adresser. On entend tant de chose hélas vraies,et contradictoires, sur les sectes, sur les religieux fanatiques qu’on a peur. 

  

Pendant longtemps j’ai amèrement regretté de n’avoir jamais trouvé sur mon chemin quelqu’un qui m’aurait inspiré suffisament de confiance pour que je me confie à lui et que je le laisse me guider et j’aurais fini par renoncer si je n’avais pas été guidée par je ne sais quoi.

  

Quoi qu’il en soit, ce que je sais, ce que je crois avoir compris c’est à moi seule que je le dois et dans ce domaine comme dans d’autres, j’ai aussi beaucoup tangoté et ce n’est que dernièrement, disons ces 5 dernières années, que j’ai eu la sensation d’être sur le chemin qui est le mien, d’avoir fait, sinon tout ce que je devais, du moins tout ce que j’ai pu ;  d’un côté je suis détachée de beaucoup de choses, je ne ressens plus ni peine ni regret, je vis ma petite vie au jour le jour car je n’ai plus besoin de projets, d’un autre côté et grâce à ce blog et aux connaissances que j’ai faites sur ce site, je me sens proche de vous toutes, soit parce que vous vivez, d’une certaine façon, ce que j’ai vécu, soit parce que je vous sens désemparées et que je voudrais vous aider mais je sais aussi par expérience, que quelque soit le milieu auquel on appartient, quelque soit l’entourage qui est le nôtre c’est seule que nous avançons dans la vie vers l’inéluctable, que dans les grands moments de détresse, nous sommes toujours seules, et que l’expérience de chacun n’est pas forcément valable pour les autres mais le fait d’en parler peut peut-être, dans certains cas,  éviter certains faux pas, gagner un peu de temps quand il n’en reste pas beaucoup,

  

Sachez mes belles que vous me faites un grand cadeau en venant me lire et en me donnant l’envie de vous écrire ce qui me donne l’impression d’être utile. 

Portez vous bien, faites attention à vous, prenez de la distance avec certains évènements quand vous le pouvez,et surtout surtout laissez votre « petite voix » vous parler, elle a de très belles choses à vous dire. 

  

Je vous embrasse très tendrement. 

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 27 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 14ème partie

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Et puis il y a cette fameuse question : Si D-ieu existait il n’y aurait pas autant d’injustice et de malheurs dans le monde. Que penser de cela ? 

  

Les écritures nous racontent qu’il y avait, à une époque très reculée, deux villes qui s’appelaient Sodome et Gomorrhe que D-ieu voulait rayer du monde du fait du vice et des meurtres qui s’y perpétraient. Seulement dans l’une de ces villes vivaient Loth et sa famille et eux, respectaient  les lois édictées par l’Eternel et il était injuste qu’ils subissent le même sort que les pêcheurs. 


Deux messagers sont envoyés et précisent à Loth qu’il doit sortir de la ville avec tous les siens y compris son troupeau et surtout qu’une fois en route, personne ne doit se retourner quoi qu’ils puissent entendre. Malheureusement, la femme de Loth, pour une raison qui n’est pas précisée dans la bible s’est retournée et elle fut immédiatement transformée en statut de sel. 

  

Ce qui est écrit dans la bible est souvent hermétique et difficile à interpréter autrement que par une personne versée dans cette sorte de récits. Il s’agit aussi souvent de symbole . 

  

Pour ma part, j’ai compris une chose : Nous avons, et ce depuis notre plus jeune âge, la notion du bien et du mal, de ce qui se fait et ce qui ne doit pas l’être, alors si D-ieu agissait avec nous comme il l’a fait avec la femme de Loth, il pourrait par exemple, nous priver de la parole à chaque fois que nous mentons ou que nous insultons, nous paralyser une main ou un bras à chaque fois que nous nous emparons d’une chose qui ne nous appartient pas mais dans un cas pareil où serait notre libre arbitre ? ne serions nous pas des robots tout simplement ? Je ne pense pas que nous aimerions ce genre de vie surtout nous les Français, si épris de liberté, et si peu disciplinés. D-ieu nous a conçus de façon à ce que nous nous sentions responsables, de nous mêmes de nos paroles et de nos actes. 

  

Les malheurs qui touchent tant de gens, partout dans le monde, la faim, les viols, les guerres, les maltraitances, sont le fait de l’homme et de lui seul, il sont la conséquence, du laxisme des états, de l’égoïsme de tous .Les manifestations et les grèves ne servent à rien car trop utilisées, elles paralysent seulement les pays, elles coutent des millions, or dans nos pays, on manifeste pour protéger des droits acquis ou pour en avoir plus et ceux qui n’ont rien n’ont même pas la possibilité de le faire savoir car ils vivent dans des états totalitaires ou seuls les dirigeants ont le droit à tout. 

  

Alors plutot que de se demander si D-ieu existe ou pas, de penser qu’Il est injuste, méchant et belliqueux, pourquoi ne pas se demander ce que nous pourrions faire pour arrêter ces fléaux, pour partager avec ceux qui n’ont rien, pour arrêter de gémir pour rien et surtout….. agir pour réparer ce que certains de nos semblables démolissent. 

  

Il m’arrive parfois d’imaginer que D-ieu, lorsqu’il voit tout cela, se demande s’il a bien fait de nous donner la vie, et s’il n’aurait pas du détruire non seulement Sodome et Gomorrhe mais la planête toute entière. 

  

Maintenant quelques citations qui étayent mes pensées. 

  

                          ———————– 

  

  

  

  

Blaise Pascal, inventeur de la machine à calculer a écrit en 1654 une apologie de la religion chrétienne appelée : » les pensées » Sa défense de la foi y est imparable de logique : « si l’homme est dans l’incapacité de prouver l’existence de D-ieu, il lui est plus profitable de croire que de ne pas croire. Seule la seconde solution peut l‘amener à tout perdre si la mort confirme la réalité divine ». 

  

J’ai toujours pensé ainsi mais je ne savais pas que je rejoignais Blaise Pascal dans ses pensés. Je viens de découvrir cette citation  dans la revue « EVENE » 

  

  

          Je ne sais pas si j’ai raison de vous parler de ce qui va suivre  mais qui à mon avis fait suite à ce qui vient d’être écrit.. Je ne le fais pas par méchanceté mais pour vous expliquer que certains de nos raisonnements sont illogiques et absurdes et très souvent les protagonismes ne s’en rendent pas compte et partis sur une fausse base, ils se fourvoient tout en pensant qu’ils on raison. 

  

Un jour, quelqu’un m’a écrit, répondant ainsi à un de mes articles : 

  

« Bonjour. Pour moi Dieu – s’il existe – est injuste, mauvais et belliqueux. On parle toujours des mauvaises actions et de la cruauté du Diable mais lui au moins affiche ces idées si je peux m’exprimer ainsi ^^ Pas vraiment de mauvaise surprise. Tandis qu’avec l’Autre… » 

  

Si j’analyse ce texte j’y vois de très grosses contradictions : 

  

1)      Pour moi D-ieu s’il existe  est injuste, mauvais et belliqueux. Je comprends difficilement comment on peut attribuer des qualités ou des défauts à quelqu’un  qu’on ne connaît pas et dont on doute même de l’existence 

2)       On parle toujours de la cruauté du Diable mais lui au moins affiche ses idées. 

             Je ne comprends toujours pas comment on peut attribuer des qualités ou    desdéfauts à quelqu’un qu’on ne connaît pas non plus, mais dont on ne nie pas l’existence.et qui est l’opposé du premier. 

  

Faites bien attention lorsque vous pensez, de ne pas commettre une erreur comme celle-ci,  car un raisonnement pareil n’a aucune consistance et ne peux en aucun cas servir de base à la plus petite compréhension d’un sujet qui, je le reconnais, est des plus compliqués.Mais là, je peux vous assurer  que la petite voix étaite absente.car sinon, elle n’aura pas permis une telle erreur de jugement. 

  

Surtout, si la personne dont il est question se reconnaît, qu’elle ne m’en veuille pas, j’ai seulement voulu souligner que de bonne foi, on peut dire des choses illogiques sans s’en rendre compte 

  

A demain pour la suite et fin. 

  

  

  

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 26 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 13ème partie

aalamort.jpg13eme partie   Et si nous parlions maintenant de ceux qui partent, qui nous quittent, ceux que nous voulons garder encore auprès de nous car nous les aimons.   

 La question est : Mais comment les aimons nous. ?   1)pas assez pour les voir partir et en être privés, ne pensant qu’à nous ,à notre peine,   

2)assez pour les voir partir et savoir que dans bien des cas ils vont arrêter de souffrir, préférant ainsi leur délivrance à notre peine. ?   Bien sur vous me direz et que fais-tu du départ d’un enfant, d’une personne en pleine fleur de l’âge ?   

Je me retourne encore une fois vers les écritures pour porter à votre connaissance ce qui y est dit :   1)      nos vies sont des cycles plus ou moins longs et le fait d’estimer qu’une vie normale est d’au moins 70 ans est une estimation humaine qui n’a rien à voir avec les décisions de l’au-delà. 

2)      Il arrive quelque fois que dans une vie précédente, on soit parti plus tôt que prévu, par la faute de l’homme (guerre, meurtre etc…) et on n’avait pas fini de ce l’on devait faire, on revient donc pour cette raison et on repart dès que la boucle est bouclée. 3)      Il arrive aussi que dans la vie précédente, on soit responsable de la mort d’un enfant, d’un jeune etc… et dans cette nouvelle vie, on se verra enlevé une personne jeune et aimée pour vivre la douleur qu’on a fait subir à d’autres et ainsi payer sa dette. 

4)      Il se pourrait aussi que dans cette nouvelle vie, notre mission soit d’apprendre à pardonner l’impardonnable et par là de pardonner au meurtrier de notre enfant .  5)       Quant à la maladie elle fait partie des épreuves de la vie et souvent nous la provoquons parce que nous ne respectons pas celle qui nous a été donnée, nous exagérons que ce soit par la nourriture, par la vie effreinée, par des abus de toutes sortes,.nos maux étant parfois aussi le résultat d’abus des générations précédentes comme le disait la publicité : les parents boivent, les enfants trinquent.   

Pour toutes celles qui on perdu un être cher à un âge avancé ou avant l’âge, je dédie ce poême que j’ai écrit à une personne pour l’aider à faire son deuil.                                    ENTRE DEUX MONDES   

  Je suis là, ne vois rien mais j’entends Le bruit des pas, les murmures étouffés, 

Où suis-je et surtout depuis quand ? 

J’aimerais bien savoir ce qui m’est arrivé.   Hier on m’a parlé, je connaissais la voix 

Mais que m’a-t-on dit ? je ne m’en souviens pas Et puis, cette odeur qui m’est familière 

Qui me rappelle quelqu’un, qui me rappelle ma mère.    

Je ne sens pas mon corps, il ne me fait plus mal Aurais-je été victime d’une accident banal ?      

 Et si cela était, serais-je à l’hopital ?   Maintenant, je vois un tunnel et au loin, 

Une lumière blanche telle un petit point,Je presse le pas, je voudrais être dehors 

Ce pourrait-il que je sois déjà mort ?   

Autour de moi on s’active, 

On me parle, on m’invective On me secoue et l’on me crie 

De ne pas renoncer, de continuer à vivre.    

 Mais cette lumière au loin Est plus forte que tout.  Je sais qu’à ce stade je peux encore choisir

Retourner d’où je viens, ou bien alors partir   

Amis, famille vous qui m’aimez, 

Ne me retenez pas, laissez-moi m’en aller Ici j’ai fini mon temps 

Ailleurs est ma renaissance

D’en bas me parviennent les derniers petits bruits 

Il nous quitte, il s’enfonce 

Il ne veut plus lutter, il renonce  Il vient de décéder, il est midi.   

Sorti du tunnel je vois une splendeur,

Des arbres des  couleurs et des fleurs 

Et ma mère qui, par sa présence  M’apprends  que tout recommence.   

C’est donc cela mourir 

C’est continuer à vivre 

Ailleurs et autrement 

Mais bien plus fort qu’avant.   

Vivants n’ayez plus peur 

Un jour vous partirez Au bout de ce tunnel vous découvrirez 

Que la vie ne s’arrête jamais.      

Yaël       

  A demain pour la suite     

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 25 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 12ème partie

aalamort3.jpg   LA MORT 

  

Quelle bonne idée j’ai eue de vous promettre quelque chose sur un tel sujet d’autant plus difficile à aborder que depuis que le monde est monde il fait peur alors on l’occulte, et on pense que si on ne parle pas de lui, si on le laisse tranquille, il nous oubliera alors qu’on sait très bien qu’un jour viendra où il se rappellera à nous. 

  

Ce sujet est d’autant plus difficile à aborder que la religion et la philosophie se sont emparé de lui et qu’il existe parmi nous, les lettrés, les croyants, les sceptiques  et les autres.  

  

Je ne me souviens plus quand exactement j’ai commencé à m’intéresser à lui mais je pense que j’avais déjà admis l’existence de l’entité supérieure dont je vous ai parlé, ce qui a rendu plus facile ma compréhension et surtout ma façon d’accepter l’inacceptable. 

  

Bien des questions se posent à commencer par : pourquoi la mort fait-elle si peur puisque très jeune nous savons qu’elle existe, qu’elle nous appelera un jour , qu’elle est inéluctable ? 

  

Une autre aussi, pas moins importante : puisque nous avons toute la vie pour nous habituer à elle, pourquoi refuser d’y penser pour se retrouver complètement démuni quand elle se présente à nous ? 

  

Et encore, pourquoi tant de gens la maudissent cette vie,   prétextant qu’il y a trop d’injustices sur cette terre, qu’ils n’ont  pas de chance, alors que ces mêmes gens tueraient père et mère lors d’une panique afin de se retrouver parmi les survivants ? 

  

Je crois qu’une des réponses possibles consiste à dire que dans ce dernier cas, c’est notre instinct qui nous pousse à agir sans tenir compte de rien si ce n’est que de survivre, alors que dans la vie de tous les jours, ce qui nous pousse à penser autrement ce sont les douleurs que nous ressentons, soit lorsque nous sommes malades, ou encore lorsque nous perdons un être cher et que nous refusons la séparation d’avec lui, également lorsque nous aimons et que nous voulons que cela dure toujours. 

  

Alors comment faire pour amoindrir notre peur et notre peine ? 

  

Des êtres tels que les religieux, les penseurs, les médecins, les psychologues se sont penchés sur ce sujet et je pense qu’il est bon de s’arrêter un instant sur ce qu’ils nous ont laissé comme message.pour, à notre tour, essayer de comprendre comment nous pouvons contenir notre peur, et amoindrir notre peine. 

  

C’est dans les religions et monothéistes et asiatiques que le sujet est soulevé, étudié, expliqué,et que nous dit-on ?   

  

1)      Que la vie est un passage sur terre 

2)      Que la mort est le dernier acte de la vie 

3)      Que nous vivons une succession de vies et que dans chacune d’elles nous avons quelque chose de spécifique à apprendre et à faire, un peu comme à l’école ou une seule année d’études ne suffit pas pour tout savoir. 

4)      Et que lorsque nous avons fini de revenir, notre corps quitte le cycle des réincarnations et la parcelle d’éternité qui est en nous part dans des sphères plus élevées, plus célestes. 

  

Une fois ceci admis comme possible,(je n’ai pas dit comme certain), on nous dit aussi que c’est notre âme, seule immortelle,  qui se réincarne à chaque fois et qu’elle est parfaitement consciente de ce que comporte cette nouvelle vie dans laquelle elle va devoir nous aider à agir.et nous guider 

  

On nous explique que même si le nombre de réincarnations de chacun n’est pas connu et n’a pas d’importance pour la suite, il est normal de penser que les premières réincarnations ont lieu dans des vies assez faciles qui ne comportent que quelques épreuves mais que plus on monte dans les paliers, plus elles se compliquent, pour devenir franchement difficiles lorsqu’on arrive à la fin des retours sur terre. 

  

Si cela est réel, on pourrait comprendre que les beaux, les riches et les heureux en sont à leur début alors que les infirmes, les malheureux, les mal -aimés, sont au bout de leur périple. Ce qui expliquerait  que cette soit disant injustice qui s’étale sous nos yeux, est uniquement  vue par nous comme telle. 

  

Mais autre chose non moins importante est portée à  notre connaissance, c’est que chaque vie qui nous est donnée est accouplée avec une mission qui lui correspond et qui peut être celle d’aimer, de donner, de vaincre, de renoncer,etc… toutes ces choses que nous rencontrons au cours de notre existence et qui, si nous aimons mal, si nous ne donnons pas assez, etc.. se retourneront contre nous dans la vie suivante et que nous serons victimes des mêmes méchancetés que celles que nous avons commises dans la vie précédente, ceci afin de comprendre car dans ce genre d’expérience, il n’y a pas de punition seulement des épreuves destinées à comprendre et à s’élever. 

  

Je dois dire que ceci est le fruit de mes introspections et que cela m’a beaucoup aidée de penser ainsi car en ne trouvant pas à chaque coin de rue une forme d’injustice, en comprenant aussi qu’avec cette vie, il nous a été donnée des règles et des armes, j’ai senti que pour en comprendre le maniement, il nous suffit d’en avoir  l’envie , la modestie de ne pas croire qu’on a tout compris, prendre le risque d’aller à  l ’aveuglette étant malgré tout guidée par cette fameuse petite voix que l’on entend uniquement si on lui donne la parole et de ne pas prendre pour argent comptant la logique cartésienne. 

  

Le sujet est loin d’être clos mais si vous avez quelques difficultés pour lire ce que j’ai écrit  qui est assez hermétique, sachez que moi aussi j’ai beaucoup de mal pour exprimer ce que je ressens ainsi que le message que je veux faire passer. Aussi, nous allons nous reposer un peu et demain nous remettrons notre cœur à l’ouvrage. 

  

  

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 24 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 11ème partie

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Ma voisine Edna écrit aussi et elle aime me lire sa prose.L’autre jour, après m’avoir accompagnée à la clinique, elle est venue le soir chez moi et m’a lu ces derniers écrits ; l’un d’eux m’a particulièrement plu ; elle faisait parler les lettres de l’alphabet hébreu. C’était drôle et bien tourné et je me suis demandé si j’étais capable d’écrire, quelque chose de différent certes, mais sur le même thème. A vous de juger. 

  

  

DE A JUSQU A Z

  

Au début tout se passait bien, il n’y avait ni ordre ni méthode, chacune était, allait, se mettait où bon lui semblait et puis voilà que les humains étaient arrivés. 

  

Pendant quelques temps ils s’étaient tenus tranquilles, occupés surtout à trouver de quoi manger et puis, petit à petit, quand ils avaient su allumer le feu, cuire leurs aliments s’habiller de peaux de bêtes, ils s’étaient dit qu’il serait temps de se parler, non pas par borborygmes comme ils l’avaient fait jusque là mais par mots,des grands, des petits, des gentils, d’autres moins, peu leur importait, ils voulaient du vocabulaire alors, les plus intelligents s’étaient assis en rond dans la grotte, avaient fait des gestes et émis mille grognements  pour en arriver à la conclusion, non sans mal, que les lettres dont ils connaissaient l’existence mais pas l’utilisation leur serviraient de base pour fabriquer ce qui s’appellerait plus tard, des mots, des phrases, des meetings , des dictionnaires et des académiciens. 

  

Comme elles avaient ri lorsqu’elle avaient entendu les primitifs essayer de prononcer les mots les plus simples, et quand les lettres s’étaient rendue compte qu’on allait leur, leur donner un accent, des qualifications propres, qu’on allait les associer à de la grammaire, elles ne s’étaient pas trop inquiété car de tout cela elles se foutaient un peu, mais quand il a été question de les aligner par ordre d’importance, là, l’émoi était arrivé à son comble. 

  

Heureusement les bipèdes avaient mis beaucoup de temps pour s’entendre ce qui leur avait permis de s’habituer à l’idée et de continuer d’exister comme si de rien n’était. Mais lorsque la liste, bien des fois remaniée, avait pris corps définitivement, les 26 copines avaient fait la gueule, surtout celles qui étaient en bout de liste ou encore parcequ’on avait introduit à n’importe quelle place, celles dont on n’avait pas souvent besoin. 

  

Bien sur, on avait fait quelques faveurs à certaines, une cédille par ci un tréma par là, les accents aussi changeaient parfois les choses, mais il ne s’agissait que de broutilles destinées à noyer le poisson. 

  

C’est alors que la ponctuation avait fait son apparition et donné à chaque phrase  le sens qui lui revenait. 

  

Et puis au cours des siècles, les langues avaient pris forme. Celle du charretier, de l’Hobereau,  du prince, chacun à son niveau apportant une pierre à l’édifice. 

  

Les expressions aussi étaient arrivées: de terroir, populaires, militaires, aristocratiques, chaque classe de la société avait les siennes et se moquait de celles des autres. 

  

Lorsque la poêsie étaient née, chaque lettre s’était enrichie d’une majuscule en début de ligne, d’une rime à la fin, et de jolies exclamations les plus belles étant : Ô ! et Las ! 

  

La prose, elle aussi, avait mis en valeur les tournures de phrases simples ou grandiloquentes, et l’académie française avait entériné le tout. 

  

Les 26 lettres de l’alphabet avaient compris bien avant les hommes, qu’aucune d’elles n’était indispensables mais que toutes ensembles, elles étaient primordiales, que les guerres entre elles ne pouvaient que les affaiblir alors que l’entente ne pouvait que les grandir, que la ponctuation était leur forme de politesse, celle qui arrondie les angles comme celle qui met les choses au point. 

  

Toutes ces lettres, voyelles ou consonnes, muettes ou aspirées, sont fières maintenant de nous servir au mieux et elles n’ont qu’une seule prière : être nos amies pour que dans le monde entier les gens, petits ou grands, de toutes races, de toutes couleurs, et de toutes religions, comprennent que c’est avec elles qu’on forme des mots, que c’est avec les mots que l’on forme des phrases et c’est avec les phrases que l’on propage les idées, en quand celles-ci parlent  de paix et d’amour , de peace and love, de salam wa houb, de shalom et Ahava, l’espoir est en route. 

  

C’est pour cela qu’il faut veiller sur elles car sans elles, c’est notre instinct qui parle et lui, il  n’a pas besoin de mots, seulement de force aveugle, d’orgueil et de fanatisme, pour anéantir ce que nous avons tant de mal à construire. 

  

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 23 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 10ème partie

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Plus de 60 ans ont passé depuis ces histoires et je voudrais dire à celles qui me liront et qui sont beaucoup plus jeunes que moi, que mes parents ne sont pas coupables de m’avoir fait souffrir car il ne l’ont pas fait exprès. 

  

A l’époque, il n’y avait ni psychologues, ni télé, ni revues destinées à expliquer aux parents leurs droits et leurs devoirs. De plus la génération de mes parents est, à mon avis, une génération sacrifiée. 

  

Jusqu’à eux, les choses allaient de soi ; d’abord parce que la majorité des gens vivaient à la campagne, comme l’avaient fait avant eux leurs parents et grands-parents. Les règles étaient immuables, les vieux mourraient à la maison chez les enfants, les enfants reprenaient les tâches du père, les filles qui bien souvent n’étaient pas scolarisées, aidaient leur mère dès leur plus jeune âge et personne ne trouvait rien à redire. 

  

Parce qu’il y a eu la guerre, beaucoup de choses ont changé. Les villes se sont peuplées, des lois ont été voté donnant des droits certes mais aussi des devoirs, plus de jardin potager pour faire la soudure, plus de charrette pour se transporter d’un village à l’autre, des frais inconnus font leur appartion, les appartements sont exigus et les jeunes de cette époque n’ont pas de modèle sur lequel il peuvent s’appuyer pour savoir quoi faire et comment le faire. 

  

Mes parents comme beaucoup d’autres étaient de braves gens, très travailleurs appartenant à la classe ouvrière et habitués à courber l’échine. Leur principal souci est de travailler, de ne pas avoir de dettes et d’être bien poli avec tout le monde.En un mot, de ne pas faire de vague. 

  

Ma mère était issue d’une famille de 11 enfants, et même si celle-ci n’était pas dans le besoin, le malheur à voulu que vivant dans une bourgade, lorsque le dernier de ses parents s’est éteint de maladie, à la maison, celle ci, poussée par la faim a pris sa petite sœur par le bras et est sortie pour mendier leur pain. Elles ont été recueillies par un organisme religieux et là le malheur frappe une deuxième fois maman. Sa sœur, du fait de son jeune âge, (2 ans) est mise en orphelinat et ira à l’école au moins jusqu’au certificat d’études, ma mère elle, à 11 ans et elle est mise à travailler chez des paysans. Pas aimée, maltraitée, elle sera enfermée dans des placards très sombres à chaque petite bêtise qu’elle fera, sera battue, et sa personnalité sera abimée à tout jamais. Elle deviendra une personne servile, qui courbe l’échine et chez ses patrons, et en face de son mari qui, comme on le lui a appris, est le maitre. Par contre, elle pensera peut-être qu’avec son enfant elle a des droits, droit de l’éduquer, droit de l’élever et droit aussi de la traiter comme elle l’a été elle-même, seule méthode qu’elle connaît.N’ayant jamais été aimée, n’ayant  jamais reçu de caresses elle n’a pas su m’en donner car elle ne savait pas que cela existait. 

  

Mon père lui est le dernier d’une fratrie de 4 enfants, 2 frères et une sœur. Mon grand père est propriétaire d’un hôtel restaurant situé dans la Mayenne et c’est tout naturellement qu’il apprend à son dernier, le seul métier qu’il connaît : cuisinier mais ceci à coup de taloches répétées, puis quand il estime que son fils en sait suffisamment, il lui fait son baluchon, lui donne quelques pièces et l’envoie à Paris où il doit se débrouiller.Mon père à 12 ou 13 ans. 

  

Le petit paysan qui débarque de son bled, trouve du boulot à Pigalle dans un grand restaurant ouvert toute la nuit, chez Graff, comme mitron et petit à petit comme cuisinier. A 15 ans, il est à la colle avec une dame habituée des lieux et c’est ainsi qu’il va faire son apprentissage de son  rôle d’homme de mari et de père. Son malheur à lui c’est qu’il a fait cet apprentissage dans les bas-fonds et qu’il n’a retenu que le négatif de la vie. Quand il rencontrera ma mère des années plus tard, il verra en elle la femme rêvée puisque très soumise.Ma mère elle, complètement frigide et empotée est en admiration devant ce bel homme et elle va le payer très cher. 

  

Mes chers parents, je n’ai jamais pu vous parler, je n’ai jamais pu vous dire ce que j’ai compris et maintenant vous n’êtes plus là pour que je le fasse mais si, de là où vous êtes, vous pouvez jeter un œil sur mes écrits, sachez que même si j’ai souffert à cause de vous, vous m’avez fait le plus beau cadeau que je pouvais espérer : vous m’avez donné la vie, une vie qui n’a pas toujours été facile mais qui valait le coup d’être vécue et  je n’ai eu qu’un regret c’est celui de ne pas avoir pu vous aimer.Alors à vous je dis merci et j’espère que vous l’entendez. 

  

Et moi je me demande ce que je vais vous raconter demain…… 

  

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 22 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

les aventures d’une vieille carcasse – 9ème partie

aabouquetdefleur1.jpgA quelque temps de là, mon classement mensuel fléchissant un peu, j’arrive un midi de l’école et sur la table, trône un gros bouquet de fleur encore dans son emballage. C’est la première fois que la chose arrive, je ne demande rien mais au moment de repartir pour l’école ma mère me dit : « tiens ! prends ça, c’est pour ta maitresse ». 

Je regarde le bouquet, je regarde ma mère avec un air si ahuri qu’elle répète sa phrase et là ! je m’entends dire ; « NON  »! Comme chez Madame Maillard, les yeux de ma mère gonflent,  gonflent et sortent de leur nid, c’est sur, ils vont tomber. « Comment ? qu’as tu dit ? » mais je ne réponds rien, le courage de résister n’est pas mon fort et je réalise que je viens de commetre un crime de lèse majesté. Sa main se lève et pour une raison que je ne comprendrai jamais, j’ajoute : «  si tu m’obliges à le prendre, je le jetterai dans le caniveau une fois dehors ». Le bras se baisse, la claque retourne dans son antre pour la prochaine fois. Il est l’heure de partir pour l’école, je sors….. sans le bouquet. 

  

Quand je repense à ce moment, je ressens encore cette peur qui me vrille le ventre et ce grand étonnement d’être encore en vie, de ne pas avoir été frappée, ni punie, encore que pour ça ! je ne sais pas ce qui m’attend quand je vais rentrer mais pour l’instant je n’en reviens pas de mon courage. 

  

Il ne se passera rien, je ne serai pas punie, et je retournerai dans ma coquille. A chaque fois que l’on me dira, mère ou enseignantes : « baisse tes yeux insolente ! » je regarderai le parquet, dans l’attente des coups qui tomberont ou pas, c’est selon. 

  

Il me faudra des années pour que je comprenne à quel point j’étais lâche et la leçon une fois comprise je me jure que dorénavant, plus personne ne me dira de baisser les yeux, plus personne ne me fera peur au point de faire de moi une serpillière, mais pour en arriver là il me faudra beaucoup de temps durant lequel je tangoterai, deux pas en avant, trois en arrière. 

  

Ce qui m’a aidé à sortir de ma veulerie c’est lorsque j’ai réalisé que la culpabilité que je ressentais lorsque j’étais lâche était bien plus lourde à porter que la peur que je ressentais quand j’osais affronter les adultes car cette peur était suivie d’un sentiment de victoire, victoire sur moi ?, victoire sur les autres ?, je n’aurais pas su le dire mais victoire oui ! il y avait. 

  

Je ne sais pas à qui je dois dire merci, peut être à la chance que j’ai eue  de comprendre certaines choses qui n’étaient pas évidentes. 

  

Publié dans:mes écrits et ceux des autres |on 21 novembre, 2009 |Pas de commentaires »
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